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Crime & Punishment of Friday, 4 December 2020

Source: Actu Cameroun

Insécurité : le cache-nez, masque des brigands

Pendant que l’épidémie de coronavirus fait des ravages, certaines personnes profitent des kits de protection comme le masque pour faire leur sale besogne.

Martine Mengue, résidante du quartier Nsimeyong à Yaoundé, a été victime d’une agression le week-end dernier dans un taxi, alors qu’elle revenait de son lieu de service. Son bourreau, vêtu d’un masque chirurgical, d’une écharpe, d’un bonnet bleu et des lunettes de soleil, s’est emparé de son sac à main au moment où ce dernier est arrivé à destination. Malgré les multiples efforts, l’hôtelière n’a pas pu identifier le monsieur avec lequel elle a pourtant cheminé pendant plus d’une heure.

« Lorsque j’ai emprunté le taxi, j’ai trouvé le monsieur confortablement installé. Avec la crise sanitaire actuelle, c’est normal que les gens arborent des masques et je ne me suis pas inquiétée de son accoutrement. Surtout qu’à coté de cette pandémie, il y a le climat actuel qui impose des vêtements chauds. C’est ainsi que nous avons roulé normalement jusqu’à ce qu’il demande qu’on le dépose et c’est à ce moment qu’il a tiré mon sac et s’en est allé. Le chauffeur a dû garer pour essayer de le suivre, hélas », explique la victime.

Le phénomène de vol et de braquage à visage caché, n’est peut-être pas nouveau mais avec l’avènement du coronavirus qui impose le port, du masque de protection, il a pris de l’ampleur. Pendant que certains cherchent à se protéger contre l’infection du virus, d’autres personnes, même les plus insoupçonnées se cachent derrière cet outil pour dépouiller de nobles citoyens qui gagnent dignement leur vie par l’abnégation au travail.

Dans les lieux publics, transports de masse et dans les maisons d’habitation,’ des personnes déguisées commettent des forfaits sous ces accessoires. Henri, jeune boutiquier raconte les mésaventures qu’il subit au quotidien dans son alimentation, située au quartier Obili. « Il y a des jeunes qui arrivent portant leurs cache-nez et qui se présentent pour des clients. Ils passent leurs commandes ; pendant que je me retourne pour les servir, ils ramassent certaines choses et fondent dans la nature. Du moment où leurs visages sont voilés, il est difficile de les identifier », rapporte le jeune débrouillard.

Face à la gravité de la situation, les experts de la sécurité appellent à la prudence en ces temps de crise et d’incertitude. « Nous en appelons à la vigilance générale. Il faut dénoncer les personnes ayant des comportements suspects pour permettre à la police d’anéantir ces voleurs de circonstance. Il faut le préciser, les braquages prennent de l’ampleur surtout en ce moment. Le contrôle, tant social que policier, doit être maximal pour mettre fin à cette vague au plus vite », indique l’inspecteur de police, Paul Abena.

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