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Politique of Wednesday, 19 June 2019

Source: Cameroon-info.net

'Le parti des Bamiléké au Cameroun, c’est le RDPC'

Dans une interview qu’il a accordée au quotidien Le Messager paru le 17 juin dernier, l’ancien membre de l’UPC parle de ses convictions politiques; Cameroon-Info.Net a retranscrit cette interview pour ses lecteurs.
Qu’est-ce qui vous a convaincu à jeter votre dévolu sur le MRC?

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a un bon programme. La réalisation des 5 piliers qu’il a annoncé (la réforme administrative, la réforme industrielle, la réforme sociale…) permettra de faire avancer et à de faire respirer le Cameroun. Deuxièmement, nous avons la grande chance d’avoir un dirigeant de haut niveau qu’on n’a pas eu au Cameroun depuis très longtemps et qui a montré son intelligence stratégique, son patriotisme et aussi son courage. Ces trois qualités sont celles dont nous avons besoins pour les dirigeants de ce pays.

Les gens font le rapprochement entre votre origine ethnique (bamiléké) et celle de votre président Maurice Kamto.

Je ne suis plus sensible à ce genre de terrorisme intellectuel. Je ne vais pas arrêter de soutenir quelqu’un pour la simple raison qu’il est bamiléké. Ça peut être un Kirdi, Bulu, Ewondo… si c’est bien, je soutiens.

Vous avez dit pendant votre conférence de presse que le RDPC est un parti Bamiléké. Pourquoi?

Il faut le dire haut et fort, qu’on arrête d’embêter les militants du MRC dont le président est Bamiléké, mais dont de nombreux dirigeants ne sont pas Bamiléké… Au RDPC, qui est secrétaire générale? Ce n’est pas un Bamiléké? De très nombreux membres du comité central sont des Bamiléké. Qui finance ce parti? Le parti des Bamiléké au Cameroun c’est le RDPC.

Qu’est-ce que l’ancien leader de l’UPC que vous êtes peut apporter à une formation politique qui se cherche encore comme le MRC?

Je ne dirai pas que le MRC se cherche encore. Ils se sont cherchés depuis la fondation en 2012. Mais en 2018, ils se sont trouvés. Je remercie d’abord le MRC de me donner la possibilité de militer à nouveau utilement pour mon pays. Donc je peux apporter dans le MRC, un petit savoir-faire que j’ai acquis au bout de 40 ans de lutte politique.