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Actualités Régionales of Monday, 30 November 2020

Source: bertoua.info

Latrine scolaire: conflit entre responsables du MINESEC et des chefs d’établissements à Bertoua

Le 25 novembre dernier, les chefs d’établissements publics du chef-lieu de la Région de l’Est ont été sommés de payer leurs factures auprès d’une ONG chargée d’assurer la sécurité des élèves et l’entretien des latrines dans les campus scolaires. Un flop savamment orchestré par les responsables administratifs en question.Une ONG proposée par la Ministre des Enseignements Secondaires dans le but d’entretenir et de sécuriser les latrines scolaires est en ce moment entrain de secouer la communauté éducative. Il est imposé aux chefs d’établissements publics de la place à signer une convention avec cette ONG.

Cette convention exige aux chefs d’établissements de prélever une somme de 2000 francs CFA par élèves dans les frais d’APEE. Cette somme d’argent une fois reversée à cette organisation inconnue, servira apprend-on,« au paiement des salaires de deux agents choisis par les chefs d’établissements pour l’entretien des toilettes et l’achat du matériel (papier hygiénique, eau de javel…)».

Un établissement scolaire comme le lycée bilingue de Bertoua qui compte pas moins de 6000 élèves devrait reverser a cette ONG, la rondelette somme de 12 millions de FCFA par an. Que dire du Lycée de Tigaza, du Lycée Scientifique, du Lycée Technique de Bertoua, du Lycée de Bonis, du Lycée Technique de Pkoklota,du Lycée de Mokolo 4 etc ? Bref, tous les établissements scolaires publics sont assujettis à cette norme qui rencontre l’opposition formelle des présidents des bureaux exécutifs d’APEE.

Qui va donc payer cette volumineuse facture ? Interrogé sur le sujet, l’un des responsables des services déconcentrés du MINESEC dans le Lom et Djerem a laissé entendre que c’est une nouvelle dynamique qui mérite d’être mise en œuvre. Ce dernier estimait par ailleurs que, « les chefs d’établissements se plaignent pour rien. Ils vont payer la facture et je veillerai personnellement à ce que cette nouvelle politique qui vise à sécuriser nos enfants et à faire reculer certaines pratiques malsaines dans les latrines scolaires soit implémentée. Je connais très bien les rouages de fonctionnement de nos établissements. Nous irons jusqu’au bout».

Mais seulement, la note de la MINESEC accordant cette activité à l’ONG que dirige une dame, est boudée. Bien plus, l’on apprend que c’est un choix facultatif de signer une convention avec cette dernière. Pour preuve, cette organisation est peu connue ailleurs. Curieusement, ce n’est qu’à l’Est, qu’elle opère. Une cours d’une réunion tenue hier, 25 novembre 2020 dans la salle des réunions de la Délégation régionale des Enseignements Secondaires de l’Est à Bertoua, les chefs d’établissements scolaires ont ridiculisés par la hiérarchie. Une certaine presse est indexée au passage d’avoir aidé les responsables éducatifs à dénoncer ce qu’il vient d’appeler, mascarade à ciel ouvert.

Au bout de la rencontre, les chefs d’établissements ont reçu l’ultimatum de payer à la promotrice de cette ONG, les factures y afférentes dans les 24h. Faute de quoi, ils s’exposent aux représailles déjà programmées car ils sont installés sur des fauteuils éjectables. Si cette ONG dirigée par dame Yvonne Flore BELEMA est localement vomie, pourquoi insister à vouloir l’imposer à établissements scolaires.

Cet engagement de certains responsables des services déconcentrés du MINESEC à l’Est trahit leurs micmacs et le copinage visant à faire main basse sur les fonds des APEE dont la gestion est déjà tant problématique et contestée. Dans cette affaire, certains leaders de la société civile voient en cette intention, la mauvaise foi de certains responsables locaux en complicité avec cette ONG à vouloir intimider les chefs d’établissements afin garantir le succès de leurs business.

On parle régulièrement, d’une affaire de rétro-commissions entre cette organisation et les ces responsables administratifs font le goût et la soif pour l’argent ne sont plus à démontrer. Ils sont réputés être des agents publics aigris et corrompus à la merci de l’argent.

Trafic d’influence et forte odeur de corruption«En fait voici ce qui se passe. Elle a pensé son projet d’entretenir les toilettes scolaire. Elle a introduit son organisation auprès du premier ministre qui a validé l’ONG et a apprécié le projet. Elle est maintenant allée au MINESEC avec son autorisation d’existence et l’appréciation du PM que l’objectif est noble. Maintenant la MINESEC a aussi apprécié son idée tout comme le ministre de l’Enseignement Supérieur et le Ministre de l’Education de Base.

En effet, la haute hiérarchie lui accordé une lettre l’autorisant à aller vers les délégués régionaux, chacun à son appréciation. La MINESEC dit que le projet est bon et que elle encourage les établissements à adhérer. Elle se présente avec cette lettre et on nous oblige donc à payer qui de 2000 francs CFA par élève, 1000 francs CFA ou 500 francs CFA…», Souffle un chef d’établissement sous anonymat par peur de représailles.

«Hier elle nous a grondé comme des enfants, le délégué a par la suite menacé de nous faire tous muter en brousse où on aura à diriger 2 élèves. Le délégué régional nous a insulté de bandes de voleurs disant qu’on veut manger plus que le roi lui même. Que dans 48h, la personne qui ne paie pas aille à la délégation refuser par écrit. Mme Yvonne Flore BELEMA, nous a dit qu’on ne peut rien contre elle. Que nous et notre bande de journaleux on ne peut rien contre ce projet. C’était terrible hier (25 novembre 2020 Ndlr)», confie un autre chef d’établissement scolaire de la ville de Bertoua.

Au lendemain de cette réunion, bon nombre d’enseignants rencontrés ont encore de la peine à relater la triste rencontre au cours de laquelle, ils ont été insultés et traités de prévaricateurs de biens publics. Grosse curiosité, l’Est est la seule Région où ce projet est imposée aux chefs d’établissements notamment dans le département du LOM et DJEREM. Ici, le délégué régional et le délégué départemental se sont devenus les bourreaux de leurs collaborateurs pour réussir ce passage en force.

À l’heure actuelle, le malaise est palpable et l’on craint une grogne au sein de la communauté éducative de l’Est pour dénoncer cette scabreuse mafia. Face à cet appétit vorace et démentiel pour l’argent, les observateurs avertis appellent à une intervention prompte des autorités administratives locales pour stopper net ce jeu trouble. L’arbitrage de Pauline Nalova LYONGA est donc vivement attendu.

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