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Actualités of Wednesday, 11 August 2021

Source: www.camerounweb.com

Il n’y a aucune plainte écrite, aucune convocation, aucun mandat – Kah Walla

Rebecca Enonchong,  CEO de AppsTech Rebecca Enonchong, CEO de AppsTech

• Rebecca Enonchong est aux mains de la justice camerounaise depuis ce 10 août

• Edith Kah Walla dénonce une détention arbitraire

• La prolongation de Enonchong a été prolongée



La PDG de Apps Tech, Rebecca Enonchong est détenue depuis ce 10 août. L’entrepreneure spécialisée dans le domaine de la technologie est accusée « d’outrage à magistrat ».

Pour la leader du mouvement CPP, Edith Kah Walla, cette détention est arbitraire et ne se justifie pas. « Il n’y a aucune plainte écrite, aucune convocation, aucun mandat. Les gendarmes ont mentionné dans leur Pv avoir reçu instruction du procureur Général pour retenir la charge d’outrage à magistrat », déclare Kah Walla qui exige la libération de Rebecca Enonchong.

Dans la soirée de ce 11 août, la justice a décidé de la prolongation de la détention de l’entrepreneure, souvent classée parmi les personnes les plus influentes du contient. « Rebecca Enonchong passera sa 2è nuit à la légion de gendarmerie du littoral. Le procureur vient de signer sa garde à vue ce soir après celle d'hier », révèle Mimi mefo info.

L'affaire

Gardée depuis 24 heures et présentée au juge du tribunal de première instance de Bonandjo ce 11 août 2021, Rebecca Enonchong est accusée d’outrage à magistrat. Selon les sources, la PDG de AppsTech aurait demandé au procureur général au cour d’une réunion, que toutes les affaires la concernant soient instruites par un seul juge. Ces propos auraient déplu au magistrat qui a ordonné son interpellation.

Pour rappel, Rebecca Enonchong lutte depuis plusieurs années contre un usurpateur qui tente de s’accaparer de l’héritage de son père. Malgré les multiples condamnations de ce dernier, il trouve des artifices pour parvenir à ses fins. En 2018, il aurait agressé Rebecca Enonchong.

« C’est toujours lui que je retrouve dans une villa vendredi avec des gendarmes après qu’il y soit rentré par effraction, et qui m’agresse devant ces mêmes gendarmes qui se comportent comme ses gardes du corps », se rappelle-t-elle.

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