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Actualités Régionales of Saturday, 8 May 2021

Source: www.camerounweb.com

Kidnapping: toujours pas de nouvelles du chef du Centre de Réconciliation et Réintégration

Kum Henry fait un mois et un jour aux mains de ses ravisseurs Kum Henry fait un mois et un jour aux mains de ses ravisseurs

• Kum Henry est toujours aux mains de ses ravisseurs

• Au moins 04 agents du conseil de Kumbo ont été kidnappés par des présumés sécessionnistes

• Les « Bui Warriors » sévissent dans cette unité administrative


Le chef du Centre de Réconciliation et Réintégration des ex combattants sécessionnistes ambazoniens de Bamenda a passé un mois et un jour depuis qu'il a été enlevé dans sa résidence à Ndamukong à Nkwen, Bamenda.

En effet, kidnappé le mercredi 7 avril 2021 par des hommes armés soupçonnés d'être des combattants sécessionnistes ambazoniens, Kum Henry fait un mois et un jour aux mains de ses ravisseurs. Depuis son kidnapping, aucune information n'a été diffusée sur le lieu de sa détention, mais les sources internes disent que les ravisseurs ont demandé 10 millions de FCFA pour obtenir sa libération. Le silence suspicieux de la hiérarchie du Centre de Réconciliation et Réintégration et du gouvernement pourrait être un témoignage clair que ce dernier ne négocie pas avec les ′′terroristes".

Kum Henry, un transfuge de l'opposition, qui milite désormais dans les rangs du parti au pouvoir avait déjà été menacé à plusieurs reprises par les séparatistes. Il était donc une cible et l'on s'étonne de la faiblesse de du dispositif de sécurité pour protéger ce dernier à Ndamukong, dans le chaudron de la crise anglophone.

Au moins 04 agents du conseil de Kumbo kidnappés par des présumés sécessionnistes

Au moins quatre agents de la commune de Kumbo, situé dans la région du Nord-ouest, ont été kidnappés par des présumés combattants séparatistes. Et cinq jours après l’on n’est toujours sans nouvelles de ces derniers. Lors de la visite du gouverneur Adolph Lele Lafrique dans la commune dans le cadre de la célébration du 40e anniversaire de vie sacerdotale de Monseigneur George Nkuo, évêque du diocèse de Kumbo, le maire Mborong Venasius n'a pas caché son inquiétude face à la recrudescence des attaques des sécessionnistes dans la commune dans le deuxième trimestre de cette année. De son côté, le gouverneur Adolph Lele Lafrique a déclaré que, sur la base des rapports de sécurité qui lui ont été envoyés, les choses sont sous contrôle dans la Division Bui, la population déplacée étant de retour progressif chez elle. Il a saisi l’occasion pour saluer la population pour sa collaboration sans fin avec les forces de défense et de sécurité afin de rétablir la paix. Il a aussi reconnu que les enlèvements rampants, les menaces et l'utilisation d'armes à feu par des combattants séparatistes sont toujours courants.

Les « Bui Warriors » sévissent dans cette unité administrative

Dans cette unité administrative sévit les « Bui Warriors », une des plus puissantes milices séparatistes de la région du Nord-ouest. Ce groupe armé est responsable de nombreuses attaques dans la ville de Kumbo et de ses alentours et impose un implacable « lockdown (ville morte, NDLR) » dans la zone. C’est cette milice qui était à l’œuvre dans le kidnapping du cardinal Tumi et du Fon (chef traditionnel, NDLR) de Nso, début novembre 2020. Placés sous l’autorité de l’Interim Governement (gouvernement intérimaire de l’Amazonie amené par Samuel Sako Ikome, basé aux États-Unis), les Bui Warriors avaient à l’origine le « général » séparatiste Chacha. Ce dernier a été neutralisé par l’armée le 26 janvier 2020. Il faut dire que sous la houlette de ce chef de milice, les Bui Warriors ont mené plusieurs attaques contre des factions rivales et de nombreux civils. En janvier 2020, ils attaquent un groupe armé, de l’Ambazonia Defence Force et font prisonnier un de leur chef, « general Big Number ». Quelques jours plus tard, profitant de cette guerre fratricide, l’armée mène un raid à Likakom non loin de Kumbo contre un camp des Bui Warriors. C’est au cours de cette attaque que Chacha va être tué.

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