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General News of Wednesday, 28 April 2021

Source: La Nouvelle Expression n° 5455

Imprimerie nationale : Angeline Florence Ngomo au chevet d’un malade

L’ex secrétaire générale du ministère du Tourisme a été nommée à la tête de cette structure mardi.

Dans un décret rendu public ce lundi, le président de la République nomme le Pr Angeline Florence Ngomo, Présidente du conseil d’administration (Pca) de l’imprimerie nationale du Cameroun. L’ancienne secrétaire . générale du ministère du Tourisme et des loisirs (Mintou!) remplace à ce poste Moïse hfgae Moubeke qui est décédé en octobre 2019 à l’âge de 83 ans, quatre ans après le décès de l’ancien directeur général Gabriel Nna Abessolo. Il a donc fallu deux ans au président Paul Biya pour se souvenir de cette entreprise pourtant très importante dans le fonctionnement de l’Etat du Cameroun

C’est à une universitaire que Paul Biya confie le dpstin de cette entreprise orpheline de son Pca et à la santé fragile. Angeline Florence Ngomo est dïplômép de l’université de Paris 2 où elle a soutenu en 1989 une thèse sur le thème «Le projet de code des sociétés de l’UDEAC : étude d’une réforme ». La juriste a vendu son talent à l’université de Douala, à l’université de . Dschang, à l’université de

Ngaoundéré, à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam), à l’Université catholique d’Afrique centrale (Ucac). Par ailleurs,’cêiîe qui est membre de l’institut international de droit d’expression et d’inspiration françaises (Idef), a occupé le poste de chef de la cellule juridique du ministère de l’Enseignement supérieur

(Minesup) de février 1999 à 2008 lorsqu’elle est mutée secrétaire générale du Mintoul. Jusqu’à 2020, année qui l’a vue quitter le poste. A peine un an après, le Pr Angeline Florence Ngomo est rappelée de son repos, aux hautes fonctions de la république. Cette fois-ci comgie médecin auprès d’un malade : l’imprimerie nationale.

Une entreprise en perpétuelle crise
Même si’ l’imprimerie nationale s’est dotée d’une logistique à la pointe de la technologie en 2018, elle reste un malade qui peine à sortir de l’agonie. Le 13 novembre 2017, alors que le pays s’apprête à lancer le compte-à-rebours pour l’élection présidentielle d’octobre 2018, le personnel de l’imprimerie nationale entame un mouvement de grève, pour réclamer le paiement de deux mois d’arriérés de salaire.

à Madagascar
Les précédents mois ont été épongés à la faveur de telles menaces, parfois en miettes. Les dirigeants de la structure, eux, accusaient alors les clients de ne pas payer à temps les prestations fournies. En mars dernier, les opérateurs de la filière bois menaçaient de laisser exploser leur courroux face au travail au ralenti à euxjmposé par l’indisponibilité de certains documents sécurités que l’imprimerie nationale devait soumettre au ministère en charge des forêt qui devraient conditionner la relance de leurs activités.

Une pénurie qui remonte à janvier dernier, criaient-ils. Les opérateurs avaient alors saisi le gouvernement pour faire céder certains marchés de l’imprimerie nationale à la Sopécam. Envisageant aussi une grève intempestive pour se faire entendre. Angeline Florence Ngomo et son conseil d’administration devront travailler à conjurer les crises qui secouent cette entreprise stratégique de l’Etat depuis des décennies.

Créé – en 1906 sous le nom Imprimerie impériale avec pour base Buéa, jadis capitale du Cameroun sous» protectorat allemand, ce qui deviendra Imprimerie nationale, servait à confectionner le Journal officiel Mais sa ‘première parution date de 19.16. Après la 1ére guerre .mondiale, la structure est déportée à Douala, capitale décidée par les vainqueurs des Allemands et changera de nom pour devenir Imprimerie du gouvernement, en 1920. Deux ans après, L’imprimerie du gouvernement est déportée à Yaoundé, nouvelle capitale.

En 1949, l’imprimerie du gouvernement devient Imprimerie officielle du Cameroun et ses missions élargies à la Fonction publique. C’est à l’indépendance que le nom actuel est adopté. Elle est chargée d’imprimer les documents officiels de l’Etat du Cameroun, notamment le Journal officiel, les documents des administrations publiques tels que les titres de patente, les tickets de péage, les feuilles de composition aux examens, les quittances du Trésor et de? communes, les documents des sociétés d’économie mixte, les documents de l’état civil, les bulletins de votes et de campagne des partis politiques lors des élections, les textes législatifs et réglementaires de l’Etat, etc.

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