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General News of Thursday, 16 July 2020

Source: Actu Cameroun

Kribi : le maire fuit un procès qu’il a intenté


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La première audience de l’affaire qui oppose le premier magistrat de la ville balnéaire au groupe La Nouvelle Expression et Equinoxe n’a pas eu lieu hier a été reportée au 19 Août prochain. Le maire, pourtant plaignant, a semé le tribunal.

Le mercredi 15 Juillet a cristallisé les attentions tant à Kribi que sur le plan national. L’affaire qui défraie la chronique oppose le Maire de la ville, Guy Emmanuel Sabikanda au journaliste, Correspondant du Groupe La Nouvelle Expression et Equinoxe dans le Sud et Promoteur de Radio Espoir. Le premier accuse le second de diffamation, déclarations mensongères, injures, propagation de fausses nouvelles et outrage à une autorité publique. Le procès a drainé toute la corporation des journalistes en service à Kribi, sous la houlette du Syndicat National des Journalistes du Cameroun.

Appelé à l’audience à 11h10, le journaliste s’est présenté seul à la barre pendant que le plaignant lui-même brillait par son absence. Le magistrat Parfait Aye Ngong, Président de céans, a entrepris d’identifier l’accusé avant de prononcer la report au 19 août 2020 pour paiement des 50 000 Fcfa de consignation


Un procès de l’Océan

Le journaliste a commis un article de presse, qui s’avère être un procès de tout un département dans iequel un clic de personnes impose sa loi au mépris des lois et des autorités établies, plongeant les populations dans la peur et dans des intrigues byzantines.

Pour comprendre ce procès qui s’est au Tribunal correctionnel de Kribi. et qui oppose Joseph Abena Abena PDG de Radio Espoir et Représentant Régional du Groupe Équinoxe TV et Nouvelle Expression dans la cité balnéaire de l’Océan et le Maire de la Ville Guy Emmanuel Sabikanda, il faut convoquer non seulement les Faits relatés dans l’article incriminé, les Chroniques dont ce journaliste a seul le secret, mais surtout l’histoire des interminables intrigues L’article querellé est une véritable pyramide inversée que l’on apprend dans les écoles de journalisme.

Un journaliste au bord de la retraite, pour qualifier cet article écrit : «sur le plan professionnel, au de-là des considérations éditoriales, cet article fait autorité . il ne s’appuie que sur les faits ». L’article parle d’une jeune dame de la diaspora, s’appuyant sur un conseiller municipal et non moins adversaire politique de l’équipe régnante dans la ville, veut réaliser un projet de loisir au nord de la ville, proche de la mangrove de Mpalla, le Maire de la Ville s’en rend compte, s’y oppose, appelle le Procureur qui lui dit que c’est de la compétence du Préfet.

Le Maire appelle le Préfet en urgence, qui débarque sur les lieux lui-même au volant de sa voiture de fonction au vue de l’urgence signalée II s’étonne à haute voix de voir que le Maire qui l’a appelé est absent. Après la visite du site, le Préfet convoque une réunion dans ses services, où le Maire refuse d’y assister. Le Préfet enverra plusieurs fois ses collaborateurs. Peine perdue. C’est ce fait que décrit le journaliste dans cet article intitulé « Le Maire de la Ville Humilie le Préfet».

Mais le journaliste cite une succession d’autres faits d’actes de « désobéissance civile ou politique» assez graves. Ce qui provoque une attention particulière sur la personne du Maire qui reçoit des appels les plus insoupçonnés. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, qui conduit. . à la citation directe et des menaces de destruction de l’immeuble qui abrite sa petite radio, sous le prétexte que ce bâtiment manque de permis d’implantation.

Pour les observateurs, Il y a manifestement dans ce procès de Joseph Abena Abena, un plan machiavélique de réduire complètement au silence ce journaliste iconoclaste Ce qui aura une conséquence inévitable sur le musèlement de la presse : Abena sera en prison et sa radio réduite en poussière. Ses 15 employés seront au chômage, et la ville se portera dans la « quiétude ».

Le SNJC saisissant l’occasion de cette injustice, par son président national Dénis NKWEBO, a rendu officiel un communiqué dans lequel, il exige un certain nombre de garanties aux autorités D’abord, il invite le préfet du département de l’Océan qui est au centre des faits à l’origine de l’article à problème à témoigner à ce procès.

Ses principaux collaborateurs, ainsi que des forces vives de l’océan qui avaient vécu les faits sont également invités à contribuer à la manifestation de la vérité ensuite, demande aux autorités administratives de prendre les mesures urgentes pour assurer la protection des journalistes exerçant dans leurs différentes unités de commandement où bon nombre de professionnels de média subissent de multiples menaces, des intimidations et des agressions dans le cadre de leur travail ; et enfin, interpelle une fois de plus le gouvernement de la République du Cameroun à tenir tous ses engagements sur le plan national et international relativement au respect de la liberté de la presse.

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