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Actualités of Thursday, 15 July 2021

Source: Le Quotidien N° 636

La Campost plongée dans une lugubre affaire de sexe et de tentative d’assassinat

Des agents de Campost (illustration) Des agents de Campost (illustration)

Depuis pratiquement deux ans, jour pour jour, Dame Makamte Talla Huguette vit un calvaire et une persécution injustifiée à la délégation régionale de la Campost au Littoral. Cette dernière a été respectivement affectée à la section colisPIC Douala puis au service commercial de ladite délégation. Son péché réside dans le malheur d’avoir rencontré sur son chemin des prédateurs sexuels aux appétits libidinaux démoniaques. Le premier à avoir voulu mettre le grappin sur la jeune compatriote est bel et bien le Délégué Régional de la Campost du Littoral, un certain Aboubakar Maloum, qui dit on est très proche du Directeur général de cette entreprise Parapublique. Ce dernier a promis monts et merveilles à la petite Huguette, mais elle lui a opposé sagement une fin de non-recevoir, ce qui était pour le boss de la région un affront punissable.

Affectée à la section PIC de la Campost Douala, Dame Makamte Talla Huguette va rencontrer un autre bourreau plus féroce, coriace et téméraire qui aime la chair fraîche et comme NICKY Larson, il ne craint personne, surtout si la fille est mignonne. Monsieur Neba Shu Michael est le chef Section PIC de la Campost Douala, il veut piquer tout sur son passage y compris les femmes mariées tant qu’elles sont ses subordonnées, elles doivent se soumettre à la prescription du droit de cuissage et de la promotion canapé. Quiconque s’y oppose sera persécuté. C’est ainsi que ce protozoaire va continuer à dévorer Dame Makamte Talla Huguette du regard, lui faisant des avances les unes aussi hilarantes que les autres, les attouchements malsains à son bureau comme dans les coins et recoins de l’entreprise. Cet harcèlement hideux va pousser la jeune dame à être très réfractaire, impoli et violente à l’égard de son bourreau, qui va se résoudre à lui faire la peau si elle ne cédait pas à ses intempestifs harcèlements sexuels.

Les menaces annoncées par le chef PIC ne se feront pas attendre, puisqu’en l’espace de quelques mois, ce Monsieur va servir à Huguette plusieurs demandes d’explication aux allures d’une comédie nigériane, notamment la demande d’explication N°150/CAMPOST/DG/DRLT/PICC-DLA du 12 novembre 2020 et celle N°131/CAMPOST/DG/DRLT/PICC-DLA du 18 novembre 2020. Face à ces harcèlements à la fois sexuels et professionnels, dame Makamte Talla Huguette va saisir les autorités hiérarchiques, politiques, administratives compétentes aux fins d’intervention. Malheureusement avec le concours de la Direction générale, elle sera condamnée à un retard d’avancement de deux ans à l’issue d’un conseil de discipline où les faits qui lui étaient reprochés n’ont pas pu être démontrés.

Pendant qu’elle s’employait à continuer à aller au lieu du travail malgré la persécution tenace des tenants du pouvoir à la Campost, dame Huguette Makamte va être victime d’une tentative d’assassinat courant mois de janvier 2021. L’une des criminels, interpellée par la foule passera aux aveux complets en révélant que les commanditaires de cet assassinat sont tapis à la Campost. C’est ainsi que cette délinquante aura la vie sauve pour lui permettre de dénoncer ses complices à la Police. Malheureusement, son silence a été chèrement payé.

Notons qu’avant cette tentative d’assassinat, Dame Makamte Talla Huguette avait engagé des démarches judiciaires notamment une sommation en date du 14 décembre 2020 contre Monsieur NEBA SHU MICHAEL. Celle-ci lui ordonnait de cesser toute forme d’harcèlement sexuel sous peine d’être attrait devant le juge Pénal.

