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Politique of Friday, 29 January 2021

Source: Actu Cameroun

Justice: Alain Fogue Tedom traîne le SED au tribunal militaire

Le trésorier national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun accuse M. Etoga Galax Yves Landry et ses collaborateurs des faits d’arrestation et séquestration arbitraires, tortures, traitements cruels et dégradants. Il a engagé une procédure judiciaire contre les concernés devant le Tribunal militaire de Yaoundé.

Trois mois après son incarcération à la prison centrale de Yaoundé, Alain Fogue Tedom, trésorier général du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), arrêté le 21 septembre 2020 au domicile de Maurice Kamto, sort de ses gongs. Il veut en découdre avec M. Etoga Galax Yves Landry, le secrétaire d’Etat chargé de la gendarmerie et certains de ses collaborateurs. Lesquels seraient à l’origine de ses malheurs. Il a ainsi décidé de poursuivre ces personnalités pour arrestation et .séquestration arbitraires, tortures* traitements cruels et dégradants devant le Tribunal militaire de Yaoundé. C’est en tout cas ce qui ressort d’une plainte adressée au commissaire du gouvernement (procureur de la République) de cette juridiction le 21 janvier 2021.

Dans sa plainte dont Kalara a obtenu une copie, M. Fogue Tedom Alain est revenu sur le contexte et les conditions de son interpellation et de sa garde à vue dans les différentes unités de gendarmerie et au Secrétariat de la défense (SED) avant de demander au parquet du Tribunal militaire d’ouvrir une enquête sur les faits décriés afin de renvoyer en jugement M. Etoga Galax Yves Landry et ses collaborateurs pour répondre de leurs actes.



Le plaignant explique avoir été interpellé dans la nuit du 21 septembre 2020 au domicile de Maurice Kamto, président du MRC à la veille «d’une marche pacifique» que cette formation politique, plusieurs autres partis politiques sympathisants et certaines organisations de la société civile devaient organiser une marche pacifique à travers le pays le 22 septembre 2020 en vue de revendiquer : la fin de la guerre civile dans les régions anglophones et la réforme consensuelle du système électoral. Il dit s’être rendu au domicile du leader du MRC au quartier Santa Barbara à Yaoundé sur appels téléphoniques du commissaire de sécurité publique du 6ème arrondissement de Yaoundé, puis du colonel Joël Emile Bankoui, chef de la sécurité militaire du Mindef, qui l’invitaient à venir aider les forces de sécurité à calmer une situation qui menaçait de dégénérer.





Il raconte y avoir trouvé de nombreux policiers commandés par les commissaires divisionnaires M. Nga Didier, chef de la division régionale de la police judiciaire du Centre, M. Medou Thierry, commissaire central n°1 de la ville de Yaoundé venus à la suite, selon M » Fogue Alain, d’un incident provoqué par une voiture de police, qui, dans une manœuvre avait renversé une des personnes présentes dans les lieux lui causant des blessures graves. Et c’est dans la foulée que « les policiers ont chargé, torturé, amené vers des destinations inconnues des jeunes, non armés, qui faisaient office de lanceurs d’alerte devant la résidence du président du MRC».


Miliciens patriotes
L’homme politique précise que lesdits jeunes assistaient Maurice Kamto et sa famille menacés de mort par un groupe de miliciens, membres du Mouvement des Patriotes sans que les forces de sécurité, pourtant alertées, ne les inquiètent. Alors qu’il y était resté pour apporter assistance à un «des éléments de la sécurité militaire (Semil) légèrement blessé au doigt, Alain Fogue, dit avoir été enlevé et conduit sans aucun à la légi&n de gendarmerie du Centre où il a été interrogé pour flagrance d’insurrection, attroupement non autorisé, puis retenu contre ma volonté de 1 h 30 mn à 6h.

Alors que logiquement, il s’attendait à être relâché ou à être déféré au parquet, il a été plutôt remis, sans aucune justification judiciaire possible au service central des recherches judiciaires écrit M. Fogue. Ce dernier indique y avoir été torturé, maltraité du 22 septembre au 3 novembre 2020. Il souligne par ailleurs que les responsables du SED l’ont empêché de comparaître devant le juge de l’habeas corpus (le juge des libertés) prolongeant ainsi son calvaire pour être jeté illégalement en prison.

Raison pour laquelle, le trésorier national du MRC a décidé de saisir le Tribunal militaire qu’il juge compétent pour connaître de cette affaire, d’après l’article 8 du code de justice militaire qui dispose que «des infractions de toute nature commises par des militaires ou par le personnel civil en service dans les forces de défense , avec ou sans co-auteurs ou complices civils, soit à l’intérieur d’un établissement militaire, soit dans l’exercice de leurs fonctions, de toutes les infractions connexes à celles visées ci-dessus».

Pour lui, les tortures, traitements cruels et humains dont il a été victime sont contraires à la constitution camerounaise qui dispose que : toute personne a droit à la vie et à l’intégrité morale. Elle doit être traitée en toute circonstance avec humanité. En aucun cas, une personne ne peut être soumise à la torture à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants». Une affaire à suivre.

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