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General News of Tuesday, 21 July 2020

Source: cameroon-info.net

Humiliante réponse du ministre de la Décentralisation à Paul Eric Kingué


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Le patron du maroquin de la Décentralisation et du Développement Local évoque par ailleurs les raisons de la non-application effective du nouveau Code Général des Collectivités Territoriales Décentralisées, dans un contexte marqué par des tensions entre élus locaux et autorités administratives dans certaines communes.
Le ministre de la Décentralisation et di Développement Local, Georges Elanga Obam, a choisi d’enfourcher le cheval de pédagogue pour essayer d’apporter des éclairages au sujet des lenteurs observées dans la mise en application effective du nouveau Code Général des Collectivités Territoriales Décentralisés, en vigueur depuis décembre 2019.

Invité du journal parlé de la mi-journée sur la Cameroon radio Television (CRTV) ce mardi 21 juillet 2020, Georges Elanga Obam, reconnait qu’il subsiste des malentendus dans l’entendement des dispositions de cette loi, qui ont même conduit à des échauffourées entre autorités administratives et élus locaux, notamment dans la commune de Njombe-Penja (Littoral), au sujet de l’exploitation des carrières de pouzzolane. Mais il met en garde les élus locaux contre la violation de ladite loi, en attente d’un décret d’application.

«Les échanges que nous avons avec les élus et avec les autorités administratives, nous donnent à penser qu’il n’y a pas de grandes difficultés. Quelques incompréhensions existent pour certaines matières. Mais nous essayons de faire de la pédagogie, pour que chacun reste à sa place. Une avancée majeure a consisté à l’allègement de la tutelle de l’Etat. Cette autonomie ne veut pas dire libertinage ou indépendance. Les uns et les autres doivent se soumettre au respect de la loi, et le rôle de l’autorité administrative, c’est de veiller à cela», déclare-t-il. Un message adressé subrepticement au maire de Njombe-Penja, Paul Eric Kingue, qui l’accuse d’être le principal goulot d’étranglement dans la mise en application du nouveau code.

Georges Elanga Obam croit plutôt savoir qu’il y a des préalables qu’il faudrait élaguer, avec la contribution de plusieurs autres administrations étatiques, avant le transfert effectif de la compétence aux collectivités, notamment pour ce qui est de l’exploitation des substances minérales.

«Une compétence nouvelle a été transférée aux collectivités, celle de la gestion des matières minérales non concessibles, qui consiste à dire: c’est leur responsabilité de gérer cela, c’est à l’initiative de l’administration en charge de la décentralisation que cette avancée a été obtenue. Maintenant, pour son exercice, une réglementation doit être mise en place, et c’est cela la tradition pour les compétences transférées. Le constat est fait par un décret du Premier ministre qui précise la matière qui est transférée, les modalités de ce transfert, l’exercice de ses compétences par la collectivité. En plus de cela, le ministre en charge de la compétence transférée, prend un arrêté qui porte cahier des charges, pour gérer cette compétence. C’est quand ces préalables sont satisfaits que la collectivité peut exercer la compétence», ajoute le ministre.

Il va sans dire que six mois après l’entrée en vigueur du nouveau code, les collectivités devront encore patienter avant d’exercer la plénitude de leur compétence prévue par la loi.

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