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Actualités of Tuesday, 10 August 2021

Source: www.camerounweb.com

'Je veux comprendre ceux qui montent sur les Shakiro, c'est la sorcellerie'

Un homosexuel Un homosexuel

• Les débats autour de l'homosexualité animent les discussions formelles et les réseaux sociaux depuis quelques jours.

• Ceci à cause de la présence de Begono et Paulin au Cameroun.

• L'agression de Shakiro en rajoute une couche.


Dans une publication sur sa page Facebook, Fosting Nzodjou pose une question sur les pratiques homosexuelles que plusieurs Camerounais se sont certainement déjà posées. Pourquoi un homme doit monter sur un autre homme?

'J'ai n'ai de problème avec les transgenres comme Shakiro. Mais je veux comprendre ceux qui montent sur eux. C'est la sorcellerie!', écrit Fosting Nzodjou, cadre MRC.

Naturellement, le sujet intéresse beaucoup de Camerounais. Et le débat est bipolarisé autour de cette question épineuse.

D'un côté, vous avez ceux qui cautionnent et défendent les LGBT comme Me Alice Nkom qui le font ouvertement. Bien entendu, il y a aussi ceux qui le font dans l'ombre.

De l'autre, vous avez ceux qui sont hostiles à l'homosexualité. Et c'est là que se trouve la plupart des Camerounais. Clairement, le Cameroun dans sa majorité a dit non à cette pratique. Au-delà du refus, se pose une autre question: est-ce une pratique mystique? Quel est ce besoin que peut éprouver un homme pour qu'il veuille monter sur un autre homme comme lui? C'est dans cette logique que se place l'interrogation de Fosting Nzodjou.
En effet, beaucoup de Camerounais voient dans l'homosexualité des pratiques mystiques et magico-anales qui se développeraient en même temps que la prolifération des sectes.

Selon une étude publiée par Wikipédia, les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT) au Cameroun font face à des situations que ne connaissent pas les citoyens non-LGBT. Les relations entre personnes LGBT y sont notamment criminalisées.

'Chez les Bafia, l'homosexualité était considérée comme une «coutume nationale» et elle était vue comme la suite logique de l'amitié entre adultes. Les Bafia appelaient l'acte de pénétration anale entre adolescents «ji’gele ketön».Depuis les années 1990 au sein des métropoles de Yaoundé et de Douala, les jeunes hommes qui ont des rapports sexuels avec d'autres hommes ont adopté l'identité Nkoandengué. Un nom composé de deux anthroponymes masculins ewondo (Nkoa et Ndengué) signifiant «ce que font deux hommes» et qui englobe l'acte sexuel entre deux hommes et ceux qui le pratiquent. Pour une partie de cette minorité invisible, le fait de s'identifier en tant que «gay» est vu comme un moyen de se donner de l'importance auprès des expatriés occidentaux', écrit Wikipédia

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