Vous-êtes ici: AccueilInfos2021 04 13Article 588811

xxxxxxxxxxx of Tuesday, 13 April 2021

Source: Investiraucameroun.com

L’État du Cameroun a indûment versé près de 2,5 milliards de primes aux personnels de santé

L’affaire a fait grand bruit dans le pays en 2020. Les médecins et autres personnels de santé du pays ont constaté dans leurs salaires du mois de juillet 2020, une baisse d’un montant de 2400 FCFA. Beaucoup de ces personnels, courroucés, ont aussitôt conclu à une réduction subtile de leurs salaires, « en pleine pandémie du coronavirus », a souligné un journal local. Vérification faite au ministère de la Santé publique, il s’est plutôt agi de la suppression sur les bulletins de solde des agents de l’État concernés, d’une prime de technicité correspondant au même montant, et qui leur était jusqu’ici payée en double depuis 18 ans.

Cette information est confirmée au ministère des Finances, où l’on précise que cette « régularisation» est une conséquence du programme d’assainissement du fichier solde de l’État, qui a pris une vitesse de croisière en 2018, avec le comptage physique des personnels de l’État (Coppe).

Dans ce département ministériel, des sources autorisées révèle que la prime de technicité objet du courroux des personnels de santé déclenchée au Cameroun après le paiement des salaires de juillet 2020, était doublement payée depuis 18 ans à 4490 personnels de santé. Ce qui a fait perdre au Trésor public, apprend-on, une enveloppe totale de près de 2,5 milliards de FCFA sur la période.

A la Une de son édition d’avril 2021, qui vient de paraître et est gratuitement téléchargeable sur notre plateforme, le magazine Investir au Cameroun conclut qu’en matière de gestion des personnels de l’Etat, « un régime minceur s’impose ». C’est que, dans son dossier du mois qui adresse la question de la rémunération des agents publics, votre journal, s’appuyant sur les documents officiels, lève le voile sur le casse-tête que deviennent progressivement les dépenses des personnels de l’État du Cameroun.

En effet, entre tripatouillages du fichier solde, erreurs de calcul volontaires ou involontaires engendrant des paiements indus, ou encore les recrutements massifs à la fonction publique, dont le corollaire est l’alourdissement de la masse salariale ; le Trésor public camerounais consacre une part importante de ces ressources pour garantir la paie et les avantages dus à ses employés.

À côté de ce dossier chiffré, l’édition de votre magazine consacre l’interview du mois à la directrice du Bureau de mise à niveau des entreprises (BMN), au lendemain de l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et de la mise en œuvre de la 5e phase du processus de démantèlement tarifaire dans le cadre des APE avec l’Union européenne.

Dans cet entretien, Chantal Elombat Mbedey esquisse non seulement le bilan de cette structure étatique, indispensable pour la compétitivité des entreprises locales, mais aussi et surtout souligne l’importance pour les créateurs de richesses à se mettre à niveau, dans un environnement économique global de plus en plus concurrentiel, en raison de la chute progressive des barrières douanières entre les États.

Au-delà des deux temps forts sus-mentionnés, l’édition d’Investir au Cameroun d’avril 2021 c’est le rand-up des évènements majeurs qui auront marqué l’économie camerounaise au cours des dernières semaines.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter