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Actualités of Monday, 2 August 2021

Source: Le Quotidien N° 648

Le Cameroun en mondovision et dans la galaxie Gutenberg

Un drapeau camerounais Un drapeau camerounais

Depuis pratiquement la mi-juillet 2021, le Cameroun, le Président de la République et le peuple camerounais occupent de l’espace dans les médias, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. A six mois du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations Total Énergies qui se dispute en terre camerounaise, en janvier-février 2022, comment tirer avantage de ce coup de marketing inattendu? Le décryptage de Jean ATANGANA, Éditorialiste et Directeur des Rédactions Radio à la Cameroon Radio Television (CRTV), l’audiovisuel de service public sur les colonnes de votre journal.


Superstar, malgré lui ! Le couple présidentiel, Paul et Chantal BIYA, a tenu en haleine, l’opinion nationale et internationale depuis le 11 juillet 2021, date de son envol de Yaoundé pour «un court séjour privé en Europe», selon la terminologie officielle. Et pourtant, c’était sa première sortie officielle du pays depuis près de deux ans. A peine l’ont-ils aperçue au festival de Cannes, en France, à l’heure du clap de fin, que les projecteurs de la scène et les honneurs du tapis rouge, sont tombés sous le charme de la Première Dame camerounaise. Discret comme à son habitude, Paul BIYA, Chef de l’État et Président de la République du Cameroun, s’est laissé désirer, lui aussi, ne laissant autant à ses contempteurs qu’à ses contemporains que l’écho d’un silence fort éloquent face au retentissement hors frontières, de sa présence dans le Canton de Genève.

Les observateurs avertis n’y ont vu que sagesse, force et expérience, de la part de ce grand homme d’État, mû par l’aspiration à l’exemplarité de son pays, dans un environnement où le discours politique tend à se confondre avec le verbiage creux des politiciens, avant de fondre dans l’évanescence du bavardage oiseux des politicards et autres activistes en mal de sensation. L’opinion peut être partagée sur les retombées de ce coup de pub, à la fois gratuit, inattendu et inespéré sur le Cameroun, à quelques six mois du coup d’envoi de la CAN TOTAL ÉNERGIES, en janvier-février 2022.

Mais, il n’en demeure pas moins constant que l’offensive diplomatique de Yaoundé, à la faveur de ces récents événements, a permis d’édifier l’opinion internationale sur le vrai visage de cette opposition qui casse et fait des attaques ad hominem en donnant des coups irréguliers en-deçà de la ceinture plutôt que d’élever le débat et de le porter sur les questions, bien nombreuses, au demeurant, d’intérêt commun et de préoccupation générale. Cette campagne de marketing-pays a permis, par ailleurs, d’apporter des éclairages sur la véritable nature du régime politique au Cameroun ainsi que sur les motivations réelles qui animent ses dirigeants dans la définition et l’orientation des politiques qu’ils conduisent depuis quatre décennies. Il peut être loisible de rappeler que le Renouveau National a apporté la démocratisation de la vie publique, la libéralisation de la vie économique, l’aspiration à la rigueur et à la moralisation dans les comportements des citoyens. La politique des Grandes Ambitions a ouvert le champ des possibles dans l’investissement public en matière de projets structurants, matérialisés par la mise en œuvre du programme des Grandes Réalisations, et intensifiés par le Septennat de Grandes Opportunités. Loin des slogans incantatoires, cette politique audacieuse et volontariste est conduite avec tact, détermination et engagement ferme à ne point trahir les aspirations légitimes des Camerounais. Le tableau est donc bien loin de la grotesque caricature de dictature que certains médias, nouveaux et classiques, veulent imposer, comme camisole de force, au Cameroun.

Comme dans Silence et Parole, «Paix et fraternisation» entre Camerounais de tous bords, auront été les seuls mots prononcés, en petit comité, par le Chef de l’État Paul BIYA, pour que l’expression des libertés publiques ne débouchent pas sur le chaos que souhaitent certains politiciens à court d’initiatives alternatives, susceptibles de donner un visage au changement qu’ils clament et réclament à tout vent. «Paix et fraternisation» : l’antienne est dans le vent. Et il faut en saisir le mouvement. Dans la péninsule coréenne, après une longue période de crispation dans les relations bilatérales, le téléphone rouge sonne de nouveau entre Pyongyang et Séoul. En Côte d’Ivoire, dix ans après les affrontements armés de 2010-2011, le Président Alassane DRAMANE OUATTARA a décidé de fumer le calumet de la paix avec son opposant le plus intrépide, Laurent GBAGBO. Ainsi, de Pyongyang à Abidjan en passant par Séoul, l’onde de paix fait tomber comme une ondée d’espérances dans les geôles de ceux qui quêtent ce temps favorable.

