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General News of Tuesday, 21 January 2020

Source: CL2P

Kondengui: le meurtre programmé des 'prisonniers de luxe'

La vérité après les évacuations à l'étranger de l'industriel Yves Michel Fotso, puis de l’ancien premier ministre Inoni Ephraïm voudrait que l'on dise enfin aux Camerounais que nombre de ces prisonniers politiques communément présentés comme des "prisonniers de luxe", à l'instar de l'ancien secrétaire général à la Présidence de la République Jean-Marie Atangana Mebara admis aux urgences à Yaoundé, du Ministre d'État Marafa Hamidou Yaya (qui a partagé la même chambre d'hospitalisation que M. Fosto), des anciens ministres Polycarpe Abah Abah, Urbain Olanguena Awono, et bien d’autres encore sont tous dans un état de santé critique, voire parfois à l'article de la mort, nécessitant pour tous des évacuations en urgence pour raisons humanitaires.

Nous arrivons en effet à la limite d'une propagande malsaine officielle, endossée puis répandue par l'écrasante majorité des Camerounais, qui a notamment consisté à banaliser la détention arbitraire de certaines personnalités, maintenues dans des conditions particulièrement dégradantes et inhumaines parfois dans des casernes de l'armée, car suspectées d'être de potentiels rivaux à l'omnipotent dictateur Paul Biya (87 ans, 37 années au pouvoir).

Qui devra assumer la responsabilité de tous ces meurtres perpétrés en silence au nom de la prétendue lutte - au demeurant légitime - contre la corruption endémique au Cameroun? Pas uniquement Paul Biya ...

Parce que nous alertons l'opinion publique camerounaise et internationale sur cette triste réalité depuis au moins deux (02) décennies, et constatons amèrement les ravages de la mémoire sélective sur fond de compassion ethno-tribale, dans un pays où le crime de sang est aujourd'hui profondément ancré dans les mœurs politiques.

Et certains ont fait semblant de s'étonner de l’intolérance affichée par ce régime à l’égard de son principal opposant Maurice Kamto et à tous ses camarades d'infortune .... Qu'ils entérinent enfin que dans une tyrannie implacable comme celle-ci, personne n'est en réalité à l'abri de l'arbitraire judiciaire et carcéral, au pire de la mort subite ou en détention.

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