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General News of Wednesday, 9 September 2020

Source: www.camerounweb.com

Insurrection: Kah Walla annonce une grande manifestation

La leader du CPP réaffirme ce matin son désir de faire tomber le régime Biya par la rue.

Dans un appel à la mobilisation, Edith Kah Walla annonce la tenue d'une énorme manifestation dans les prochains jours. "Comme nous l'avons annoncé depuis le 21 Août, nous allons manifester. Toutes les mères de la Nation vont organiser des manifestations non violentes pour demander de cessez-le-feu. Rejoignez-nous en écrivant à Stand Up For Cameroon sur WhatsApp au +237 651786311", annonce édith Kah Walla.


Opposante du régime Biya, Kah Walla a toujours défendue l'idée d'une grande mobilisation de la rue pour faire tomber le régime Biya.


L’insurrection démarre le 22 septembre

La convocation du corps électoral pour les prochaines élections régionales a poussé le MRC à mettre sa menace à exécution. Le porte-parole de Maurice Kamto, Bibou Nissack a annoncé sur sa page Facebook que la révolution démarre le 22 septembre 2020.

« 22 Septembre 2020 / 22 September 202 #CameroonRevolution #PaulBiyaDoitPartir », a-t-il publié. Pour l’heure personne ne sait la forme que prendra la révolution annoncée par Maurice Kamto. Plus sources proches du MRC indiquent cependant que les manifestations en gestation seront pacifiques.

Atanga Nji de plus en plus menaçant

Dans un communiqué qu'il a rendu public quelques minutes après le décret de Paul Biya convoquant le corps électoral pour les élections régionales, le ministre de l’Administration territoriale du Cameroun menace Maurice Kamto et ses militants, si ces derniers mettent à exécution leurs menaces de renverser le régime.

Face aux menaces, le camp RDPC choisit de montrer les muscles. Pouvait-il en être autrement ? Puisque depuis le camp MRC et alliés ont choisi de ton de la menace, il fallait en effet s'y attendre.

'Ces menaces ne sont pas tombées dans des oriels de sourds. Je tiens une fois de plus, à rappeler que le ministère de l'Administration Territoriale est chargé du maintien de l'ordre et de la protection des personnes et de leurs biens, de l'encadrement des activités des partis politiques, des ONG entre autres. Aucun écart de comportement ne sera toléré de quelque parti politique que ce soit ou de qui que ce soit', écrit le Minat dans son communiqué.

Les dernières menaces d’Atanga Nji font sortir les cades et sympathisants du MRC. Après le porte-parole de Maurice Kamto, Bibou Nissack, c’est le tour de Me Christian NTIMBANE BOMO de répondre à Atanga Nji. "une simple fumée neutralise les abeilles », a-t-il publié sur sa page Facebook, faisant allusion au proverbe d’Atanga Nji qui dit qu’on ne te touche pas à l’essaim d’abeilles si on ne sait pas courir.

CamerounWeb vous propose l’intégralité des menaces d’Atanga Nji

Mesdames et Messieurs des Médias, Le Président de la République, S.E. Paul BIYA, a convoqué ce jour, lundi 07 septembre 2020, dans le strict respect des dispositions légales, les collèges électoraux pour l’élection des Conseillers régionaux. Ce scrutin aura lieu, le dimanche 06 décembre 2020. L’élection des Conseillers régionaux est l’ultime étape dans la mise en place des institutions prévues par la Constitution. Au sortir du bureau de vote le 09 février dernier à l’occasion du double scrutin législatif et municipal, le Chef de l’Etat avait clairement laissé entrevoir la tenue imminente du scrutin dont les collèges électoraux viennent d’être convoqués. S.E. Paul BIYA déclarait alors et je cite : « Quand les élections municipales auront pris fin, on aura à élire les Conseillers régionaux. C’est le grand pas vers une démocratie plus développée. Je n’en suis que satisfait et je remercie les Camerounais de m’apporter leur dynamisme, leur concours à la marche de cette grande démocratie »fin de citation. L’élection des Conseillers régionaux marquera aussi l’aboutissement d’un cycle électoral débuté le 25 mars 2018 avec l’élection des Sénateurs en passant par l’élection présidentielle d’octobre de la même année et les élections législatives et municipales du 09 février 2020. La fin de ce cycle permettra au Président de la République, S.E. Paul BIYA, de se consacrer totalement à la mise en œuvre du Programme des Grandes Opportunités pour lequel il a été plébiscité par le peuple camerounais, le 07 octobre 2018.

Mesdames et Messieurs des Médias, Le renforcement de la décentralisation est une demande forte du peuple camerounais souverain et maître de son destin. Elle fait partie des recommandations du Grand Dialogue National. L’approfondissement du processus de décentralisation implique donc la tenue de l’élection des Conseillers régionaux, du reste très attendue par l’immense majorité des Camerounais. Le Ministre de l’Administration Territoriale, en sa qualité d’Agent du Gouvernement dans les processus électoraux, accompagnera comme d’habitude, l’échéance à venir en mettant à la disposition de Elections Cameroon (ELECAM), organe indépendant chargé de l’organisation matérielle des scrutins, tous les instruments légaux, notamment le fichier de la chefferie traditionnelle, dans les délais prescrits par la loi en vue d’une élection transparente et crédible. Comme lors des précédents scrutins, en particulier l’élection présidentielle du 07 octobre 2018 et les élections législatives et municipales du 09 février 2020, le Ministère de l’Administration Territoriale apportera à ELECAM un encadrement sécuritaire optimal pour que l’élection des Conseillers régionaux se déroule sur toute l’étendue du territoire national de manière sereine. En effet, il nous est revenu que certains responsables de partis politiques, en perte de vitesse ont lancé des mots d’ordre irresponsables en posant des préalables pour la tenue de l’élection des Conseillers régionaux, faute de quoi ils engageront des actions visant à déstabiliser les institutions républicaines et contre Celui qui les incarne, S.E. Paul BIYA. Évidemment, ces menaces ne sont pas tombées dans les oreilles de sourds. Je tiens une fois de plus à rappeler que le Ministre de l’Administration Territoriale est chargé du maintien de l’ordre, de la protection des personnes et de leurs biens, de l’encadrement des activités des partis politiques, des ONG, entre autres. Aucun écart de comportement ne sera toléré de quelque parti politique que ce soit et de qui que ce soit.

