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General News of Thursday, 30 April 2020

Source: www.camerounweb.com

La bras de fer entre Atanga Nji et Kamto à la Une du journal français Le Figaro

L'affaire de l'interdiction du projet «Survie Cameroon-Survival initiative» initié par Maurice Kamto pour lutter contre le coronavirus au Cameroun intéresse aussi les Français et les journaux de la France. Le Figaro l'a également traitée. Voici en intégralité, l'article proposé par notre confrère à ses lecteurs.


Le gouvernement du Cameroun veut empêcher la collecte de fonds initiée par le principal opposant Maurice Kamto pour lutter contre le coronavirus, qu'il juge illégale, et ordonne à deux opérateurs téléphoniques de fermer les comptes mobiles ouverts pour cette initiative.

Le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji demande de «procéder sans tarder à la clôture du compte ouvert» par l'association créée par l'opposant Kamto en vue de récolter des fonds, dans des correspondances adressées à Orange Cameroun et MTN Cameroon, consultées par l'AFP. En avril, Maurice Kamto avait annoncé le lancement d'une opération baptisée «Survie Cameroon-Survival initiative», pour récolter des fonds au Cameroun et à l'étranger afin de mener des actions de lutte contre le coronavirus. Depuis, Yaoundé est en ordre de bataille pour contrer cette initiative.


Dans ses lettres, Paul Atanga Nji explique que tout «appel à la générosité publique, pour quelque raison que ce soit, doit être autorisé par» son ministère. Il estime ainsi cette opération «illégale». Mi-avril, il avait déjà saisi le ministre des Finances, l'invitant à saisir à son tour l'Agence nationale d'investigation financière (Anif), un organe officiel de lutte contre la blanchiment d'argent, afin qu'elle ouvre une enquête sur l'opération de Maurice Kamto. Paul Atanga Nji préconisait alors le gel des fonds déjà collectés. Quelques jours avant, il avait écrit à une banque privée, Afriland First Bank, lui demandant de clôturer le compte de l'initiative.

«Nous nous étonnons de la cruauté sans nom et du caractère inhumain des mesures prises ce moment par le ministre de l'Administration territoriale», a réagit à l'AFP Olivier Bibou Nissack, porte-parole de Maurice Kamto. «Ces actions visent à priver le peuple camerounais d'un secours humanitaire dont il a besoin de façon indispensable», a-t-il ajouté, assurant que l'initiative se poursuivra. L'épidémie de coronavirus au Cameroun est l'occasion d'une nouvelle passe d'armes entre la majorité et Maurice Kamto, candidat malheureux à la présidentielle de 2018 qui a passé 8 mois en prison, avant d'être libéré en octobre dernier. L'opposant a essayé de lancer mi-avril une procédure pour faire constater la vacances du pouvoir au Cameroun, estimant «irresponsable» l'absence «prolongée» du président Paul Biya.

Le chef de l'Etat, âgé de 87 ans et au pouvoir depuis 1982, ne s'est pas exprimé à la télévision depuis le début de l'épidémie. Classé parmi les pays les plus touchés par le virus en Afrique subsaharienne, le Cameroun totalisait mercredi soir plus de 1830 cas, dont 61 décès.

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