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General News of Monday, 16 November 2020

Source: Actu Cameroun

Guerre au Noso : le Canada cogne encore sur le régime de Yaoundé

Le gouvernement devrait donner plus de latitude aux anglophones pour gérer leurs affaires, selon le haut-commissaire du Canada au Cameroun, Richard Bale.
Au cours du week-end, le haut-commissaire du Canada au Cameroun, Richard Bale, s’est entretenu avec les journaux The Post et The Guardian Post après avoir effectué une visite dans les régions du Littoral et du Sud-ouest.

Au cours de cet entretien, le diplomate a exhorté les parties en conflit dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest du pays à rechercher une solution durable. Le gouvernement, ajoute-t-il, devrait donner plus de latitude aux anglophones pour gérer leurs affaires.

En ce qui concerne la forme de l’État, Richard Bale a expliqué aux principaux journaux de langue anglaise que ce qui compte le plus n’est pas la forme d’État. Mais la possibilité de donner aux anglophones plus d’autonomie sur leurs affaires: «J’hésite à dire que le fédéralisme est la meilleure solution pour le Cameroun. Ce n’est pas à moi de le dire, mais je pense que les gens sont un peu distraits par les étiquettes », a-t-il déclaré.



« Le gouvernement doit faire preuve de souplesse »
Bien que l’option de la sécession semble très floue, a-t-il noté, le gouvernement doit assouplir sa position, étant donné que les anglophones ont des préoccupations légitimes : «Il faut beaucoup de temps pour résoudre une crise de cette nature. Mais il faut faire preuve de souplesse… Logiquement parlant, le gouvernement doit lui aussi faire preuve de souplesse dans la manière dont l’État fonctionne.»

Citant des exemples de violations flagrantes des droits de l’Homme dans les régions touchées par le conflit, le Haut-Commissaire a exprimé sa consternation face au massacre de Kumba. Il a également admis qu’il y avait eu de graves violations de la part des deux parties, raison de plus pour une solution immédiate.

Interrogé sur la liberté d’expression, il a répondu: «Je ne crois pas que les journalistes devraient être arrêtés ou emprisonnés. Nous croyons en l’utilité d’une presse libre et il devrait y avoir la volonté politique des partis d’opposition et de leurs dirigeants de fonctionner comme nous le voyons dans d’autres pays démocratiques. »

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