Mesdames et Messieurs des Médias, Permettez-moi de rappeler un certain nombre de dispositions légales qui seront immédiatement activées au cas où des politiciens véreux et irresponsables oseraient poser la moindre action visant à perturber l’organisation du scrutin du 06 décembre 2020. Il s’agit notamment de :

La loi N°2016/007 du 12 juillet 2016 portant Code Pénal : Article 111: Au sujet de la sécession dispose en son alinéa 1: Est puni de l’emprisonnement à vie celui qui, en temps de paix, entreprend par quelque moyen que ce soit de porter atteinte à l’intégrité du territoire. L’Article 114 qui traite de la Révolution dispose: Est puni de l’emprisonnement à vie, celui qui tente par la violence, soit de modifier les lois constitutionnelles, soit de renverser les autorités politiques instituées par lesdites lois ou de les mettre dans l’impossibilité d’exercer leurs pouvoirs.

La loi N°90/55 du 19 décembre 1990 portant régime des réunions et des manifestations publiques : Article 6: (01) : Sont soumis à l’obligation de déclaration préalable, tous les cortèges, défilés, marches et rassemblements de personnes et, d’une manière générale toutes les manifestations sur la voie publique.
Article 8: (01) : Le Sous-préfet qui reçoit la déclaration en délivre immédiatement récépissé. (02) Toutefois, s’il estime que la manifestation projetée est de nature à troubler gravement l’ordre public, il peut, le cas échéant : • lui assigner un autre lieu ou un autre itinéraire ; • interdire par arrêté qu’il notifie immédiatement au signataire de la déclaration au domicile élu.

Mesdames et Messieurs des Médias,
Sous la conduite éclairée de Son Excellence Paul BIYA, le Cameroun a toujours privilégié une démocratie de rassemblement et non d’exclusion. Dans Son humanisme légendaire et usant de ses prérogatives constitutionnelles, Son Excellence Paul BIYA avait ordonné il y a quelques mois, l’arrêt des poursuites judiciaires contre un responsable de parti politique et ses affidés qui avaient gravement violé la légalité républicaine. En ordonnant l’arrêt des poursuites, le Chef de l’Etat avait voulu donner une chance historique a ce leader de parti politique de se détourner des raccourcis antidemocrat1ques devenu son sport favori. Après avoir pris part au scrutin présidentiel, le responsable de ce parti politique a, contre toute attente et au grand dam de ses militants, décidé de ne pas participer au double scrutin législatif et municipal du 09 février 2020.

De ce fait, ils se sont volontairement mis, lui et son parti, hors du jeu des institutions républicaines. En démocratie, tout le monde le sait, la légitimité politique ou républicaine s’acquiert dans les urnes et non à travers les réseaux sociaux ou dans la rue. Ceux qui, par faux calculs politiques, trouvent des prétextes fallacieux pour se soustraire des consultations électorales, doivent aussi avoir le courage d’assumer les conséquences de leur choix suicidaire. Refuser de participer aux élections et prétendre défendre les intérêts du peuple camerounais sans mandat électif, est une imposture qui ne saurait prospérer au Cameroun. Nous y veillerons. Après le double scrutin du 09 février 2020, de nouvelles forces politiques ont émergé. Elles participent chacune à sa manière au jeu démocratique comme l’a toujours voulu Son Excellence Paul BIYA, Grand Architecte de la démocratie apaisée au Cameroun. Je saisie donc cette occasion pour lancer une sévère mise en garde aux politiciens sans scrupule, en quête d’une hypothétique notoriété, contre tout agenda visant à perturber la tranquillité des camerounais avant, pendant et après l’élection des Conseillers régionaux. C’est l’occasion de préciser que l’arrêt des poursuites judiciaires ne signifie aucunement l’extinction des charges qui avaient motivé la mise en détention préventive des présumés coupables.

En cas de nouveau faux pas, notamment l’incitation à la rébellion, le compteur judicaire de ceux qui ont bénéficié de l’arrêt des poursuites sera remis à zéro. Le rouleau compresseur du maintien de l’ordre se mettra immédiatement en branle et sans complaisance. Tous les fauteurs de trouble, quels qu’ils soient, répondront de leurs actes devant les instances judiciaires compétentes. En tout cas, les récalcitrants auront été suffisamment prévenus. En cas de troubles à l’ordre public, les autorités administratives prendront des mesures appropriées suivant un nom de code qui leur sera communiqué sur les identités des meneurs. Pour terminer, je voudrais rappeler cette métaphore : « En tapant sur une ruche d’abeilles, vous savez ce qui vous attend lorsque vous ne pouvez pas fuir.» J’espère avoir été suffisamment clair. Je vous remercie de votre attention.

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