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General News of Tuesday, 28 January 2020

Source: Actu Cameroun

Incident au Lycée d’Ayos: des versions contradictoires notées

«J’ai reçu un coup de fil du commissaire de sécurité publique, consécutivement à une plainte de menace de mort concernant un élève de ce lycée, qui était déjà même au niveau du commissariat. Alors, je suis descendue, parce que ce n’était pas la première fois», ce sont des mots du sous-préfet, Mireille Sandrine Ngo Mbe suite à l’incident qui s’est produit le 22 janvier 2020 au sein du lycée bilingue d’Ayos (Centre).

Que s’est-il réellement passé dans cet établissement ce mercredi 22 janvier 2020? Cette question est dans tous les esprits. Les acteurs de cet incident qui semble créer un débat passionnant donnent des versions contradictoires dans un reportage diffusé par la chaîne de télévision privée, Canal 2 International, deux jours après les faits.

«Lorsque j’ai vu la dame arriver, la première chose qu’elle a demandé, c’était de savoir qui moi je suis. Je me suis normalement présenté. Elle m’a dit qu’elle avait une enquête inopinée; qu’elle voulait non seulement sévir dans ma salle de classe, mais elle voulait aussi causer avec les élèves. Mais, je lui ai rappelée que j’étais en situation d’évaluation et que, à défaut de revenir, si elle pouvait me permettre au moins de retirer les copies des enfants.

C’est comme cela que la dame me bouscule en me demandant de sortir. Elle m’a bousculé, je me suis adossé au mur pour garder mon équilibre», a expliqué à son tour Stève Ondoua, l’enseignant de philosophie impliqué dans l’incident tandis que l’autorité administrative persiste dans son démenti.

«Quand j’arrive devant la salle de M. Ondoua, je me présente à lui et il me dit tout de suite, ‘‘vous n’entrez pas madame’’. Je l’ai donc poussé avec la pomme de ma main en disant, ‘‘monsieur, reculez’’, comme on fait avec l’enfant. C’est comme ça qu’il m’empoigne, il me jette sur les élèves du premier banc. J’ai juste eu le temps d’attraper sa cravate et de m’agripper à lui», a-elle-confié.

L’enseignant sera alors interpellé sur ordre de Mme Ngo Mbe et conduit à la brigade de gendarmerie. Il y sera détenu pendant plusieurs heures, jusqu’à l’arrivée du préfet du Nyong-et-Mfoumou, Ernest Samuel Christian Ebelle, qui a ordonnera sa libération.
Cependant, des éléments de contradiction ont été notés. Le principal est le fait que le sous préfet ait dit avoir rencontré le chef de l’établissement à son arrivée au lycée alors que le proviseur, Daniel Soko, dit être étonné d’une descente de l’autorité dans son lycée sans qu’il n’ait été informé.

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