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General News of Tuesday, 6 October 2020

Source: Actu Cameroun

Le Centre hospitalier universitaire de Yaoundé en déliquescence totale

Délabrement complet, éclairage inexistant, plateau technique désuet… personnel totalement démobilisé et démotivé. Voilà quelques clichés que renvoie ce CHU où les patients sont appelés à être très vigilants de peur de se faire détrousser.
Du pain sur la planche pour l’actuel Directeur général du Centre hospitalier universitaire (CHU) Athur Essomba. Ce qui se passe dans cet établissement, jadis fleuron du système de santé camerounais, dépasse l’entendement humain, provoque des larmes, et suscite toutes les colères que le sentiment de trahison et de crime ouvert, peut susciter chez un être humain normal. On se de– mande aujourd’hui si c’est toujours nécessaire, de garder cette structure en activité.

Il y a là en effet, un vrai crime d’irresponsabilité, un complot pire que celui qui assassine tout un peuple, un espoir, un symbole. Voilà une structure supposée former de jeunes médecins devenue par la désinvolture et le mépris des gouvernants, un vrai mouroir, une honte, un désespoir de tous les désespoirs, fout est cassé là-bas, foutu, fini, malgré le volontarisme de quelques médecins. Sa conception demeure ce qui peut se faire de mieux et de plus fonctionnel et opérationnel pour un Hôpital universitaire ambitieux.

Seulement, le contraste est saisissant I .a postérité sera sévère et sans pitié pour les auteurs d‘une telle trahison. Aucun autre projet, ni programme, ni réalisation, ne saurait avoir la priorité sur un hôpital. Il n’y a pas mille solutions, il faut évacuer cet hôpital et le réhabiliter intégralement, sinon il faut le fermer une fois pour toute et on n’en parle plus.

A en croire une source, le Centre hospitalier universitaire de Yaoundé (Chu) ne reçoit presque plus beaucoup de patients. Ceux-ci se tout de plus en plus rares. Et les rares qui s’aventurent ici subissent des atrocités innommables des infirmières devenue par la force des choses, des vedettes de nuit, capables de toutes sortes de malversations. Non-respect des heures de soins, ni de posologie de prescription des médicaments.. .le tout conduisant au traumatisme des malades.

S’étant rapproché d’une connaissance en service, cette dernière a confié que l’hôpital qui auparavant débordait de patients dès 7 heures du malin ne l’est plus depuis un certain temps, I l des médecins expliquent que c’est ainsi depuis quelques années Ils s’ennuient, faute de patients. Le malaise est perceptible et la démobilisation à son comble. L’un des membres du staff administratif de la formation sanitaire indique qu’en réalité, la crise actuelle a tout à voir avec les questions financières.


«Ici la consultation est passée île 2600 à 5000 Fcfa. Ce qui est trop cher dans un pays où beaucoup de familles soul pauvres, En plus des 5000 FCFA, certaines infirmières exigent aux malades île verser ù leur niveau lu somme de 2025 FCFA pour l’achat du gang et du speculum. Ce qui est normalement prévu dans les frais de consultation», explique une source qui a requis l’anonymat.


Restructuration
Les mesures prises récemment par le ministre de la Santé pour améliorer le service dans les centres hospitaliers ne vont pas résoudre les problèmes lies aux conditions de travail des personnels médico-sanitaire, au faible nombre de medécins et aux insuffisances du plateau technique. Ce n’est un secret pour personne, l’accueil dans les services hospitaliers camerounais est malade. Le premier contact du patient avec l’hôpital ne se passe pas toujours dans de bonnes conditions.

Les visages crispés des infirmières et des comportements frisant le mépris. Ce qui entraîne des désagréments divers et des éclats de voix de patients frustrés. Retenu par les autorités camerounaises comme l’un des hôpitaux devant assurer la couverture sanitaire pour le Championnat d’Afrique des Nations et la coupe d’Afrique des nations que le pays de Paul Biya va abriter en 2021 et 2022, la restructuration attendue de cet établissement hospitalier n’aura plus lieu.

La raison ? Une source qui a requis l’anonymat a révélé à votre journal que la « Task Force », maîtresse d’œuvre des chantiers de ces deux compétitions aurait décidé autrement du fait de ne s’être pas entendu avec l’actuel DG qui se serait offusqué des propositions indécentes à lui faites, alors qu’il s’agit bel et bien d’un bien public et de l’image du Cameroun. Peu habitué à ces manœuvres mafieuses, Arthur Essomba aurait décliné l’offre, condamnant par la même occasion, la restructuration qui devait ressusciter cette structure.

L’intervention du Ministre de la Santé est aujourd’hui plus que sollicitée pour sauver le Chu. A défaut, il faut tout simplement l’évacuer du système de santé camerounais en reconnaissant l’échec et l’incapacité de n’avoir pas su préserver un si beau joyaux, et plus grave, ce ne sont pas des médecins”que l’on forme là-bas , plutôt des techniciens perdus, imparfaits, formatés dans le néant et la poubelle sanitaire.

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