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General News of Wednesday, 26 August 2020

Source: Actu Cameroun

Inondations : pourquoi le régime ne fait que constater les dégâts sans apporter des solutions ?

A l’observation, les inondations et les catastrophes qui surviennent dans le pays suscitent toujours beaucoup d’émotion des pouvoirs publics qui multiplient des descentes sur le terrain pour faire des constats. Mais après, les solutions adéquates deviennent des serpents de mer.

En Octobre 2019, nous assistions médusés à la catastrophe de Gouache à Bafoussam. Catastrophe qui a emporté plusieurs compatriotes parmi lesquels des enfants. A l’époque, les militants du Cameroon People’s Party (Cpp) affirmaient qu’il n’était pas possible de rester indifférents face à ce drame. Ces derniers déclaraient que le meilleur hommage à ces victimes était de tirer toutes les leçons de ce drame et d’introduire des changements dans notre fonctionnement.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, «où en sont les dispositifs étatiques pour éviter les éboulements, les inondations, les ruptures de digues?», s’interroge le secrétaire général du Cpp. Il estime qu’à ce moment où nous entrons pleinement dans la saison des pluies, période à risque pour des populations vivant dans des zones, précaires, «sommes-nous au niveau de chaque ville entrain de prendre les mesures pour les populations évoluant dans les zones à risque? Qu’est ce que nous sommes entrain de faire maintenant pour éviter les éventuels futurs «Gouache»? Nous saisissons cette période de risques accrus pour les populations pour remettre sur la table des idées sur lesquels travailler».

Urgence

A court terme, pense l’interlocuteur, pour réduire la possibilité de catastrophes du type «Gouache», il s’impose la mise à jour des études sur les différentes zones-à risque sur l’ensemble du territoire en général, dans les zones à forte densité de population en particulier; l’identification et la réinstallation des populations déplacées dans des espaces sécurisés, le développement et la mise en application d’un plan d’évacuation des populations vivant dans les zones à risque, la dotation des organismes en charge de la prévention et de la gestion des catastrophes de ressources humaines, matérielles et financières leur permettant de se déployer sur l’ensemble des sites jugés dangereux ou à risque, la mise à jour et l’élaboration des plans de réponse aux catastrophes sur l’ensemble du territoire national.

A moyen et long terme, propose Franck Essi, il sera absolument nécessaire d’appliquer de maniée effective les plans d’urbanisme et d’occupation des sols sur l’ensemble du territoire national; de développer un système plus efficace pour gérer l’installation des populations dans les centres urbains du fait de l’exode rural; développer des systèmes de gestion des villes plus efficaces pour empêcher et/ou mettre fin au phénomène d’installation

anarchique des populations dans des zones à risques; développer des systèmes plus efficaces pour l’octroi des différents permis et certifications relatifs aux problématiques de l’habitat dans nos villes; améliorer la coordination entre les différents intervenants dans la gestion des villes (Il faut clairement que des changements soient apportés à la façon dont se coordonne les ministères, les services déconcentrés de l’Etat et les communes d’arrondissement dans la mise en oeuvre des politiques de l’habitat, écrit le Sg du Cpp); une éducation régulière des populations à travers différentes stratégies d’information et de formation de ces dernières sur les divers risques qu’elles encourent et les exigences de la loi qui doivent être respectées; une véritable gestion participative des municipalités qui permet d’identifier les problèmes en avance, de trouver des solutions ensemble avec la population, d’obtenir l’adhésion de la population dans la mise en application de ces solutions.

Or, si ces mesures avaient été prises après le drame de Gouache et des leçons tirées, on aurait à coup sûr, évité les conséquences de la pluie torrentielle de vendredi dernier.

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