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Politique of Wednesday, 17 February 2021

Source: focusmedia-afrique.net

Le déclin alarmant du principal parti de l’opposition camerounaise

Les multiples démissions, le tribalisme et les dissensions internes ont considérablement fragilisés ce parti politique, devenu l’ombre de lui-même.

L’opportunité de la mise à la retraite volontaire du chairman John Fru Ndi permet de s’interroger sur la valeur réelle de ce parti d’opposition. Au-delà de l’aspect historique de cette décision, le personnage en lui-même est atypique. Car, il fait partir de ceux-là qui, au péril de leurs vies durant les années de braises ont structuré la pensée politique.La version camerounaise de la démocratie observée aujourd’hui est en partie le fruit de ses combats et du poids considerable de sa formation politique, lequel, s’est malheureusement effrité au fils des années. Avec le départ de la figure de proue de la tête du parti, que reste-t-il encore du social democratic frond? Que représente encore ce partie politique aujourd’hui? Autant de questions qui sont à encore sans réponse de précises.

Déclin alarmant du principal parti de l’opposition

Il y a trois ans, les signaux de son départ avait déjà été donnés. C’était lors de la présidentielle d’Octobre 2018 au cours de laquelle le SDF avait enregistré le pire score de son histoire politique. Le parti en payera le prix . Plusieurs années après, la situation n’a pas changé. En témoigne, la récente création de la commission réconciliation ainsi que celle en charge des actions en son sein, constituent autant de signaux forts de la crise fonctionnelle et structurelle qui règne dans la maison SDF. S’il est vraie que cette sortie du chairman du SDF tourne une page importante de l’histoire , il n’en demeure pas moins vrai qu’une profonde réforme s’impose. Bertrand OWONA Journaliste soutient que « Le sdf n’a de gloire que dans son passé, car on se souvient pas de ses prouesses , de ses grands meetings aux allures de triomphes avec le slogan ‘’ power to the people’’ qui faisait courir de millions des gens prêt à braver la force publique. Le parti a perdu de sa superbe santé Progressivement à cause des querelles, l’ego de quelques-uns et le tribalisme qui a pris le dessus sur la vision idéologique ». Quasiment anonyme, le sdf a mal à son image, sa structuration et la gestion de ses organes internes avec le fameux 8/2 qui semblait coupé les têtes des contestataires . D’où les multiples départs connus ses dernières années. Nonobstant ce tableau peu reluisant de son parti, le militant de la première heure Parfait MVOUM pense que tout n’est pas perdu ‘’le SDF reste une des formations les plus redoutables du Cameroun, elle a vécu, une expérience, des résultats, elle a à dire et d’ailleurs n’eut été la crise dans les régions anglophones, son fief, on ne parlerait pas de déclinaison a l’heure actuelle. Nous avons toutes nos chances pour la transition ».

Des chiffres qui ne rassurent guère

Le climat socio politique qui règne actuellement dans les zones anglophones du Cameroun impacte considérablement l’action du parti fondé dans les années 90 à Bamenda. Poussé dans ses derniers retranchements, il n’a malheureusement pas su se réinventer pour conquérir d’autres espaces. Résultat des courses, pratiquement rien à se mettre sous la dent dans les municipalités, zéro président de conseil régional. Côté parlement on compte 05 députés pour l’assemblée nationale et 07 sénateurs pour la chambre haute. Des chiffres assez édifiants sur le volume représentatif de ce mouvement politique. La retraite de John Fru NDI peut-elle sauver ce parti au bord de l’implosion? Voilà la question que se pose en ce moment la majorité des camerounais.

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