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General News of Thursday, 18 March 2021

Source: La Voix du Centre n° 0197

La pauvreté, le chômage et l’accroissement du banditisme juvénile au Cameroun

La pauvreté au Cameroun prend de plus en plus des proportions alarmantes, notamment au sein des familles défavorisées dans les quartiers populaires du Cameroun.

Malgré les efforts du gouvernement pour lutter contre le chômage au sein des jeunes, surtout des personnes diplômées de familles modestes, le chômage ne baisse pas de manière significative. Le chômage entraîne une paupérisation croissante qui s’observe aussi par l’augmentation du banditisme auprès des personnes jeunes en âge de travailler.

Il y a moins deux semaines encore, ma maman aujourd’hui âgée de 88 ans a eu la visite de quelques bandits au beau milieu de la nuit dans notre maison familiale située dans la capitale économique Douala. Sans probablement faire trop d’effort, ces bandits qui devaient être de personnes jeunes n’ont pas hésité à escalader la barrière pour se retrouver à l’intérieur de la maison. Une fois à l’intérieur, comme s’il avait fait des repérages longtemps à l’avance, ils sont allés tout droit vers la chambre de la vieille dame couchée qui ne pouvait pas imaginer un seul instant qu’à son âge, elle pourrait vivre une expérience malheureuse de vol.

Ces derniers ont saisi l’occasion que la vieille femme n’avait pas fermé totalement l’une des fenêtres de sa chambre cette nuit-là pour chercher à s’introduire pour prendre ce qui était à prendre aussi bien des objets précieux que l’argent s’ils trouvaient de l’argent. Heureusement, la vieille dame profondément croyante qui a pris l’habitude de prier et de faire son chapelet tous les 3h a presque toujours un sommeil léger même quand dans l’apparence nous pouvons penser quelle est profondément dans le sommeil. Lorsqu’elle a sursauté de son sommeil vers 3h du matin, les voleurs n’ont pas pu aller au bout du plan de vol cette nuit dont l’objectif était de s’introduire dans la chambre pour fouiller au maximum et si possible museler une maman presque nonagénaire pour récupérer le maximum de biens, notamment de l’argent.

Heureusement, le réveil dans sa chambre de l’un de mes deux neveux qui vivent avec leur grand-mère a provoqué la fuite des malfaiteurs. Cependant, les voleurs ont pu à travers la fenêtre introduire la main pour prendre ce qui pouvait être prenable avant de s’enfuir. C’est ainsi que l’un d’entre eux a réussi à prendre un tout nouveau sac de maman envoyé récemment par une sœur aînée au Canada et dans lequel il y avait aussi de nouveaux bijoux et peu d’argent parce quelle n’hésite pas malgré l’âge avancé de maman à lui offrir à chaque fois toujours de beaux vêtements, des bijoux et des sacs, etc.

C’est un peu curieux de savoir que moins d’une semaine avant la visite des voleurs à la maison, maman avait invité quelques personnes, notamment des amis et quelques membres de la famille à venir partager un repas en souvenir de notre sœur aînée à tous décédée 21 février 2010 des suites d’un accident de circulation d’un moto-taximan qui a voulu franchir le mur du son avec sa moto et qui n’a pas hésité de prendre la fuite après ce malheur douloureux au sein de notre famille. Est-ce que les voleurs étaient des jeunes du quartier qui a observé les mouvements de personnes à la maison avant de planifier ce vol » dans l’optique de venir récupérer ce que la vieille dame avait pu recevoir des invités?

Pourquoi les voleurs ont-ils pu uniquement viser la chambre de maman et non les chambres de neveux qui dormaient pourtant à la maison cette même nuit? Les voleurs pouvaient-ils venir de loin pour songer à venir voler chez une vieille dame de plus de 88 ans? Les voleurs savent-ils bien que maman aurait probablement toujours de l’argent dans sa chambre parce que ayant plusieurs enfants qui vivent à l’étranger ?

Une chose est sûre, de plus en plus de jeunes sont dans le milieu du banditisme au Cameroun souvent parce qu’ils sont pauvres, sans emploi malgré une certaine qualification professionnelle ou plusieurs années d’études secondaires et même universitaires, pour certains d’entre eux. Le gouvernement doit multiplier des initiatives pour créer des emplois, notamment pour des jeunes dans les familles pauvres vivant dans les quartiers défavorisés pour limiter l’accroissement du grand banditisme et favoriser l’insertion professionnelle et sociale pour les personnes qui se lancent souvent dans une vie de débauche.

La lutte contre le chômage n’est pas encore efficace au Cameroun où le taux de chômage des jeunes est alarmant. Que peuvent devenir des jeunes sans emploi qui ont sacrifié de nombreuses années à aller à l’école et qui sont souvent l’espoir des parents et de toute la famille pour améliorer les conditions de vie future des uns et des autres? Le désespoir de ces jeunes sans emploi depuis une longue date peut favoriser la tentation de se jeter facilement dans le milieu du banditisme comme dans celui d’un secteur d’activité peu organisé au Cameroun comme celui des mototaxis où certains jeunes finissent par développer certaines mauvaises habitudes pouvant mener plus tard au vol. La lutte contre-le chômage des jeunes peut aider à limiter le banditisme au Cameroun qui est une source d’inquiétude aujourd’hui dans le pays aussi bien dans les grandes villes que dans les petites villes et mêmes dans les èoins reculés de nos villages.

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