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General News of Sunday, 4 April 2021

Source: www.camerounweb.com

Le journaliste Njiki Fandono encense Maurice Kamto

Il salue son nouvel ouvrage qui est selon lui, une continuité dans la philosophie politique de JOHN LOCKE parue en 1689.



Le "Traité de Droit constitutionnel et institutions politiques du Cameroun" que vient de commettre MAURICE KAMTO augure à n'en point douter, une continuité dans la philosophie politique de JOHN LOCKE, consignée dans son célèbre essai intitulé "Traité du gouvernement civil" paru en 1689.

Pour le philosophe anglais, les hommes naissent et doivent rester foncièrement égaux et libres. JOHN LOCKE considère l'esclavage comme un état contre-nature. Il circonscrit le pouvoir paternel dans les "strictes limites imposées au père par le devoir qu'il a de faire de son fils un homme, et un homme libre ; il démontre l'erreur de ceux qui confondent avec le pouvoir paternel, qui dérive d'un devoir naturel, le pouvoir civil, qui dérive d'un contrat volontaire ; il oppose à la situation que leur minorité fait aux enfants vis-à-vis des parents, la situation que leur commune majorité fait aux gouvernés vis-à-vis des gouvernants ; il établit enfin que, puisque les citoyens doivent être traités par les dépositaires du pouvoir non comme des mineurs mais comme des égaux, l'absolutisme monarchique étant essentiellement illégitime"(extrait Jean Fabre, les Pères de la Révolution).

Dans un contexte où les libertés fondamentales et l'Etat de droit se heurtent aux violations successives de la Constitution, MAURICE KAMTO a donc jugé utile pour le présent et la postérité, de rappeler à travers son "Traité de Droit constitutionnel et institutions politiques du Cameroun", les principes qui fondent l'Etat de droit et les contradictions que génèrent le fonctionnement des institutions censées veiller à leur stricte application.

Certainement, les conséquences inhérentes à cette antinomie y seront soulignées, afin de prévenir au mieux de préjudiciables implosions sociales.

À propos, JOHN LOCKE n'en était pas moins cathartique.

"Mais si une longue suite d'abus, de prévarications et d'artifices, qui tendent à une même fin, donnent à entendre manifestement au peuple, et lui font sentir qu'on a formé des desseins funestes contre lui, et qu'il est exposé aux plus grands dangers ; alors il ne faut point s'étonner s'il se soulève", (JOHN LOCKE, Traité du gouvernement civil, page 225).

D'un traité donc à un autre, les fondements de la pensée juridique et politique moderne peuvent resurgir pour mieux appréhender les rapports entre Etat et citoyens, dans un environnement en proie à l'absolutisme et au totalitarisme.

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