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General News of Wednesday, 22 April 2020

Source: www.camerounweb.com

'La sortie de Biya est une volte-face embarrassante pour le gouvernement' [BBC]

Les résultats de l'enquête commanditée par le président Paul Biya sur les actes de violences commis à Ngarbuh ne surprennent pas les médias internationaux. L'armée camerounaise était déjà impliquée dans l'assassinat de civils sur son sol. Cette nouvelle sortie de la présidence du Cameroun embarrasse pourtant le gouvernement qui a toujours nié l'implication de l'armée de le massacres de civils dans la région du Nord-Ouest du Cameroun.

Le gouvernement du Cameroun a admis que des soldats ont abattu 13 civils, dont 10 enfants, dans le nord-ouest du pays, en proie au conflit entre séparatistes et armée.

Les autorités avaient d'abord nié toute implication de l'armée dans les meurtres de Ngarbuh en février .

Dans un communiqué, la présidence camerounaise a déclaré que trois soldats ainsi que des membres d'un groupe d'autodéfense avaient pris d'assaut une base rebelle séparatiste.

Elle a laissé entendre que les décès étaient accidentels, mais que des soldats avaient tenté de les dissimuler en fournissant aux autorités un rapport biaisé de l'opération..

Le gouvernement camerounais combat les séparatistes dans la région anglophone du nord-ouest du pays depuis trois ans.

L'ONU a déclaré que 23 personnes avaient été tuées, dont 15 enfants et deux femmes enceintes dans l'attaque.

Selon un bilan établi par Human Rights Watch (HRW), 21 civils ont perdu la vie , dont 13 enfants et une femme enceinte, et l'attaque a été imputée à au moins 10 soldats d'une unité d'élite de l'armée qui étaient soutenus par "au moins 30 miliciens armés".

Selon Will Ross, rédacteur en chef du BBC World Service Africa, la sortie de la présidence est une volte-face embarrassante pour le gouvernement camerounais , mais que des doutes subsistaient quant à la version officielle.

Le gouvernement avait rejeté toute implication de l'armée mais le président Paul Biya a répondu à la pression internationale en ordonnant une enquête.

Mardi, un communiqué diffusé sur la radio d'État a déclaré que des soldats et des justiciers avaient pris d'assaut la base rebelle et découvert ensuite "que trois femmes et dix enfants avaient été tués" lors de la fusillade.

"Submergés par la panique, les trois soldats aidés par certains membres du groupe d'autodéfense ont tenté de cacher l'incident en mettant le feu", ajoute le communiqué.

Le président Biya a ordonné l'arrestation du sergent qui a mené le raid, ont indiqué des responsables.

Les troubles au Cameroun se sont concentrés dans le nord-ouest où la majorité de la population parle anglais en raison des liens avec la Grande-Bretagne datant de l'époque coloniale.

Les séparatistes ont dit avoir crée un Etat imaginaire qu'ils appellent "Ambazonia", mais le président Biya a qualifié ces groupes de "terroristes".

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