Voici ce que déclarait le Chef de l’État, Paul BIYA, le 29 août 1991 : «Le pardon mutuel est un chemin qui conduit vers la paix durable. Nous devons avoir le courage de taire nos passions pour privilégier l’essentiel, c’est-àdire avancer ensemble, main dans la main, vers la réalisation de notre destin national». Ce qui est bon, ailleurs, pour les autres et pour le bien de l’humanité, peut également l’être ici, chez nous, au Cameroun. Non point par simple mimétisme, ni par quelque appréhension que ce soit. Non ! Mais, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation et des intérêts bien compris de l’État du Cameroun. Le Grand Dialogue National convoqué par le Président de la République, Paul BIYA, avait déjà ouvert la voie à l’édification de cette société de confiance en construction à travers la mise en œuvre diligente des recommandations qui en sont issues ; à travers aussi l’offre de paix permanente du Chef de l’État, mendiant de la paix, s’il en est. Dans ce contexte, un seul mot mérite d’être prononcé pour balayer les maux qui minent la Nation : continuons !

Venons-en à la politique proprement dite de promotion de la destination Cameroun. La CAN avance à pas de géant. Et les bonnes adresses à la carte se font toujours rares sur la carte...Sera-t-on jamais à jour ?

Après et avant les matchs de compétition de la CAN, où pourrait-on aller à Garoua, à Bafoussam, Limbe, Douala ou Yaoundé, villes retenues pour abriter les matchs de Coupe... où pourrait-on aller pour se divertir, goûter à un mets local ou déguster une composition de la pure tradition camerounaise ?

Petites questions, grandes interrogations sur la stratégie globale et les actions spécifiques mises en place pour promouvoir le tourisme et les loisirs dans le cadre de la CAN Total Énergies 2021. Cette préoccupation était au cœur des débats lors de la session extraordinaire du Conseil National du Tourisme, tenu le 22 juillet 2021. D’autres concertations interministérielles ont proposé le même menu au fil des rendez-vous.

Le Premier Ministre Chef du Gouvernement, Joseph Dion NGUTE, en a saisi l’occasion pour appeler à tirer avantage des externalités positives que génère ce type d’événement.

Aux agents économiques de l’industrie touristique, il a demandé de capitaliser les opportunités qui s’offrent à eux. L’objectif, rappelle-t-on, c’est de permettre aux visiteurs de vivre une expérience unique, mémorable, et d’en faire les ambassadeurs de la destination Cameroun. Au-delà de la bonne vieille hospitalité légendaire reconnue aux Camerounais, des ressources financières à hauteur des ambitions fixées, devraient soutenir la stratégie en neuf points qui a été élaborée pour promouvoir le tourisme et les loisirs à l’occasion de la CAN. La déclinaison régionale de la stratégie est également en attente de cette dotation spéciale pour valoriser l’image des villes abritant les sites de compétition de la CAN. Aux grands événements, de grands moyens. En dépit de la conjoncture toujours plombée par les crises sanitaire et sécuritaire !

Alors que l’on croyait résiduelles, les attaques terroristes enregistrées sur le front septentrional, voici que se réveillent brutalement les réseaux dormants. Comment expliquer ce retournement de situation?

Un peu plus de trois mois après le décès du Président tchadien, Idriss Deby ITNO, le 19 avril 2021; deux mois pratiquement après le sommet extraordinaire de la Commission du Bassin du Lac Tchad tenu sur les problèmes de sécurité dans la zone ; c’était quelques jours seulement après le décès survenu, probablement à la mi-mai, du Chef redouté de la secte terroriste, Boko Haram, en la personne de Aboubakar Shekau, voici que l’hydre de la terreur que l’on croyait réduite à sa plus simple expression, refait surface de la matière la plus spectaculaire. En frappant, coup sur coup, et en l’espace de quelques jours, deux localités, dans la même Région de l’Extrême-Nord, son terrain de prédilection. D’abord dans la nuit du 23 au 24 juillet 2021 vers 04h, dans le village SAGME, à FOTOKOL.

