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General News of Tuesday, 21 January 2020

Source: camerounactuel.com

Hilton Hôtel : un réseau mafieux de caissiers indélicats démantelé

Le célèbre établissement hôtelier de Yaoundé accuse ses caissiers d’avoir instauré un mécanisme de fraude sur la facturation. Ce qui leur permettait de se remplir les poches sur le dos de l’Etat.

Gilles Auguste Nguezong Atsafack, Elie Duclair Djomeni Moaha, Thaddée Désiré Abanda et Dieudonné Atangana ont travaillé comme caissiers au Hilton Hotel de Yaoundé. En 2015, ils ont été mis à la porte. Et pour cause, un audit leur impute de supposées «anomalies» décelées dans leur comptabilité notamment la fraude opérée sur les factures des clients de l’hôtel Un forfait qui a occasionné un manquant évalué à la somme totale de 15,3 millions de francs, qualifié de détournement de deniers publics. L’affaire est en jugement devant le Tribunal de grande instance (TGI) du Mfoundi.

En effet, chassés du célèbre établissement hôtelier, les mis en cause ont porté l’affaire devant le juge social du TGI du Mfoundi pour se plaindre de ce qu’ils qualifient de «licenciement abusif». A l’inverse, tes dirigeants du Hilton Hotel ont parallèlement porté plainte contre les accusés devant le juge pénal C’est la naissance d’une bataille judiciaire. Si le juge social a déjà vidé sa saisine en déboutant les mis en cause, le procès se poursuit devant le juge pénal



Le 14 janvier 2020, l’affaire a été appelée, mais tous les accusés ont répondu aux abonnés absents. L’audience reprend le 10 mars prochain. En attendant l’ouverture éventuelle des débats, l’acte d’accusation (ordonnance de renvoi), daté du 27 décembre 2016, résume lespfajtg au cqntre de la procédure judiciaire. Les faits remontent en octobre 2014.

Tout est parti d’une découverte faite par Robert Valette Julian Paul te directeur financier de l’hôtel au moment des faits. Ce dernier prétend avoir constaté plusieurs anomalies sur certaines factures des cliente de l’hôtel II a instruit une enquête interne qui consistait à vérifier les pièces comptables sur la période allant de décembre 2011 à octobre 2014.

Séparation de factures
Cet audit mené par le directeur comptable soutient que «les recettes n’avaient pas été déclarées, ni reversées par certains caissiers». Le mécanisme de la fraude «consistait à remettre la facture au client qui payait en espèce La somme n’était pas prise en comptabilité dans le système informatique alors que la facture apparaissait parmi les documente comptables».

Pour maquiller le forfait, «les caissiers transféraient les données sur la facture d’un autre client». Ce qui permettait au fraudeur «d’avoir par facture une différence de monnaie qu’il détournait».

Les conclusions de l’audit imputait à chaque accusé un montant précis qu’il aurait détourné. M. Djomeni Moaha doit s’expliquer sur un montant de 6,8 millions de francs, M. Atangana 4,2 millions, M. Nguezong Atsafack 3 millions enfin M. Abanda 1,3 million de francs. Le comptable de l’hôtel prétend qu’après la découverte de la supercherie, deux accusés, sans les nommer, «ont tenté de le soudoyer».

C’est un son de cloche contraire que les accusés font entendre. Ils nient les faits mis à leur charge. Ils déclarent avoir régulièrement accompli leur job. lis indiquent qu’au moment des faits, les factures étaient établies séton les prestations sollicitées par les clients, puis encaissaient les paiements qu’ils reversaient souvent dans les caisses de l’établissement hôtelier.

Il indiquent que les factures litigieuses proviennent de la séparation de factures dont les paiements ont été effectivement faits selon les modes de paiement en vigueur au Hilton Hotel notamment «Room charge», le «Cash Maestros (lorsque le supérieur hiérarchique a annulé une facture) et la carte bancaire.

Seton eux : «ces séparations étaient faites à la demande de plusieurs clients, lorsqu’ils se présentaient en groupe ou pai un client qui sollicitait payer de plusieurs manières chacune des parties de la facture». Les déclarations des accusés n’ont pas convaincu le juge d’instruction qui a décidé de les renvoyer en jugement pour qu’ils s’expliquent devant la barre.

Pendant l’information judiciaire, une discussion a opposé les parties sur la nature des biens querellés (privés ou publics) et ù qualification de l’infraction… La question était de savoir si les fonds du Hilton Hotel sont des deniers publics. L’accusation a démontré, avec succès, que le célèbre hôtel est en fait une filiale de la société Hotel Corporation, une entreprise publique dans laquelle la Société nationale des investissements détient la majorité des actions. Cette entreprise n’utilise que le nom de la célèbre «chaîne hôtelière Hilton.

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