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General News of Friday, 24 April 2020

Source: Mutations N°5084

‘Il est important de redéfinir l'éthique de l’armée’

Le 21 avril dernier, la commission d’enquête mixte instruite par le président de la République a rendu sa copie sur les tueries de Ngarbuh survenues dans la nuit du 13 au 14 février 2020. Peut-on dire que le rapport qui incrimine l’armée est-il impartial ? Le rapport sur la crise de Ngarbuh qui, aujourd'hui sème la discorde et plusieurs malentendus entre hommes politiques, intellectuels et chercheurs, avait depuis le 14 février fait l'objet d'un effet lugubre sur la scène internationale. La publication du rapport liée à cette crise de nos jours, est l'objet d'une enquête qui avait été recommandée par les autorités camerounaises, depuis les plaintes émises par les Ong de l’effectivité du massacre.

Les Etats-Unis aujourd'hui se réjouissent par exemple du rendu de cette affaire, mais ne sauraient être à la base les ressorts de pression sur les données d'enquêtes de cet acte. Aujourd'hui l'État du Cameroun a pris des mesures de sanction dues à l'insubordination de certains soldats de l'armée loyaliste. Au regard de ce qui précède il serait aberrant de pouvoir admettre que ce rapport est impartial, parce que cela a été une étude menée par des autorités qui sont chargées de veiller et de recadrer la mission assignée aux soldats. Pourquoi avoir pris tout ce temps pour admettre des bavures, entretemps des médias et Ong ont été accusés de déstabilisation? Effectivement.

Une enquête sur les faits aussi sensibles, implique une recherche très approfondie pour éviter de se satisfaire des fantasmes polémologiques, qui divergent les thèses des observateurs sur la question. Il a fallu pour mener à bien ce rapport d'affûter des armes logique et cohérente afin de parvenir au résultat efficient, sans toutefois prétendre condamner les actes de l'armée à tort. Il est désormais loyal de constater et de reconnaître l'implication des autorités camerounaises dans cette affaire crisistique. Ces agissements grandissent-ils l'armée camerounaise? Ces agissements vont permettre de recadrer et de reconfigurer la structure organisationnelle de l'armée camerounaise pour une relance plutôt vers la mission de défense territoriale. Il s'agit d'ailleurs de redéfinir l'éthique et la visée qu'a cette armée vaillante dans la logique géostratégique de protection de la souveraineté. Que ce soit l'État camerounais ou autre Etat en crise ayant abrité sur son sol les organisations internationales à caractère humanitaire, il y a toujours des divergences de point de vue sur les rapports et le traitement des données des faits. Cela est souvent dû soit pour des intérêts politiques pour l'État, soit pour les intérêts humanitaires lorsqu'il s'agit des Ong.

Notons aussi que plusieurs crises se sont déclenchées en Afrique par la diabolisation des certaines organisations internationales, qui ont parfois des missions sous-jacentes qu'à celles qu'elles prétendent défendre. Exemple l'Est de la RDC est restée longtemps en feu pourtant les casques bleus de l’Onu y sont présents depuis 1960. Retenons également l'échec de la résolution des crises, pourtant ces Organisations internationales ont pour mission de sauvegarder et prévoir les crises dans le monde. Ces organismes internationaux mènent des opérations beaucoup plus souvent dans les zones très riches en ressources naturelles. Par exemple depuis la crise de la RCA, elles sont restées jusqu'aujourd'hui dans la région de l'Est Ca meroun. Pourtant cette zone est très riche en ressources minières.


L'on devrait davantage s'interroger sur les visées cachées des organismes. Ce communiqué va-t-il changer les rapports entre le gouvernement et les Ong? Les rapports seront toujours biscornus entre l’Etat et les Ong vu les différentes positions et enjeux qui voguent partout dans le monde. Cependant pour les préalables probables, il faudrait dans la suite de la défense de l’État camerounais que l'on songe à remédier à cette situation par une autre méthode que la violence. Lorsqu'on permet à une force disparate de s'exprimer par des armes comme moyen de riposte à la violence, on facilite la pénétration des autres forces inconnues, ayant des intérêts de s'immiscer afin de piller à bon compte des ressources disponibles. Parfois ces forces négatives sont animées et financées par des organismes internationaux, dont le but est de noircir l'image d'un régime qui ne satisfait pas Freddy Cyriac Lagme Il est important de redéfinir l'éthique de l’armée Géostratège, il s’exprime sur les conclusions du rapport de la commission d’enquête mixte à la suite des tueries de Ngarbuh.


