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General News of Monday, 30 March 2020

Source: Actu Cameroun

Législatives partielles: le Sdf pousse pour obtenir l’annulation à nouveau du scrutin

Le parti de Fru Ndi, pour des intentions inavouées, a introduit auprès de la Cours constitutionnelle de nouveaux recours pour la reprise du scrutin du 22 mars dernier dans les 11 circonscriptions du Nord-ouest et du Sud-ouest.
APRÈS avoir obtenu de la Cour constitutionnelle l’annulation partielle des élections dans le Nord-Ouest et du Sud-Ouest avec pour conséquence la reprise du scrutin dans 11 circonscriptions de ces régions. Ces élections ont finalement eu lieu le 22 mars dernier dans une atmosphère sereine qui a permis aux populations concernées de sortir massivement pour les bureaux de vote fortement sécurisés par les forces de défense et de sécurité. Malgré quelques perturbations et des cas d’intimidations isolés venant des sécessionnistes, l’expression des citoyens s’est fait librement.

Cependant, le Social democratic front (Sdf) a introduit de nouveaux recours en annulation de ce scrutin partiel qui reposent sur les mêmes arguments qui avaient préalablement amené la Cour constitutionnelle à annuler le scrutin dans les circonscriptions de la Menchum Nord, du Bui Ouest, de la Mezam Sud, du Bui Centre, du Bui Sud, de la Mezam Centre, Momo Est, de la Menchum Sud-, de la Momo Ouest et de la Mezam Nord dans la région du Nord-Ouest et le Lebialem, une circonscription de la région du Sud-Ouest.

Les arguments exposés par le parti de la balance pour une nouvelle invalidation du scrutin sont fondés sur le fait qu’une fois de plus, Elections Cameroon aurait, contre les dispositions du code électoral, procédé au regroupement des bureaux de vote en « centres » de vote, sans prendre des dispositions pour informer les électeurs sur le déplacement de ces bureaux de vote, rendant ainsi difficile l’identification des bureaux de vote par les électeurs.

Certains cadres de ce parti arguent une fois de plus que, les élections ne se sont pas déroulées dans ces circonscriptions compte tenu de la situation sécuritaire qui ne va pas vers l’apaisement. Les populations, compte tenu des menaces et intimidations venant de certains hors-la -loi, ne sont pas sorties pour voter, on a créé des centres de vote au lieu des bureaux de vote tels que stipulé par la loi.

Des prétextes fallacieux selon certains analystes politiques qui pensent que c’est une façon pour le Sdf de masquer son échec programmé et sa nouvelle défaite à ce scrutin partiel à l’issue duquel ils risquent d’en sortir pas même avec une portion rachitique, des informations à bonnes sources laissant d’ailleurs entrevoir un raz-de-marée du Rdpc, en passe de faire main basse sur les 11 circonscriptions enjeu.

On peut dès lors s’interroger sur ces manœuvres dilatoires du Sdf, qui cache mal son incapacité à avoir la main mise sur sa base naturelle où il a perdu du terrain, du fait de la duplicité de son discours sur les tensions sociopolitiques qui endeuillent ces régions en crise. Sa connivence et sa proximité supposées où réelles avec les réseaux sécessionnistes ne se traduisent-elles pas dans ces tergiversations à laisser courir sereinement et à terme, ce processus électoral qui se veut clair et sans irrégularité ?

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