Puis, le dimanche, 25 juillet suivant, à ZIGUE où des soldats ont été surpris dans leur dortoir par une roquette lancée par les combattants de Boko Haram. A chaque attaque correspond un nombre important de victimes qui justifie la décision du Chef de l’État, Chef des Forces Armées, de dépêcher sur le terrain des opérations, le Ministre Délégué à la Présidence, chargé de la Défense. Les 28 et 29 juillet 2021, Joseph BETI ASSOMO a séjourné à Maroua, dans l’Extrême-Nord, une Région qu’il connaît bien pour y avoir servi comme Gouverneur. Il revenait, quelques jours auparavant, d’une expédition semblable sur le front occidental où l’on enregistre des incursions armées des bandes séparatistes. Sans forcer l’analyse, la chronologie des événements peut trahir des collusions insoupçonnées, et indiquer un signal fort quant à la reconstitution et au relèvement du Groupe Boko Haram, momentanément affaibli par le décès de son leader charismatique. Cela appelle nécessairement à une remobilisation des troupes, au réarmement moral et, le cas échéant, à la redéfinition de la stratégie de défense nationale pour continuer d’assurer la protection des populations ainsi que l’intégrité territoriale de la Région de l’Extrême-Nord, en particulier, et du Cameroun, en général.

Permettez que l’on sorte par cette belle image de fin de la 10ème édition du SAGO 2021 à Yaoundé, et d’ouverture des JO, TOKYO 2021. Tout simplement fantastique...

L’habit ne fait pas le moine, soit ! Mais, convenons-en, l’habit, le vêtement ou, plus précisément, le modèle vestimentaire constitue un patrimoine, un objet d’identification. Il confère une identité. C’est un référent. Cela avait déjà été acté le 1er juillet 2021, jour de la remise officielle de l’étendard à la Cameroon Olympic Team, au siège du Comité National Olympique et Sportif du Cameroun à Yaoundé, par le Premier Ministre Chef du Gouvernement.

A l’ouverture des Jeux Olympiques de Tokyo, avait-on convenu, les athlètes camerounais arboreront la tenue traditionnelle du Nord-Ouest, celle qu’affectionnent si bien le chairman du SDF, Ni John Fru Ndi et bien d’autres membres de la communauté nationale. Et le jour dit, ce fut fait. Pour sa vêture et pour son originalité et son élégance vestimentaires, le Cameroun en mondovision, a été unanimement salué, voire plébiscité par les internautes. Petit florilège sur internet : «Cameroon winning the fashion so far ; Best outfits go to Cameroon ; Thank Christ for Cameroon bringing an actually colourful and interesting uniform ; Cameroon win the Opening Ceremony Parade...». Point n’est besoin de traduire...

De Tokyo au Japon à Yaoundé au SAGO, coup de klaxon sous un air de Saxo pour ce Cameroun qui s’expose, s’exprime et s’épanouit sur le toit du monde cathodique et sur la galaxie Gutenberg ! Contrastant avec les scènes horripilantes de Genève, la 10ème édition du Salon de l’Action Gouvernementale (SAGO 2021) a donné à voir ou à revoir sur ce Cameroun qui ambitionne de devenir pays émergent à l’horizon 2035 ; ce Cameroun qui a du potentiel et des potentialités à transformer en opportunités d’actions. Nous y sommes ! C’est à cela que s’attèle la Stratégie Nationale de Développement 20-30 (SND 30) au cœur de la thématique centrale du SAGO 2021. C’est à cela que s’emploie le Septennat de Grandes Opportunités qui, opportunément, a jeté son dévolu sur un jeune compatriote, Patrice ASSIGA EYENE, avide de promouvoir la destination Cameroun, engagé à donner de son pays, l’image qu’il mérite, l’image d’un Cameroun en quête de croissance et de performances ; l’image d’un Cameroun qui joue et gagne tant sur ses propres installations que sur le terrain adverse.

Prenez les dernières nouvelles auprès des Lions du Sambo, en Egypte. Douze médailles dont huit en or aux 15èmes Championnats d’Afrique Seniors Dames et Messieurs ! Tenez-le pour dit : le Cameroun a besoin de sa jeunesse, de tous les enfants de la patrie, pour construire, à l’ombre de la sagesse des Anciens, ce pays où il fait bon vivre de nos vieux rêves et de nos ambitions nouvelles.

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