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General News of Tuesday, 6 April 2021

Source: www.camerounweb.com

La nièce de Laurent Esso se dit victime d’un acharnement son entourage professionnel

Sa fille victime d'acharnement Sa fille victime d'acharnement

Annoncée comme chassée aux Etats unis par le département d’Etat américain pour maltraitance d’un de ses employés Michèle Ebongue nie les faits et accuse son entourage professionnel.

Michèle Esso Ebongue, journaliste de formation et responsable de la Communication de l'ambassade du Cameroun à Washington (États-Unis), aurait été expulsée par l'administration Biden et se trouverait depuis au Cameroun. C'est ce que diffusent plusieurs sites internet camerounais présentés comme autant de medias en ligne. Cela, depuis plus d'une semaine sans aucune réaction officielle de la mission diplomatique camerounaise en question. Encore moins le ministère des relations extérieures (Minrex), administration de rattachement de ce personnel fonctionnaire camerounais aux États-Unis. Nous avons mené une rapide enquête. D'évidence, il s'agit d'une rumeur. En effet, nos investigations ne confirment ni la réalité de l'expulsion par les services américains tel qu'alléguée au préjudice de l'agent public camerounais concerné. Encore moins sa présence actuellement au Cameroun. Au contraire, diverses sources crédibles contractées par #AGA sont formelles: "au moment où nous parlons (jeudi 31 mardi 2021, NDLR), Michèle est bel et bien dans la même résidence qu'elle loue et occupe à Washington depuis plusieurs années déjà" un membre de sa famille. Un autre, de la communauté camerounaise à Washington de sériner: "elle n'a ni déménagé ni même été déménagée par des amis en son absence comme colporté par certains sites internet".

Un seul fait est néanmoins établi. C'est qu'en son absence, sa ménagère - qui se trouve être une parente que Mme Ebongue avait amenée avec elle du Cameroun et qui vivait dans la même résidence, l'a quittée. En son absence et, surtout, sans l'informer. Une enquête a été ouverte par les services spécialisés américains à la suite d'allégations de "maltraitance" formulées par ladite parente. Cette enquête à l'effet d'établir la réalité ou non desdites allégations est en cours.

Seulement, il se trouve qu'au regard du statut professionnel de la mise en cause, - son statut de diplomate donc couverte d'une immunité diplomatique selon les conventions de Vienne -, les conditions spéciales sont aménagées. Par exemple, elle ne peut directement être entendue dans un cabinet d'instruction judiciaire. Dans le cas d'espèce sa version des faits est attendue par le département de la justice. Or elle doit être faite indirectement sous pli diplomatique transmis par le chef du poste diplomatique employeur - en l'occurrence l'ambassadeur chef de la mission diplomatique du Cameroun aux États-Unis - au département d'État. Précision: le département d'État est aux États-Unis le ministère des affaires étrangères américain.

A l'ambassade comme dans une épicerie

Or il se passe qu'au niveau de la mission diplomatique du Cameroun à Washington, il y a un dysfonctionnement incroyable. Les courriers du département de la justice qui sont transmis au chef du poste diplomatique camerounais sont restés plusieurs jours sans réponse. Y compris, une relance. C'est finalement à l'échéance du délai de conclusion que l'employée diplomatique sera saisie par son chef alors qu'elle est en déplacement au Cameroun. Sentant le roussi, et tenue à l'obligation de réserve, elle commettra illico presto un avocat pour défendre ses intérêts car, il y va certes de l'image du Cameroun mais surtout de la sienne propre. En effet, la justice américaine, faute de réponse dans les délais raisonnables, pourrait recommanderait son expulsion qui vaudra alors interdiction d'accès au territoire américain. Elle y a pourtant sa famille, notamment ses enfants.
Visiblement peu protégée par sa hiérarchie diplomatique, Mme Ebongue semble donc avoir choisi de se battre par ses propres moyens. Et surtout de montrer sa bonne foi. De sorte que même si elle devait retourner au Cameroun, ou affectée ailleurs, dans le cadre de mouvements classiques dans les corps de la fonction publique camerounaise, qu'elle ne soit pas entachée par une affaire dont ses proches s'étonnent de sa survenue au moment où elle était en droit d'aspirer à progresser.

Michèle Ebongue qui est cadre des journalistes fonctionnaires a intégré le corps de la diplomatie il y a une dizaine d'années après avoir travaillé dans les services centraux et déconcentrés de son administration d'origine, le ministère de la Communication. Selon des témoignages dans les milieux camerounais des États-Unis, elle ne serait pas en odeur de sainteté auprès de son actuel supérieur hiérarchique. Et pour cause. Elle n'aurait pas cessé depuis quelques années de proposer et soutenir l'idée d'une 'informatisation des services consulaires en général et, en particulier, la procédure de demande de visas d'entrée au Cameroun. Cette idée qui, tout en modernisant les pratiques administratives d'une mission qui couvre un pays aussi vaste auquel sont rattachés de très nombreux demandeurs de visas camerounais sur le continent américain. Mise en œuvre, une telle réforme opérationnelle assurerait aussi une assez bonne traçabilité sur les opérations financières voire humaines.

Michèle Esso Ebongue, dont la chronique retient essentiellement sa relation familiale avec le ministre d'État Laurent Esso, ne serait-elle pas davantage victime d'un réseau interne au poste diplomatique camerounais de Washington? L'avenir se chargera d'apporter des réponses dans une affaire qui trahit une manière de gestion épicière d'un démembrement important de l'Etat du Cameroun à l'étranger.

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