Courant Juin 2021, alors que Dame Makamte Huguette se rend au travail normalement et reprend dûment son service, l’un de ses bourreaux le nommé Aboubakar Maloum va suspendre sa reprise de service et déprogrammer son empreinte digitale à l’agence Campost Douala, tout en lui rappelant que la Campost ne va jamais se fatiguer de lui pourrir la vie. D’où la sommation valant mises au points qui sera servie à la Campost par le biais de Maître Tchimdou Mekiage Micheline, Huissier de justice, Commissaire-Priseur à la 6eme charge près la cour d’appel du centre et les tribunaux de Yaoundé dont la teneur relate mieux les faits relatifs à cette affaire :
« Que la Campost ne saurait nier ni disconvenir sauf mauvaise foi manifeste de sa part que la requérante est employée à la Campost, à la délégation régionale du littoral à Douala ;
Qu’elle ne saurait non plus contester que courant début mois de janvier 2021, dame Makamte Talla Huguette était victime d’une tentative d’assassinat à son retour du travail, ce qui dans les mêmes circonstances de temps un médecin en service à l’hôpital gynéco-obstétrique de Douala la mettait en repos médical suite à sa fracture et à ses plaies le 08 janvier 2021 pour une durée de 03 mois, à l’expiration duquel un repos supplémentaire de deux mois et demi supplémentaires lui sont accordés par son médecin traitant ;
Qu’en date du 13 avril 2021, conformément à l’article 32 alinéa 1 de la convention collective, l’employeur a sollicité un contre examen médical par un médecin du travail notamment via la Fondation Sarah Eboumbou, fondation sise à Douala consécutivement au certificat-médico-légal transmis par la requérante en date du 08 Avril 2021 ;
Que du 21 au 23 juin 2021, se sentant remise sur pieds, dame Makamte Talla Huguette a repris son service, à son poste et y étant, elle a assumé entièrement ses tâches comme à l’accoutumé sans heurt ni incident et est retournée chacun de ces jours à l’heure légale de fermeture ;
Qu’en date du 24 juin 2021, elle a constaté que ses empreintes digitales ont été déprogrammées sur l’appareil biométrique materialisant les présences par le service des ressources humaines et ensuite, a été notifiée par monsieur le délégué régional de la Campost d’une correspondance n°0320/CAMPOST/DG/DRLT/SRHJCL du 23 juin 2021, constatant sa reprise effective de service en date du 21 juin 2021 mais « doit se présenter au service médical de la CAMPOST siège en l’occurrence pour confirmation de son aptitude à reprendre service conformément à l’article 18 du règlement intérieur » est-il mentionné ;
Qu’en date du 25 juin 2021, dame Makamte Talla Huguette va se retourner vers son médecin traitant à l’effet de se faire consulter et examiner sur son aptitude à reprendre ou pas le service conformément à l’article 35 alinéa B, (2) du règlement intérieur qui stipule « La reprise du travail est subordonnée à la présentation d’un certificat médical de guérison, sauf lorsque le médecin a indiqué dans son certificat initial la date de reprise de travail et qu’aucun élément nouveau n’est intervenu de nature à reporter à une date ultérieure ladite reprise» ;
Qu’il est mentionné dans ledit certificat médical donc copie a été transmise à la hiérarchie que dame Makamte Talla Huguette « peut reprendre le service » ; Que quelques jours plus tard, la requérante s’est transportée à Yaoundé en date du 29 juin 2021 à l’effet de se faire consulter et examiner, mais l’ayant absenté, rendez-vous sera pris le 30 juin 2021 où le médecin de la Campost lui a demandé d’écrire sur un papier et de soulever une valise, choses qui seront faites excellemment par la requérante puis de s’entendre dire par ledit médecin « ne pas être apte à reprendre le service»; Que cet avis médical contrarie le certificat médico-légal dressé par le médecin traitant et constatant et autorisant la possibilité de reprise de service de la requérante ;
Que dès lors, la requérante réitère son aptitude et sa capacité à reprendre le service, et rassure l’employeur que tout incident qu’il y aurait sur son état de santé n’engagera en rien la Campost si tel serait sa crainte ; Malgré toutes ces interpellations le Directeur général de la Campost a gardé un silence complice. La Campost a choisi la voie du harcèlement sexuel et professionnel. Son objectif est de supprimer ou de détruire la vie de cette pauvre jeune Camerounaise.

Comment comprendre l’attitude du Directeur général de la Campost ? Car dans une entreprise sérieuse, ces fieffés auraient déjà été suspendus ou tout au moins convoqués au conseil de discipline pour une enquête approfondie. » Dame Makamte Talla Huguette crie au ras bol espérant que ces messieurs lui colleront enfin la paix et lui permettront de jouir de son droit de travailler pour être rémunérée à juste valeur, dans la dignité, l’humanité et la citoyenneté.

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