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General News of Friday, 18 September 2020

Source: Cameroon Info

La société civile refuse l'invitation de Kamto pour chasser Paul Biya le 22 septembre

En revanche, la directrice exécutive de l’ONG Nouveaux Droits de l’Homme se dit favorable pour la mise en place d’un front commun en vue de la réforme consensuelle du Code électoral et la résolution pacifique de la guerre dans les régions anglophones.

Plusieurs acteurs de la société civile se sont exprimés le 17 septembre 2020 à Douala, au sujet de la situation tendue que traverse le Cameroun sur le plan sociopolitique. Ce rendez-vous, avec les journalistes au siège de REDHAC (Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale), était aussi l’occasion pour ces acteurs de donner leur position sur plusieurs sujets d’actualité.

Le 25 août dernier, l’opposant Maurice Kamto a adressé une lettre ouverte aux membres de la société civile et aux intellectuels, à travers laquelle il proposait la mise en œuvre d’un front commun en vue d’obtenir la révision consensuelle du système des élections et la résolution pacifique de la guerre au Nord-Ouest et au Sud-Ouest. Le leader du MRC exhortait aussi ses interlocuteurs à se joindre à son combat annoncé pour le renversement de Paul Biya.

«L’heure est grave ! La société civile, les intellectuels et les universitaires camerounais, le MRC et toutes les forces progressistes doivent s’unir pour délivrer notre peuple de près de quarante ans d’un régime dictatorial, incompétent et irresponsable», avait-il écrit.

Réagissant à cet appel, Cyrille Rolande Bechon a déclaré: «Etant attendu que la société civile ne se place pas dans la logique de chasser un Président du pouvoir, et à la suite de la convocation des élections régionales, nous sommes d’accord sur la nécessité de la mise en place de ce front commun sur les questions pertinentes suivantes: la révision consensuelle du système électoral afin de garantir des élections libres et transparentes; la résolution pacifique de la crise sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et enfin la réconciliation nationale pour une paix durable», a énuméré la directrice exécutive de Nouveaux Droits de l’Homme.

Cela étant, la société civile dénonce la violation des libertés individuelles par les autorités. Notamment les interdictions faites par les gouverneurs du Centre, du Littoral et de l’Ouest de toute manifestation publique non autorisée.

«Les pouvoirs publics se doivent d’honorer les engagements régionaux et internationaux auxquels le gouvernement a librement souscrits et de respecter les lois en vigueur au Cameroun. Notamment, la Loi n90/055 du 19 décembre 1990 fixant le régime des réunions et des manifestations publiques, au chapitre II, article 3, alinéa 1 qui dispose: ‘‘les réunions publiques quel que soit l’objet, sont libres’’. C’est donc clair qu’il y a des abus et violations flagrants et criards. Nous le dénonçons et le condamnons avec la dernière énergie», a indiqué Maximilienne Ngo Mbe, directrice exécutive du REDHAC.

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