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General News of Wednesday, 14 April 2021

Source: www.camerounweb.com

La Décentralisation est une aubaine selon Bertin Metsengue

Le militant et communicant du Rdpc pense que les Collectivités Territoriales Décentralisées peuvent fournir de l’énergie électrique qui pourra permettre au Cameroun d’atteindre le seuil énergétique voulu. Lire en intégralité sa tribune.

Le débat sur l’approvisionnement énergétique a refait surface ces dernières semaines au Cameroun a suite de plusieurs jours de délestage constatés dans les Différents réseaux interconnectes.il est clair que le Cameroun doit doubler sa production énergétique pour atteindre les 3000 mégawatts seuil sans lequel aucune industrie ne peut s’adosser. Dans ce challenge quel peut-être l’apport des collectivités territoriales décentralisées?

Alors que le ministre camerounais des Mines Gaston Eloundou Essomba vient d’achever sa mission sous l’impulsion du Premier ministre chef du gouvernement à la suite des hautes instructions fermes du président Biya de régler avant le 12 Avril les délestages constatés dans le pays , il se pose beaucoup de question sur les axes et moyens que peut déployer le pays de Paul Biya pour parachever son plan d’industrialisation mis en route en octobre 2018 lors de l’ouverture de son septennat baptisé les grandes opportunités. Plusieurs pistes de solution ont été prescrites par le président camerounais. La décentralisation, l’intensification de construction des grands barrages et bien sur l’ouverture à la concurrence dans le secteur.

L’hydro électricité, un produit d’exportation à exploiter sans modération !

Le Cameroun est le 2même pays à fort potentiel hydroélectrique en Afrique au Sud du Sahara avec plus de 22000 Mgwts soit plus de 105 milliards de Kwh. Mais le pays a besoin d’un seuil de 3000 Mgwts pour mettre en route le plan Directeur industriel du Renouveau. À ce jour, le pays avoisine une production de 1500 Mgwts dont 1100 ont été produits entre 1985 et 2018. Pour ce faire Paul Biya devait d’abord libéraliser son partenariat économique. Il.lui fallu se battre durant 27 ans (jusqu’en 2009) pour pouvoir se défaire des chaînes du paternalisme. Dès lors Paul Biya a mis en place EDC, le bras séculier énergétique du Cameroun. Celui-ci va se voir confier la construction du Prestigieux barrage de retenue d’eau de Lom pangar 3 milliards de m3 d’eau de capacité. Barrage qui est devenu un cas d’école en Afrique. Des lors que le lit du fleuve Sanaga a été régulé (2017) le pays pouvait donc non seulement rentabiliser les barrages Hydroélectriques déjà existants Song-lulu et Edéa mais aussi pouvait se lancer dans la construction de plusieurs autres sur le lit de la Sanaga et avoir une rentabilité optimale sur toute l’année. Globalement le pays s’est lancé dans la construction de plusieurs grands œuvres énergétiques. Après Mekin, Memvele et Lom pangar, Natchigal est en construction. Pour porter la production à près de 2000 Mgwts. Le pays doit à l’Aube 2035 avoir des excédents de plus de 1000 Mgwts qui serviront à alimenter le grand marché nigérian mais aussi la sous-région Afrique centrale et tout le Sahel qui a des besoins accrue en énergie.

Comment les CTD peuvent y participer ?

Dans les compétences transférées, se trouvent en bonne place la construction des barrages. Tous les arrondissements du Cameroun sont traversés par un cours d’eau. Et donc qui soit potentiellement exploitable sur le plan hydroélectrique. Il va donc de soi que le parachèvement du caractère unitaire décentralisé est un grand catalyseur de la production énergétique pour atteindre le seuil d’industrialisation dont a besoin le pays de Paul Biya. Si des 2/3 des 360 arrondissements se lancent chacun à se doter d’un barrage de 5 Mgwats cela avant la fin de la mandature en cours apporterait 1200 Mgwats et porterait la production globale à 3200 Mgwts en 2025 - 2026. Voilà pourquoi le RDPC et son président ont opté pour la décentralisation plus tôt que le Fédéralisme qui en clair est source de conflit indépendantistes susceptibles d’écarter le pays de son plan d’émergence.

Où sont les hommes d’affaires privées camerounais ?

C’est tout de moins Curieux de voir que les hommes d’affaires camerounais ne s’intéressent guère au secteur de la production énergétique. Pourtant depuis 2011, le pays a libéralisé ce secteur. Seuls les bailleurs de fonds étrangers s’y intéressent. Ils sont chinois, Français et anglais pour le moment. Où sont les camerounais ? Ils sont là à gaspiller les devises engrangées dans les exportations dans leurs opérations d’importation tout azimut de la brocante et de la pacotille chinoise. Ils embourbé dans le "bayam sellam " des produits occidentaux. Mais jamais dans les secteurs porteurs. La loi de 2011 en la matière autorise n’importe quel entrepreneur à construire un barrage l’agrément doit être de moins de 50 millions de Fcfa. Mais personne ne s’y intéresse. Que fait le patronat pour inciter les hommes d’affaires à s y investir ? Il donc temps pour le patronat camerounais d’accompagner les CTD dans la construction de ces barrages pour sortir rapidement de ce déficit qui plombe les efforts du gouvernement en matière de mise en place de son programme d’industrialisation. Trêve de bavardage, de long discours et de " propagande politicienne " place au travail et à l’investissement 2025 sera l’année dévaluation.

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