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General News of Sunday, 20 December 2020

Source: Actu Cameroun

'Le boycott n’impressionne pas le président Paul Biya '

Ce cadre démissionnaire du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) soutient que le boycott des élections municipales et législatives de février 2020 au Cameroun a tout simplement aidé le Rdpc à bien asseoir son hégémonie.
« La décision de boycott des élections municipales et législatives ne devrait jamais être, une prise de position unilatérale. Cela devait être un débat au niveau de tous les militants de base et un débat resserré au niveau du directoire du parti. Cela n’a jamais été le cas. Je mets au défi quiconque, de me démontrer, que cela a été le fruit d’un débat. Cela a été le fruit d’une décision personnelle », a expliqué Célestin Djamen ce dimanche, sur le plateau de Cam 10 Tv, un média privé émettant depuis la capitale politique du Cameroun (Yaoundé).

Pour l’homme politique, qui en milieu de semaine dernière annonçait sa démission au sein de la formation politique de Maurice Kamto, jusqu’à ce jour il n’y a pas de suite à cette fameuse affaire de boycott. « C’est une maladresse absolument historique, cela a été une erreur fatale politique extrêmement grave, il n’y a pas eu de plan B. Qu’elle est la suite d’un boycott ? », s’interroge M. Djamen. Plus loin, au cours de l’émission, il surfe sur l’histoire du boycott des élections au Cameroun.

Paul Biya
« Le boycott dans le cas du Cameroun, il y a des précédents juridiques. Le Sdf en son temps, avait déjà boycotté les élections, notamment en 1997 pour la présidentielle, cela n’a pas fonctionné. Le boycott ne fonctionne pas au Cameroun. Le boycott n’impressionne pas le président Paul Biya. Le boycott n’a aucun effet politique au Cameroun. Comment un homme aussi averti peut-il s’embourbé dans les pistes déjà connues qui ont fait l’objet d’un flop », a-t-il ajouté.



« Il est important de comprendre que la politique c’est aussi l’apprentissage. Quand on n’a pas l’humilité de reconnaitre qu’on a fait des erreurs, quand on n’a pas la maturité de corriger ses erreurs alors là, on n’est pas un homme politique. Le boycott a renforcé le Rdpc. Quand le remède devient plus dangereux que le mal, il faut arrêter de prendre ce remède », a conclu Célestin Djamen.

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