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General News of Tuesday, 2 February 2021

Source: Actu Cameroun

Insécurité: 2020, année par excellence des violations des droits de l’homme

C’est ce qui ressort du rapport de la 28ème session de la Commission nationale des droits de l’homme.

Pour le Pr James Mouangue, «l’année 2020 aura été une année difficile pour les droits de l’homme au Cameroun, en raison notamment des problèmes sécuritaires, des catastrophes naturelles et de la pandémie du nouveau coronavirus». En faisant cette déclaration lors de la 28ème session ordinaire de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés, le président par intérim bouclait le 22 décembre 2020, une année qui aura vu la commission elle-même repousser la tenue de cette session.

Le premier motif de ces reports étant justement la pandémie du coronavirus qui sévit dans le monde depuis plus d’un an et qui a touché le Cameroun la première fois en mars 2020. Situation sanitaire qui a imposé des mesures-barrières résumées en un confinement des citoyens, restreignant ainsi les libertés individuelles et collectives, la réduction des activités et le pouvoir d’achat, la fermeture des frontières,…

Avec comme corollaire principale la faim, comme l’avait souligné le président par intérim de la Cndhl. Dans le même registre des catastrophes naturelles, la Cndhl mentionne les glissements de terrains à Gouache, les inondations dans les régions du Nord, du Littoral, de l’Ouest, de l’Extrême-nord et du Sud-ouest, «qui ont fait des milliers de victimes civiles et affecté plusieurs droits humains, notamment le droit à la vie, le droit au logement, le droit à l’alimentation, le droit à l’éducation, etc »,



Mais au-delà de cette catastrophe qui a priori n’est pas due à l’action directe de l’homme, la noirceur de l’année 2020 sur le plan des droits de l’homme est davantage le fait des tristes évènements de Ngarbuh (tuerie des enfants dans la nuit du 13 au 14 février 2020), la mort en détention du journaliste Samuel Wazizi que l’armée suspectait de terrorisme,. l’assassinat ignoble de 7 élèves à Kumba, le 24 octobre 2020, les atrocités commises par les groupes armés indépendantistes contre des civils, les attaques contre des Boboros dans l’Adamaoua et le Nord-ouest, la recrudescence des attaques de Boko-Haram dans l’Extrême-nord,…


Paul Biya entre aveux et engagements

Le tortionnaire dans ces différents cas n’est pas le même. Pour ce qui relève du gouvernement, les autorités gouvernementales qui devraient réagir officiellement au rapport de la Cndhl, préfèrent renvoyer le reporter aux différentes sorties de Yaoundé à chaque situation ; mais surtout au discours de fin d’année 2020 du président Biya. En invitant ses compatriotes à renouer avec le respect des mesures-barrières, le président admet une faille : «L’attention que nous avons dû porter à la situation sanitaire ne nous a pas empêchés de nous consacrer aux autres tâches essentielles liées à la gestion de notre pays, c’est-à-dire : assurer la sécurité et la paix sur toute l’étendue de notre territoire national, consolider’ notre processus démocratique, » enfin, poursuivre la réalisation de notre programme de développement sur les plans économique, social et culturel», a affirmé Paul Biya.

Pour ce.qui est des crimes, exactions et autres violations des droits humains par des groupes armés, Paul Biya, qui salue l’engagement des forces de défense et de sécurité, promet que «ces crimes qui choquent la conscience humaine, ne resteront pas impunis. Tous les coupables seront recherchés sans relâche, et traduits devant la justice».

Non sans rappeler que «la tenue du Grand dialogue national, a accéléré la mise en œuvre d’une ambitieuse politique de décentralisation qui comporte notamment, pour nos régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, l’accession à un statut spécial tenant compte de leurs spécificités et de leurs aspirations», pour ce qui est spécifiquement de la guerre dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. En tendant toujours la main aux combattants. Pour ce qui est des Forces de défense et de sécurité impliquées dans les violations des droits de l’homme, le Mincom avait déjà indiqué en son temps au’ils sont poursuivis devant le- tribunal militaire et seront punis conformément à la loi.

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