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General News of Tuesday, 2 June 2020

Source: journalducameroun.com

Kondengui: le cri de détresse de l’avocat de Bernadette Mebe Ngo’o


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L’épouse de de l’ancien ministre de la Défense n’aurait pas, selon son avocat, observer la quarantaine de 14 jours requise pour les personnes fraîchement libérées de cette maladie.
Bernadette Mebe Ngo’o n’est pas loin d’une réinfection au Covid-19. Son avocat Me Félicité-Esther Zeifman, rapporte qu’après avoir été soignée à l’Hôpital central de Yaoundé, Mme Mebe Ngo’o a été remise sans quarantaine, dans la cellule où elle a certainement contracté le vilain virus.

« Dimanche 26 avril, elle est déclarée positive au COVID-19 et est prise en charge. Deux (02) semaines après, soit le 11 mai, elle est déclarée négative. Elle effectue son confinement de 14 jours au même endroit ; ce qui n’est pas normal eu égard les risques de réinfection. Elle était en attente d’affectation d’une chambre pour la prise en charge de ses autres affections », explique son avocat.

Le Conseil de Bernadette Mebe Ngo’o rapporte des scènes « d’injustices » dont est victime sa cliente. Et qui d’après elle pourrait nuire davantage à sa santé présentée comme très fragile. « Elle avait rendez-vous à l’hôpital général le 22 mai pour une hospitalisation. Contre toute attente, une escouade lourdement armée est allée la sortir manu militari de son confinement à l’hôpital central et ce, malgré l’opposition farouche du personnel médical et hospitalier qui a tenté sans succès d’expliquer aux gardiens de prison que l’on ne ramène jamais une personne précédemment atteinte de Covid-19 dans son foyer de contamination surtout qu’il s’agit de la prison centrale de Yaoundé connue pour être un foyer actif de Covid-19. Elle a été physiquement et verbalement brutalisée. Toutes les personnes qui ont été évacuées au même moment qu’elle sont toujours en confinement à l’extérieur ».

Dans l’enceinte de la prison centrale de Kondengui, Bernadette Mebe Ngo’o à qui la justice reproche des détournements de fonds publics, serait la risée de tout le monde. « Elle est ainsi stigmatisée tant par les autres détenues que par les autorités pénitentiaires. Elle sera alors contrainte de dormir à la belle étoile. Ce traitement est inhumain. Il pose le problème de la dignité humaine des détenus dans les prisons camerounaises. Il viole le principe de la présomption d’innocence dont jouit encore Madame MEBE. Il viole le droit fondamental qu’est le droit à la santé dont jouit tout citoyen camerounais », dénonce Me Félicité-Esther Zeifman

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