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xxxxxxxxxxx of Monday, 21 December 2020

Source: Camerounweb.com

Humiliation : Me. Christian Bomo démolit Valsero

L’avocat camerounais Me. Christian Bomo n’apprécie pas l’artiste Valsero et il ne le cache pas. Dans un long texte publié sur la page Facebook de TGV de l’Info, il dit ses quatre vérités à l’artiste avec qui il partage pourtant l’amour pour MRC de Maurice Kamto. Pour Me Christian Bomo, Valsero n’a pas de niveau. Il serait un spécialiste de débats de caniveaux.

VALSERO


Appelez-moi Monsieur Valsero, qu'il prenne une feuille toute vierge, un stylo et qu'il s'asseye pour apprendre.


Car il a cru devoir intervenir de façon brumeuse dans un débat dont le niveau de compréhension lui passe par dessus la tête et c'est normal pour quelqu'un qui n'a pas l'étoffe nécessaire et adepte des débats de caniveaux.
Je vais parler ici de sa sortie pleine de vulgarités comme à son habitude, qu'il a faite hier dans un direct Facebook en reaction à ma proposition citoyenne de réflexion sur une possible fusion au sein du MRC, d'identités politiques, sociales et civiles marquantes pour booster ensemble l'alternance démocratique au Cameroun.

Ce que j'ai appelé le grand MRC.
Je ne voudrais pas reprendre ici l'outrance langagière et injurieuse qu'il a utilisée . Les uns et les autres peuvent s'imaginer le niveau de bassesse qui colle parfaitement à l'homme.
Cher Monsieur Valsero, l'idée d'un grand MRC est un mécanisme fonctionnel en sciences politiques, qui vise à fusionner des identités politiques, de la société civile, des acteurs sociaux impactant dans un même moule et non dans une coalition de partis politiques.
Car l'expérience des coalitions de partis a démontré régulièrement son inadéquation à la mentalité des egos, ancrée dans la culture francophone africaine.


Un exemple récent de son inappropriation, et inadéquation en Afrique est l' échec de coalition des partis dans le cadre de la Lamuka en RDC.
Les plus grands partis d'opposition de ce pays dont ceux de Katumbi, Bemba, Tsisekedi, Fayulu et Muzito et Kamhere avaient décidé de former une plateforme politique commune pour désigner un candidat unique à l'élection presidentielle.
Le lendemain de la désignation de Martin Fayulu comme ce candidat unique de l'opposition, Tsisekedi a annoncé son départ de la coalition et a déposé une candidature concurrente à celle de Fayulu.
Plus ancien, l'échec de la coalition ou coordination camerounaise des partis d'opposition des années 1990 et début 2000.


On aura vu se détacher tour à tour des résolutions communes adoptées, l'Udc d' Adamou Ndam Njoya se présentant contre Fru Ndi et le SDF de Fru Ndi contre l'Udc lorsque leurs leaders avaient été désignés respectivement comme candidat unique de l'opposition. C'était 1992 et 2004.


Cette idée ou opinion que je lance dans le débat public est celle d'une fusion des forces de changement dans un parti assez structuré , avec une base militante solide, pour en faire un véritable instrument de conquête de pouvoir et non plus de la simple contestation et qui pourra mettre rapidement fin au système Rdpc-Françafrique qui nous maintient inéluctablement dans le chaos.
Je ne sais donc pas quelle mouche vous a piqué au point de laisser dire que je donnais des instructions au au MRC et à son leader.



Ceci dit, je voudrais appeler à votre culture que ce que je propose n'est pas nouveau dans le monde politique camerounais et mondial.
Au Cameroun, face à la toute puissance de l'Upc, Ahmadou Ahidjo obtint un petit regain qui lui permit quelque part de conserver le pouvoir, en mettant en place une fusion d'identités politiques au sein de son parti Union Camerounaise (UC) .
Ainsi de 1960 à 1962, des leaders politiques de premier plan comme Assale Charles qui sera nommé premier ministre, Mathias Djoumessi Ministre, les députés Kanga et le chef Kamdem et de nombreux autres personnalités politiques et du monde syndical fusionnèrent leurs partis dans l'UC d'Amadou Ahidjo.
Je vous invite à cet effet à lire l'article consacré à cette demarche politique de fusion, je dis bien FUSION dans la revue française de science politique de 1970 : " L'Union Nationale Camerounaise" de Jean François Bayart.


En France, après le congrès D'Epinay de 1971 qui vit la naissance du parti socialiste regroupant toutes les forces de gauche non communistes,ce nouveau parti ayant constaté que la droite française avait pratiquement confisqué le pouvoir, Mitterand François alors son premier secrétaire et ses camarades ont réactivé l'idée d'une fusion de toutes les forces de gauche notamment le parti communiste dans une espèce de grand mouvement politique dont il était le chef appelé la gauche plurielle ou union de la gauche.


Je reprecise que ce n'était pas une simple coalition de partis politiques, mais une fusion dans un mouvement politique dont le leader était François Mitterand du parti socialiste .


Ce mouvement était conçu non seulement autour des idées communes de gauche sociale et communiste, mais aussi sur un accord de gouvernement dont l'objectif était le partage du pouvoir si Mitterand arrivait au pouvoir.
C'est cette puissante machine qui permettra en fin de compte à ce mouvement d'arriver au pouvoir avec l'élection de Mitterand en 1981.


Face à l'impossible coalition des partis politiques d'opposition au Cameroun , je pense qu'une démarche plutôt fusionnelle est possible dans notre pays, mais à la seule différence ou originalité que cela pourrait se faire dans le MRC, qui devient alors une sorte de vase dans lequel s'immergeraient toutes les forces de changement qui ont une idéologie ponctuelle commune à savoir l'urgence d'une alternance démocratique par l'organisation des élections transparentes.



Cet argument des peurs d'infiltration de nouveaux venus n'a pas de sens dans un tel contexte.
L'objectif étant d'arriver au pouvoir pour amorcer le changement au Cameroun.
Les risques d'infidélités des uns et des autres après l'atteinte de cet objectif n'auront aucun impact. Car ce qui est recherché c'est l'alternance au pouvoir.


Le cas Njamen ne saurait donc être pris comme un mauvais exemple de fusion d'identités politiques fortes dans le Mrc. Car Monsieur Njamen a bel et bien accompli et terminé la mission pour laquelle son entrée au MRC a été pensée à savoir faire campagne pour la présidentielle.


D'ailleurs ce fut un grand coup politique et médiatique en faveur du MRC.
Ceci rappelé, je voudrais en appeler à votre retenue dans votre façon de vous exprimer et surtout de vous adresser aux personnes que vous ne connaissez pas.
Votre façon de faire dans le débat politique est déconstructrice et nocive pour une dynamique de rassemblement des forces de changement.


La chose politique est quelque chose de plus sérieux.
Vos multiples sorties sont majoritairement désagréables et surtout inutilement querelleuses devenant ainsi un repoussoir , là où le discours politique actuel doit plutôt attirer et rassembler les camerounais, dans une dynamique de libération.


En date vos propos injurieux et rabaissants contre les populations des régions du grand-nord que vous avez qualifiés de moutons.
Bien évidemment ces rappels à la ponderance dans le langage qui vous ont été faits dans ce post ne sont pas des signes d'inaptitude à la réaction proportionnée qu'il faudra pour vous ramener définitivement à la bienséance.
Par Christian Ntimbane Bomo
Société Civile Critique.

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