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General News of Tuesday, 30 March 2021

Source: Actu Cameroun

Le maire de Biwong-bané surprend sept adolescents en train de se droguer

Le 15 mars dernier, ils ont été surpris par le Maire de la commune de Biwong-bané entrain de se droguer. Une fois conduit à la Brigade d’Angalé, ils ont subi selon nos sources des sévices corporels.

La lutte contre la consommation des drogues et autres stupéfiants en milieu jeune en général et scolaire en particulier est un cheval de bataille inscrit dans les politiques publiques de gouvernance au Cameroun. Cependant, malgré la volonté du gouvernement à combattre ce phénomène, la drogue ne cesse de circuler dans tout le triangle national. Se livrent donc à sa consommation les jeunes âgés entre 13 – 25 ans. Mais seulement, selon nos sources, il n’en est pas le cas avec la récente interpellation. « L’acte posé par ce Maire qui a réussi de donner les pauvres enfants en pâture est incommode puisque jusqu’ici, rien ne justifie qu’ils étaient en train de se droguer ».

De même sources révèlent que ces derniers étaient tous élèves dans les lycées Classique moderne, et » Blanc » d’Ebolowa ; et habitaient le quartier » Angalé ». « Ces enfants étaient en train de puiser de l’eau à la Fontaine. Comme la plupart des jeunes, ceux-ci sont restés pour faire les commentaires, comme, ils ont d’ailleurs l’habitude de le faire. » Il faut souligner selon certains témoignages qu’ils seraient restés à la source d’eau à une heure un peu tardive.

« Il était alors environ 19 heures quand ils avaient été interpellés par ce Maire qui était de passage. Il s’arrêta et leur demanda de monter dans sa voiture. Ce qu’ils firent ; puis il les conduisit à la brigade du quartier éponyme. Selon donc ce que les enfants nous ont rapporté, ils ont été copieusement traités toute la nuit du 15 mars comme des » brigands : ils leur versaient de l’eau. » Selon donc cette source, il aurait fallu une décharge avant qu’on les libère le 16. « Ils ont été libérés ce mardi dans l’après- midi, après décharge.», peste l’un des parents.

Poursuite judiciaire ?

En revanche, alors même que le Maire Angono Liboire pense avoir agi dans le sens d’interpeller la communauté éducative sur le phénomène qui bat pavillon dans les quartiers où vivent ces enfants, il risque cependant une poursuite judiciaire. « Je dois déposer une plainte contre ce Maire auprès de la Police Judiciaire d’Ebolowa. Et… je pense que ce sera le moment idéale pour que le Maire nous démontre les preuves de consommation de drogue qu’il a utilisé à la Brigade », peste cet instituteur en service à l’inspection d’arrondissement de Ma’an. Risquant par ailleurs le vent du covid-19 il pense qu’il serait mieux d’établir les tests « sur ce, nous allons arriver à faire le test non seulement de toxicomanie, mais également contre le Covid-19. »

Et d’ajouter * J’attends que l’avocat que j’ai contacté se libère, afin de poursuivre la procédure normale. Alors, il ne faudrait pas que l’on abuse de son autorité pour traumatiser les petits enfants. « Ce Maire qui laisse sa commune d’origine pour errer et agir hors de-son de territoire est-il dans la légalité ou alors il voudrait dire que les autorités d’Ebolowa 2 ne travaillent pas » ?

In fine, bien qu’on veut traduire ce maire devant la loi pour qu’il puisque donner les preuves qui l’ont amené à conduire les enfants en cellule nonobstant le fait qu’ils avaient été libérés un jour après, il faudrait cependant noter les multiples plaintes qui viennent des enseignants que les élèves se montrent souvent trop agressifs non seulement avec leurs camarades, mais aussi envers l’administration. De plus il faudrait condamner cette attitude des parents qui veulent souvent protéger leurs enfants dans de pareilles circonstances, puisqu’ils y a des enfants sournois qui se droguent à l’insu de leurs parents.

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