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General News of Friday, 14 June 2019

Source: Cameroon Info

Guerre de leadership chez les ambazoniens; Ayuk Tabe désormais contesté

Elvis Kometa, le président du Conseil de la restauration du Southern Cameroons, accuse le président de l’Ambazonie de trahison.
Dans son numéro paru ce jeudi 13 juin 2019, le quotidien La Nouvelle Expression (LNE) constate qu’il y a des fissures dans les rapports entre les leaders séparatistes. En effet, rapporte le journal, Elvis Kometa, le président du Conseil de restauration du Southern Cameroons, (une influente organisation pro sécessionniste qui réunit le Nord-Ouest et le Sud-Ouest), ne se reconnait plus en Sissiku Ayuk Tabe, président de la République imaginaire d’Ambazonie, écroué à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui.

Ce dernier a publié une note dans laquelle il dénonce le second, l’accusant de trahison. «Ayuk Tabe n’est plus notre représentant au niveau national et international. Et quiconque fait avec lui, perd son temps», indique Elvis Kometa.

LNE souligne que le plaignant reproche à Ayuk Tabe «d’avoir menacé certains membres du gouvernement intérimaire et d’avoir utilisé des tactiques antidémocratiques pour conserver le pouvoir». La volonté exprimée récemment par ce leader de dialoguer avec le pouvoir de Yaoundé, sous certaines conditions, est également mal perçue dans le camp des séparatistes. Certains qualifient cela d'acte de trahison.

«Nous continuerons à lutter pour la libération de tous ceux qui sont enfermés dans les prisons à travers le pays et pour assurer l’indépendance de la République fédérale d’Ambazonie», indique le président du Conseil de restauration du Southern Cameroons qui reconnaît désormais Samuel Ikome Sako comme leader intérimaire.

Cette querelle de leadership dans le camp des séparatistes pourrait constituer un sérieux blocage au dialogue proposé par le pouvoir de Yaoundé et accepté par Ayuk Tabe, sous plusieurs conditions, notamment la libération préalable de tous les détenus arrêtés dans le cadre de la crise anglophone; le retrait des forces de sécurité et de défense d’une part et des administrateurs et fonctionnaires d’autre part, des zones anglophones ou encore la tenue des pourparlers dans un territoire étranger.

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