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General News of Tuesday, 4 May 2021

Source: www.camerounweb.com

La contribution des recettes minières reste encore insignifiante dans le Produit Intérieur Brut (PIB) du Cameroun

plus de 50% du territoire minier reste inconnu plus de 50% du territoire minier reste inconnu

Sur les 441,97 milliards FCFA de recettes budgétaires générées par le secteur extractif, les mines et carrières n’avaient contribué que pour 0,83% pendant que 92% provenaient des hydrocarbures.

La richesse du sous-sol camerounais reste en grande partie méconnue. Les géologues révèlent qu’à la date d’aujourd’hui, plus de 50% du territoire reste inconnu. Au plan purement géologique, la cartographie géologique et les connaissances globales du potentiel minier du pays restent très limitées et apparaissent aujourd’hui dépassées. Les données géophysiques et géochimiques restent insuffisantes pour de vastes régions ou doivent être réinterprétées au moyen de technologies et d’approches modernes lorsqu’elles sont disponibles. Plus étonnant, malgré son énorme potentiel, le secteur minier ne contribue encore que très faiblement à l’économie.

Dans son rapport publié pour le compte de l’année 2017, l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE) indiquait que sur les 624,44 milliards FCFA de paiements effectués par les entreprises extractives, seulement 1,40 % était à mettre à l’actif des mines et carrières. De plus, sur les 441,97 milliards FCFA de recettes budgétaires générées par le secteur extractif, les mines et carrières n’avaient contribué que pour 0,83% pendant que 92% provenaient des hydrocarbures. Bien que produisant et exportant de l’or et du diamant, le secteur minier n’avait contribué cette année-là qu’à hauteur de 0,11% au PIB nominal, 0,01% à l’exportation et 0,21% à l’emploi. Bref, tout le secteur extractif avait contribué en 2017 au PIB à hauteur de 3,33%. Pourtant, ce n’est pas le potentiel qui fait défaut. En juin 2019, le gouvernement a par exemple rendu publique une étude qui révélait la découverte de plus de 300 sites miniers après des fouilles menées sur 18.000 échantillons de roches entre 2014 et 2019. « Après 5 ans d’études avec l’appui de la Banque mondiale, on a mis en évidence, plus de 300 nouveaux gisements dans 5 régions. On aura d’autres résultats qui peuvent même augmenter ces chiffres de nouvelles découvertes à plus de 500 », avait déclaré Fuh Calistus Gentry, expert minier et Secrétaire d’État au ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique. Les terres rares, indiquait-il, sont présentes pratiquement à travers le territoire national. Mais celles déjà répertoriées par les chercheurs sont disponibles dans les régions du Nord-Ouest, de l’Ouest, du Centre, du Nord, de l’Adamaoua et de l’Extrême Nord, sans oublier l’Est, qui était alors jusque-là la seule Région connue pour ses ressources minérales. En rappel, les terres rares sont utilisées dans une multitude d’applications, notamment dans le raffinage du pétrole, la fabrication de verres, de céramiques, de batteries rechargeables, d’éoliennes, de baladeurs numériques. Elles sont utilisées également dans la fabrication d’écrans de téléviseurs et d’ordinateurs, d’ampoules lumineuses ultra-efficaces, de systèmes de radar, de convertisseurs catalytiques, de super conducteurs et d’aimants permanents (notamment utilisés dans les moteurs électriques).En général, les usages sont très spécifiques. En raison de leurs propriétés uniques, l’avenir des terres rares, indique-ton, est prometteur, particulièrement dans le domaine de la haute technologie.

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