Par Paulette Ndong Coronavirus Le groupe Sabc au chevet des hôpitaux Le leader agro-industriel régional a également posé des actions dans certaines prisons pour prévenir cette pandémie. Le groupe Société anonyme des brasseries du Cameroun (Sabc) a mené des actions en deux phases, dans le cadre de la prévention et de la lutte contre le coronavirus. Dans sa première sortie, les 24 et 25 mars, son geste a consisté en la distribution dans 12 hôpitaux et 13 prisons répartis sur l’ensemble du territoire national, d’un important lot de matériels. Il s’agit de 1400 masques chirurgicaux, 580 boîtes de 500 ml de gel désinfectant, 585 bidons d’eau de javel de 5 litres chacun, 180 cartons de savon (environ 11 000 morceaux de 400 g), 610 bidons d’eau minérale Vitale, 170 packs d’eau Aquabelle, 275 sacs de riz etc. Quant à la seconde phase, elle s’est déroulée les 15 et 17 avril 2020 dans 22 hôpitaux départementaux et 15 prisons secondaires recensés dans les 10 régions du Cameroun.

Il a été question de mettre à la disposition des bénéficiaires une gamme variée de matériels médicaux et de denrées alimentaires. L’initiative du donateur avait été prise en fin janvier 2020, dès l’annonce des premiers cas de COVID-19 en France. Le groupe Sabc a alors « mis en place une cellule de crise sous la supervision du directeur général. La cellule de crise du Cameroun travaille en relation avec Bgi et l’ensemble des filiales du groupe Castel en Afrique pour arrêter et suivre l’application des mesures visant à informer, sensibiliser, protéger nos collaborateurs, leurs familles, notre écosystème et garantir la continuité du business », informe-t-on à la Sabc. Les objectifs des actions ainsi engagées par le groupe Sabc, visent à « assumer notre responsabilité sociale et sociétale, assumer notre leadership social et démontrer notre proximité avec nos cibles, sensibiliser nos cibles sur les gestes barrières du COVID-19 et les actions du gouvernement, mettre en œuvre notre vision, notre mission et nos valeurs, offrir du matériel médical et de protection aux hôpitaux pour renforcer les mesures de prévention et de contrôle, ainsi que les conditions d’hygiène à observer par le personnel soignant et les malades», renseigne la fiche technique du déploiement baptisé «Elan de solidarité du groupe Sabc».


La démarche de cette société brassicole entend aussi protéger les emplois et « maintenir l’activité même en mode dégradé et sans avoir recours au chômage partiel et/ou licenciements», comme l’a annoncé le 19 mars 2020 le directeur général du groupe Sabc, Emmanuel De Tailly.

Il vaut mieux prévenir ! Par Blaise Djouokep Panne d’électricité Un pylône endommagé plonge le Cameroun dans le noir Dans la nuit du 20 avril dernier, plusieurs régions du pays sont plongées dans le noir. Cela fait suite à un incident qui s’est produit sur une ligne de transport d’électricité dans une périphérie de Yaoundé, aux alentours de Nomayos dans la région du Centre. Le ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee), Gaston Eloundou Essomba dans un communiqué rendu public le 21 avril, se veut apaisant. En effet, « cet incident a été causé par un camion-citerne transportant du fioul 1500 à destination d’une unité industrielle dans la zone de Nomayos. Selon le chauffeur, «la chaussée particulièrement glissante aurait fait déraper le camion qui est allé percuter et renverser un des pylônes de transport de la ligne Oyomabang-Ahala». «Il s’en est suivi aux environs de 20h30, un effondrement du réseau interconnecté Sud (Ris) qui s’est traduit par l’indisponibilité du réseau de transport d’électricité ainsi que l’arrêt des centrales Songloulou et Edéa reliées à ce réseau. Cet incident a été à l’origine de l’absence de la fourniture en électricité entre 20h45 et 23h50 dans six régions », indique le Minee. « Pour faire face à cet incident et circonscrire au plus vite ses effets, le gouvernement a tout de suite prescrit à la Société nationale de transport d’électricité (Sonatrel) de sécuriser le périmètre de l’incident et optimiser le placement de l’énergie produite uniquement par la centrale de Menve’ele », informe Gaston Eloundou Essomba. « En dépit des dégâts sur le pylône de transport, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. D’ores et déjà, les travaux de réhabilitation du pylône endommagé ont débuté sous la maitrise du directeur d’ouvrage de la Sonatrel ce 21 avril », a-t-il rassuré. Par Laure Bineli (Stagiaire) les besoins de certaines puissances, voir qui ne se soumettent pas aux rouages mondiaux, qui voudraient que les États riches en ressources naturelles restent dans une situation pré-industrielle.

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