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General News of Wednesday, 12 August 2020

Source: Cameroon Info

Justice: le frère aîné d'Idriss Déby réclame 4,8 milliards de FCFA à Paul Biya

Selon le président-directeur général de l’entreprise tchadienne Société nouvelle d’études et des réalisations (SNER), ce montant représente les dommages et intérêts après avoir été refoulé «sans raison» de l’aéroport international de Douala en 2017.
4,8 milliards de FCFA. C’est la somme que réclame Daoussa Déby, président-directeur général de l’entreprise tchadienne Société nouvelle d’études et des réalisations (SNER), et frère aîné du président tchadien, Idriss Deby Itno, à l’Etat du Cameroun.

Cette somme représente les dommages et intérêts après avoir été interdit d’entrée au Cameroun en 2017. En effet, relate le quotidien Le Messager dans son édition du mercredi 12 août 2020, Daoussa Déby avait été refoulé le 30 janvier 2017 de l’aéroport international de Douala. «Pourtant, il venait au Cameroun dans le but de signer des contrats relatifs à plusieurs marchés à savoir: la construction du marché Congo à Douala, les logements sociaux de Nyassa à Douala, la réhabilitation de la route Maroua-Bogo entre autres», peut-on lire.

Face à ce qu’il qualifie d’humiliation, Daoussa Déby saisit le délégué général à la Sureté Nationale (DGSN), le ministère de l’Administration Territoriale, l’ambassade du Tchad au Cameroun et la police des frontières. «Mais en feed back, c’est le blackout. C’est alors qu’il décide de déposer une plainte au Tribunal administratif de Yaoundé le 11 septembre 2018 afin d’être rétabli dans son droit et son honorabilité», renseigne le journal.

Deux ans après, le plaignant obtient gain de cause. Le président-directeur général de la SNER est désormais libre de séjourner au Cameroun. La sentence a été prononcée le 5 août 2020 par la Cour Suprême du Cameroun, selon des sources du journal.

Daoussa Déby est accompagné dans cette procédure par un collectif d’avocats composé de Me Arthur Djoumessi, Eveline Bome et Terence Selamo. «Cette décision nous redonne confiance en la justice camerounaise parce que nous avions en face de nous des institutions fortes de la République du Cameroun. Nous devons croire en nos institutions parce que si le fond du dossier est bon et bien monté, nos juridictions vont dire le droit», confie Me Eveline Bome, membre du collectif en charge du dossier, dans les colonnes du journal.

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