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Actualités of Friday, 7 May 2021

Source: www.camerounweb.com

Indignation : une mère et sa fille enfermées à l’hôpital central de Yaoundé

Une mère et sa fille enfermées à l’hôpital central de Yaoundé play videoUne mère et sa fille enfermées à l’hôpital central de Yaoundé

• Une mère et son enfant sont détenues à l'hôpital central de Yaoundé

• L’hôpital réclame 70 000 francs CFA

• L'emprisonnement des clients insolvables est récurrent au Cameroun


Une mère et son enfant vivent un calvaire à l'hôpital central de Yaoundé. Faute de moyens financiers, la jeune mère de 18 ans n'a pas été en mesure de régler ses frais d'hospitalisation. Elle et sa petite fille sont retenues dans le centre hospitalier pendant deux mois. Selon nos sources elles doivent 70000 francs CFA à l'hôpital.

Regard désemparé, cette jeune maman ne sait plus à quel saint se vouer, la venue au monde de sa fille qui devrait lui procurer le bonheur, a transformé sa vie en un cauchemar. L'hôpital central de Yaoundé exige le règlement de la facture de 70 000 francs CFA avant la libération de la jeune mère et sa fille.

Sans moyen financier ni soutien, le nouveau-né et sa mère vivent des donations des bonnes volontés. Le père de l'enfant selon nos sources a abandonné sa nouvelle famille et est introuvable. Un appel à générosité est lancé sur les réseaux sociaux pour venir en aide à cette jeune dame et son enfant.

Ce n'est pas la première fois que l'Hôpital central de Yaoundé retient des femmes et enfants pour non payement des frais de prestation. Déjà en 2009, les responsables de cet hôpital public étaient accusés d'avoir créé un lieu de détention des patients insolvables dénommé « Kossovo ».


« Avec ma carte d’invalidité, je croyais qu’on pouvait réduire mes frais, mais on m’a dit que ça ne marchait pas, relate Carine. Nous étions vraiment abandonnées. Certaines m’ont dit qu’elles étaient là depuis trois mois, d’autres depuis deux semaines. La nuit, certaines dormaient sur les trois lits que comptait la salle, et la majorité sur des nattes et matelas étalés à même le sol. On ne pouvait pas sortir hors de l’hôpital, les vigiles veillaient», racontait une ex locataire de ce lieu de détention.

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