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General News of Friday, 16 April 2021

Source: camerounweb

Jean Collins Oyono Enguele donne raison aux putschistes de 1984

Selon ce natif du Dja et Lobo, l’on peut donner raison aux putschistes du 06 avril 1984 qui avaient voulu renverser le pouvoir de Paul Biya. Lire en intégralité sa sortie.

TANT QUE YAOUNDE RESPIRE, LE CAMEROUN VIT

Il m’est particulièrement pénible et douloureux de m’adresser à tous ceux qui, comme moi, ont été des témoins privilégiés de l’accession de Son Excellence Paul BIYA à la Magistrature Suprême, au mois de Novembre 1982. Tour à tour ébloui et subjugué par le héros de cette année magique, notre compatriote, Jojo NGALLE, composa cette chanson dont le refrain a été entonné sous toutes les gammes, dans toutes les villes et dans tous les villages de notre pays : « Chassons les démons ! Â bas les jaloux ! Avec Paul BIYA, nous avons le travail ; avec Paul BIYA, nous avons la justice ; avec Paul BIYA, nous avons le progrès… Tout le Cameroun, derrière Paul BIYA ! Soutien total ! (…) Général Pierre SEMENGUE, soutien total ! La police nationale, soutien total ! ». Cette chanson est apparue comme la plus belle riposte à ce discours des putschistes du 6 Avril : « L’armée nationale vient de libérer le peuple camerounais de la bande à BIYA : de leur tyrannie, de leur escroquerie, de leur rapine incalculable, inqualifiable ».
 dire vrai, lorsque Son Excellence Paul BIYA accède aux plus hautes dignités de l’Etat, à l’âge de 49 ans, non seulement, il est tout nouveau tout beau, mais aussi, tout sucre tout miel. Symbole du succès, Son Excellence Paul BIYA, ce béni des dieux, assis sur le toit de la République, devient aussitôt l’incarnation de tous les espoirs de la jeunesse camerounaise.

Le 12 Août 1985, le Président Paul BIYA salua l’arrivé du Pape Jean Paul II, à Yaoundé, la ville maîtresse au pays du char des dieux, par ces termes : « Très Saint Père, vous êtes l’incarnation de la justice, de la dignité et de l’espérance des peuples ». Sans doute, le Président Paul BIYA considérait-il son illustre hôte comme un modèle d’exemplarité.
Quelques années plus tard, lors d’une visite officielle en terre française, le Président Paul BIYA accorda, le 21 Juillet 1990, une interview à Yves MOUROUSI de Radio Monté Carlo qui lui posa alors la question suivante : « Monsieur le Président, quel souvenir souhaiteriez-vous qu’on garde de vous ? » Et le Président Paul BIYA de lui répondre : « Je voudrais que l’histoire retienne de moi l’image de l’homme qui a apporté, à son pays, la démocratie et la prospérité »
Coup de théâtre, après cette mémorable déclaration, qui avait rassuré les populations camerounaises, quelles ne furent pas la stupéfaction des uns et la déception des autres, en entendant le Président Paul BIYA basculer dans un ton ironique, dans un style sarcastique, avec des piques du genre :
- « Je suis le meilleur élève de la France » ;
- « Quel changement voulez-vous ? Voulez-vous changer l’homme par qui le changement est venu ? » ;
- « Tant que Yaoundé respire, le Cameroun vit » ;
- « Qui sont-ils, ces apprentis sorciers ? » ;
- « Ne dure pas au pouvoir qui veut, mais qui peut ».
Aujourd’hui, après 38 ans de magistère, se pose cette question pour le moins évidente : qui de Jojo NGALLE ou des putschistes du 6 Avril 1984 avait raison ? Quoi qu’il en soit, tant pis, si le pauvre Edgar Alain MEBE NGO’O pousse des gémissements, au fond d’un cachot sombre de Kondengui, puisque tant que Yaoundé respire, le Cameroun vit. Tant pis, si le Pr. Gervais MENDO ZE, la mort dans l’âme, souffre des affres de l’ingratitude de celui-là même pour qui il a passé toute sa vie à chanter des louanges, puisque tant que Yaoundé respire, le Cameroun vit. Tant pis, si la jeunesse camerounaise, abandonnée à elle-même et tourmentée par l’oisiveté et le chômage, sombre dans la précarité et la misère, puisque tant que Yaoundé respire, le Cameroun vit. Tant pis, si la crise du Nord-ouest et du Sud-ouest continue à faire couler tant de salive, tant de sueur, tant de larmes et tant de sang, puisque tant que Yaoundé respire, le Cameroun vit. Tant pis pour le Cameroun, si les apparatchiks de ce régime sont gracieusement payés, pour glorifier leur créateur, sous la supervision du Pr. Jacques FAME NDONGO, puisque tant que Yaoundé respire, le Cameroun vit.

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