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General News of Thursday, 18 February 2021

Source: mimimefoinfos.com

Justice: Bolloré à nouveau mis K.O par la presse

Le verdict est tombé hier au tribunal de Première Instance, Centre Administratif de Yaoundé après 5 mois de procès. «Irrecevable». C’est le prononcé de la sentence par le Président du Tribunal de Première Instance, statuant en matière correctionnelle.

Le magistrat s’est appuyé sur l’une des exceptions soulevées par la défense qui stipulait qu’en matière de délits de presse, le défaut de citer l’organe de presse, civilement responsable, est une cause de nullité absolue. La loi pénale, d’après les hommes en robe noires tient compte, non seulement du fond mais également de la forme dans le cadre des procédures.

C’est au mois de Septembre 2020 que la société Kribi Conteneur Terminal (KCT) saisit la justice pour incriminer l’article «Port de Kribi. LE DECLIN DE BOLLORE PROGRAMME» de diffamation. Elle cite son ancien Directeur Général Adjoint, intervenant dans le journal comme expert, le Directeur de publication, ainsi que l’auteur de l’article.

L’article relate les relations tendues entre KCT et le Port Autonome de Kribi, sur le paiement des taxes contractuelles.


Défaite contre 'Mediapart'

La cour d’appel de Versailles en France a finalement tranché et estimé que l’enquête de Médiapart sur le groupe Bolloré était « sérieuse et suffisante » donc a relaxé le média français d’investigation après sa condamnation pour diffamation. La pomme de discorde a muri après la publication d’un article jugé « à charge » publié en 2016 et intitulé « Comment le groupe Bolloré a ruiné deux entrepreneurs camerounais ».

Emmanuel Tordjmann, avocat de Mediapart, se félicite de ce revirement de la justice en faveur de son client Médiapart dont le directeur de la publication du site d’information, Edwy Plenel, et la journaliste Fanny Pigeaud avaient été condamnés en première instance en Janvier 2019 après la publication d’une enquête livrée dans un dossier sous le titre : « Comment le groupe Bolloré a ruiné deux entrepreneurs camerounais ».

Se confiant à RFI, l’homme de droit a indiqué que « le fondement de la décision de relaxe, prononcée à l’égard de Mediapart, repose sur le fait que la liberté d’expression est une valeur essentielle démocratique. Et surtout, elle reconnaît que la base factuelle sur laquelle s’était appuyé Mediapart pour publier son article, était sérieuse et suffisante. C’est un dossier qui est assez ancien, mais ça qui est intéressant, c’est que finalement l’information n’a pas d’âge. Lorsqu’elle contribue à un débat d’intérêt général, vous imaginez bien que le point de savoir comment, en réalité, un des plus grands groupes français se comporte au Cameroun, même si l’information est ancienne, elle constitue un fait que le public est en droit de savoir (…) », a indiqué Me Emmanuel Tordjmann.

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