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Actualités Régionales of Wednesday, 16 December 2020

Source: Cameroon Info

La tête du Sous-préfet de Bafoussam 3e mise à prix à Bamougoum

La tête de l’autorité administrative est mise à prix par l’élite de ce groupement, qui lui reproche son «mépris» et son «ingérence» dans la désignation des chefs de troisième degré.

Le torchon brûle entre le Sous-préfet de Bafoussam 3e, Aurélien Bamdja Djoh, et l’élite du groupement Bamougoum dans ledit arrondissement. Le chef de terre est vomi par les membres du Comité de développement de ce groupement, qui lui ont clairement signifié, dans une lettre datée du 14 octobre 2020 et signée par le président de l'Association de l'élite Bamougoum (ADEBA), Me Levi Deffo, avocat au Barreau du Cameroun, et le président du Comité de développement Bamougoum (CODEM), Gilbert Kengne, qu’il n’est plus le bienvenu dans leur localité.

«Vous voudrez par conséquent solliciter votre mutation hors de notre terroir», ont-ils demandé au Sous-préfet, dans cette lettre exploitée par le quotidien Le Jour dans sa parution de ce mercredi 16 décembre 2020. Il est reproché à Aurélien Bamdja Djoh, son «mépris», son «arrongance» et d’avoir tenu des «propos injurieux» à l’égard du peuple Bamougoum, alors qu’il s’était rendu le 6 octobre 2020 au quartier Nkwo'ngso pour superviser l'élection du chef de 3ème degré dudit quartier.

«Nous condamnons sans réserve votre attitude de condescendance et vos propos injurieux à l'endroit de notre village, de notre peuple entier, de ses institutions traditionnelles et l'ensemble de son élite qui se trouve remarquablement dans toutes les sphères de la vie économique, politique et administrative de notre pays, ainsi que dans la diaspora», peste Me Levi Deffo.

A l’occasion de cette élection, le Sous-préfet de Bafoussam 3e aurait déclaré: «Vous avez le pouvoir de choisir maintenant un candidat; si vous ne voulez pas il le sera. Je ne demande pas votre avis, vous le savez non ?», lit-on dans le canard de Haman Mana. En outre, il se serait plaint de n’avoir été acceuili en chanson par les notables, et de n’avoir reçu aucun présent de la part de la communauté au cours d’une précédente tournée. Des propos jugés «surannés» par l’élite Bamougoum, qui appelle de tous ses vœux à son départ.

Aurélien Bamdja Djoh a été contacté par nos confrères mais ne semble pas ébranlé par ce désamour prononcé à son encontre. Il taxe ses pourfendeurs de «marginalisés, parce que dans un grand village comme Bamougoum, trois ou quatre personnes ne peuvent pas se prévaloir de parler au nom de l'élite», a-t-il réagi.

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