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Politique of Saturday, 3 July 2021

Source: www.camerounweb.com

L’honorable Koupit Adamou accuse Paul Biya de protéger les détourneurs de fonds publics

Paul Biya n’est pas sincère dans la lutte qu’il dit mener contre les détourneurs. Paul Biya n’est pas sincère dans la lutte qu’il dit mener contre les détourneurs.

Le Cameroun a engagé depuis plusieurs années la lutte contre la corruption.

Malgré cette croisade contre les détourneurs, la corruption bat toujours son plein.

Le député de l’UDC pense que Paul Biya n’est pas sincère dans la lutte qu’il dit mener contre les détourneurs de deniers publics.

L’honorable Koupit Adamou ne garde jamais sa langue quand il faut dire les quatre vérités au régime de Yaoundé. S’exprimant sur la question du rapport d’audit de la Chambre des comptes dont les conclusions font état de détournements massifs des deniers publics, le député pense que : « c’est tout à fait normal dans un pays comme le Cameroun de voir ce qu’on lit sur le rapport. L’abus des biens publics au Cameroun est devenu la règle. Le vol, les détournements etc sont monnaie courante au Cameroun. C’est une honte que le Cameroun continue à faire cela ».

La complicité de Paul Biya

Sur la question de la lutte contre la corruption telle que menée par Paul Biya, l’honorable Koupit Adamou a une position très tranchée. Il pense que Paul Biya ne veut pas mener une vraie lutte contre les détournements de deniers publics. « Cette situation donne raison à une franche de l’opposition qui estime que le chef de l’Etat ne fait pas assez pour lutter contre la corruption. Il ne le fait pas pourquoi ? Parce que ses collaborateurs sont conscients qu’on peut tous commettre des abus sur les biens publics, mais c’est seulement certains qui seront envoyés en prison. Parfois même, ce sont ceux qui ont commis moins d’abus sur les biens publics qui sont envoyés en prison. Cela fait que les ministres eux-mêmes ne croient à la sincérité du combat », explique le député. Selon le camarade de Patricia Ndam Njoya, les personnalités passibles de pouvoir abuser des biens sociaux « se disent que le motif de culpabilité est ailleurs et non l’abus de biens publics. Vous voyez que le président qui reste le juge de l’opportunité d’engager les poursuites judiciaires contre les détourneurs montre clairement que le problème n’est pas celui des détournements de biens publics, il est peut être au niveau de la loyauté politique. Les gens peuvent ainsi croire qu’on peut abuser des biens publics et aussi longtemps qu’on restera fidèle et loyal au président de la République, on ne sera jamais inquiété ».

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