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Actualités Régionales of Thursday, 27 May 2021

Source: La Nouvelle Expression

Inondation : les habitants du quartier Bamileké dans l’eau

Si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, les dégâts matériels sont importants Si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, les dégâts matériels sont importants

La pluie diluvienne qui s’est abattue récemment sur la ville d’Ebolowa après 18 heures a causé beaucoup de torts, notamment aux habitants du quartier Amand VI. De nombreuses maisons ont été détruites et d’autres envahies par les eaux. Si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, les dégâts matériels sont importants.

Depuis le retour des pluies, les habitants dudit quartier sont en détresse. Face à ces inondations dont ils sont victimes, ils ne savent plus à quel saint se vouer.

Selon eux, c’est pour la première fois depuis des dizaines d’années qu’ils se sont installés dans ce quartier, devenu un cauchemar.

Ils accusent la société forestière Cameroon United Forest (Cuf) qui après avoir repris les actifs de la société Karyanis, a entrepris le remblayage du marécage que l’Etat leur a attribué pour agrandir leur domaine : «Depuis 1980 que nous sommes installés ici, nous n’avons jamais vécu ce genre d’inondation. Il y a plus de deux ans que la Cuf remble ce marécage lequel a réduit considérablement le lit de la rivière Bengo, empêchant l’eau de bien circuler, que nous avons commencé à subir ce problème d’inondation et maintenant c’est pire», soutient une sexagénaire, victime.

Les cours tout comme les maisons sont inondées d’eau. A l’intérieur, le mobilier et autres meubles sont submergés. Seules les images accrochées au mur ont pu échapper à la furie des eaux. «De retour de l’église vers 20 heures, j’ai trouvé que dans mon saloon et dans les chambres, les chaises, les salons, les canapés et lits subissaient la fougue des eaux en furie. Je ne peux plus rien récupérer. L’eau était montée jusqu’au niveau des cuisses. Nous avons dormi à la belle étoile. Dieu merci que mes enfants ne se sont pas noyés», déplore une autre victime. L’évacuation des eaux dans la maison à l’aide des sceaux n’a pas apporté grande chose, certains ont décidé de déménager certains effets.

Malgré leurs multiples plaintes contre cette société forestière, cause de leur souffrance, les autorités locales sont restées de marbre. «Cela fait plus de deux ans que nous avons rencontré le préfet et le sous-préfet à ce sujet. Les autorités ne peuvent rien faire, ces elles qui ont autorisé la Cuf de faire ce travail. N’oublions pas que cette société leur verse beaucoup d’argent et nous le bas peuple, nous souffrons, on va faire comment», poursuit-elle.

A la société Cameroon United Forest (Cuf), sous cape, un des responsables affirme mordicus que : « C’est l’indiscipline des certains habitants qui est à l’origine de cette inondation. Nous nettoyons régulièrement le lit de cette rivière, mais malheureusement, certains ont construit et mènent des activités sur le lit du ruisseau, faute de passage, l’eau est obligée d’envahir partout.

A la communauté urbaine d’Ebolowa, cette situation préoccupe. Et pour parer au plus pressé, en attendant la délocalisation de la Cuf située en plein centre-ville, le maire de la communauté urbaine d’Ebolowa, le Dr Daniel Edjo’o envisage d’abord le déguerpissement des populations de ce site qu’il qualifie de marécageux. «L’entreprise est restée dans leur domaine attribué par l’Etat. Elle contribue à libérer le lit de la rivière. Nous avons des populations qui sont installées dans ce marécage, même si la Cuf venait à partir demain, ces populations seront toujours menacées. D’ici juin, nous allons lancer une vaste campagne de libération de cette zone marécageuse occupé par les uns et autres», a souligné le maire, le Dr Daniel Edjo’o.

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