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General News of Wednesday, 17 March 2021

Source: www.camerounweb.com

Kamto est politiquement mort; Libii se pointe à l'horizon - Édouard Bokagné

Édouard Bokagné dans ses analyses, a décidé de faire une autopsie des partis politiques camerounais et leurs acteurs. Notre analyste qui se veut pourtant neutre a plutôt une vision assez alambiquée de la lutte que se livrent les partis politiques au Cameroun. Tenez, à propos du SDF, il trouve tantôt que le parti politique est mort et après quelques lignes dit que ce parti n'est pas mort.

Pour ce qui est du MRC, Édouard Bokagné est catégorique. Pour lui, ce parti politique et son premier acteur sont morts. Et pourtant, il suffit de voir comment le pouvoir montre ses muscles à chaque fois que ce parti initie des activités publiques pour comprendre que notre analyste a sa propre vision des choses. Une vision pas claire, une vision colorée d'une couleur qu'il ne faudrait pas citer. Après tout, n'est-ce pas son droit d'avoir sa vision des choses?

Voici pour vous quelques extraits de son analyse. Bonne lecture


'Bisbilles dans la fratrie des mourants qu'est le SDF entre les députés Osih et Nintcheu. C'est une querelle tout à fait normale dans un parti politique effectuant une transition à sa tête : le National Chairman Ni Fru Ndi s'en va. Et ce qui se joue, c'est sa succession. À coups de mots crus ou tout simplement verts...Le SDF se meurt, disais-je ; d'une lente agonie née de son échec de 1992, duquel il ne s'est jamais remis, dont il a toujours refusé de tirer les bonnes leçons. Il n'a jamais effectué son introspection ; lui qui a refusé de percevoir la dynamique du combat de leader d'opposition dans un pays où règne un pouvoir dominant. Il a, comme le font les oppositions en Afrique, cédé à la facilité de jeter ses torts sur l'en-face et sur le verbiage contestataire tant de fois ouï sans jamais produire autre chose que l'échec. Pourtant, quand le SDF s'est présenté au pays, que d'espoirs n'a-t-il pas suscités ! En lui, alors, s'étaient incarnées les aspirations à la mue si souvent voulue et tant de fois manquée'.

'La question de savoir si le SDF avait gagné en 1992 ou non importe moins que celle de savoir s'il pouvait effectivement régner. Et la réponse est non. Le SDF de l'époque était caractérisé par deux composantes. L'une était porteuse de l'aspiration fédérale et des désidératas de notre famille anglophone et, insurrectionnelle, l'autre ne voulait que la contestation.
Le fief de la première était Bamenda et celui de la seconde, Douala. C'est pour désarmer son opposition interne que le leadership du SDF promut - et parachuta - Osih. Il se rendait ainsi coupable de ce mal qu'il a tant de fois reproché à son adversaire le pouvoir : refuser de passer la main aux Francophones, une fois constaté que la houlette anglophone ne menait à rien.
Osih pouvait-il être le messie, l'union tant de fois demandée du Camerounais idéal qui fédère les deux aspects de qui nous sommes ? Il s'est en tous cas efforcé de l'être ou de le devenir. Mais il paraissait au mauvais moment, à cette période de lassitude où ceux qui ont trop attendu vont voir ailleurs : les siens, dans leur douloureuse crise et le socle de Douala, vers la renaissance proposée par le MRC'.

'Vous saurez, ainsi, que le succès de celui-ci s'est bâti sur l'effondrement de celui-là. Et vous comprendrez, par-là, le rapprochement logique et inévitable entre Nintcheu et le MRC sur fond de démantèlement du SDF. Le coup de théâtre du boycott des législatives a retardé l'agonie.
S'il n'avait eu lieu, on eût vu un coup de théâtre plus spectaculaire : la forte transhumance du bloc de Douala, constitué pour l'essentiel des natifs de l'Ouest, vers la renaissance. On peut même se demander si le SDF aurait survécu dans l'aire francophone si le MRC était là'.




'Mourant, le SDF n'est pourtant pas mort. Il lutte pour sa survie et le fait efficacement. La guerre Osih-Nintcheu est, de ce point de vue, le signe d'une profonde vitalité interne. Il n'est qu'à voir l'intérêt que cet affrontement suscite pour le MRC dont les militants espèrent une fédération qui redonnerait une chance à leur leader hors-jeu désormais et de son fait.
Le pouvoir, en l'effort de contenir l'intrusion envahissante des Occidentaux dans ses affaires intérieures, n'est pas fâché du soutien républicain, (mais intéressé), que lui apporte Osih. Le National Executive, lui, est surtout soucieux d'ordre et de cohésion. Toute en douceur, (mais avec des mots violents), la lutte se joue. Avec en toile de fond, l'avenir de l'opposition. Maurice Kamto est politiquement mort. La météore Libii se pointe à l'horizon...Les Nordistes s'organisent déjà...Le RDPC est dans le creux de la vague, sans imagination. L'avenir pourrait bien être entre les mains du SDF. Mais celui-ci se meurt...'

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