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Actualités of Monday, 30 August 2021

Source: www.camerounweb.com

Grave accident à Yaoundé : un mort, le véhicule de Franck Biya impliqué

Retour sur les activités douteuses de Franck Biya Retour sur les activités douteuses de Franck Biya

• Un camion de Franck Biya est impliqué dans un accident de la circulation

• Une personne est morte

• Retour sur les activités douteuses de Franck Biya



Selon les informations révélées par le lanceur d’alerte N’zui Manto, une semi-remorque transportant du bois appartenant au fils ainé du président de la République, Franck Biya est entrée en collusion avec un véhicule personnel au quartier Bocom Nkoabang à Yaoundé. Au moins une personne a perdu la vie dans ce drame à en croire la source.

Franck Biya à qui il est attribué des ambitions présidentialistes est également un entrepreneur controversé. Il évolue depuis plusieurs années dans le secteur du bois où plusieurs magouilles ont été régulièrement dénoncées.

Déjà en 2018, Delphine E. FOUDA qualifiait Franck Biya du parrain de la mafia du bois au Cameroun. CamerounWeb vous propose un extrait de sa tribune qui décrit les opérations « douteuses » de Franck Biya

Dans la mafia du bois, le massacre de la forêt camerounaise est perpétré par ceux-là même qui prétendent lutter contre la corruption aujourd’hui. On y retrouve Franck Emmanuel Biya comme exploitant, transporteur et transformateur forestier.

Frank Biya, le fils du dictateur, bénéficie en effet de plusieurs UFA et tire d’énormes revenues de l’exploitation du bois du Cameroun, en plus d’un salaire ministériel en tant que conseiller de son père, même comme il réside en permanence à Monaco dans une résidence princière entièrement financée par le Trésor camerounais.

La société Patrice Bois, dont les promoteurs sont des italiens, a comme principal actionnaire le fils de Paul Biya, selon Dossiers noirs d’Agir ici- Survie.

Dans son rapport de décembre 2005, l’ONG Greenpeace présentait Patrice Bois comme adepte de l’exploitation illégale au Cameroun. Etant un « fournisseur majeur de marchands de bois en Europe », cette société forestière a plusieurs fois été compromise dans des activités illégales.

Elle compte, parmi ses associés, la Compagnie forestière Assam (COFA), dont le propriétaire n’est autre que Bonaventure Assam Mvondo, le neveu de Paul Biya Bi Mvondo, qui bénéficie tout comme son cousin d’une large marge de manœuvre (41 965 hectares) dans l’exploitation forestière.

Le général Pierre Semengue n’est pas en reste et profite aussi bien des dons qui lui sont faits en guise de reconnaissance pour ses « loyaux services ». 56 192 ha lui avaient été offerts pour son business de l’or vert.

Quant au général des armées René Claude Meka qui doit encore aux défuntes banques SCB et BICIC la somme totale de 50 095 960 FCFA, il serait avec son neveu le ministre Rémy Ze Meka, un férus des affaires.

En plus de la forêt, les Meka sont les grands adjudicataires des marchés d’approvisionnement du ministère de la défense (munitions, uniformes, matériels lourds, véhicules…), que leurs complices Israéliens autour de Paul Biya ne cessent de multiplier depuis des décennies, maintenant ainsi une clientèle de poids pour l’industrie d’armement d’Israël.

Les Israéliens supposés protéger Paul Barthélemy Biya se sont en effet installés comme de véritables commerçants qui vendent à l’armée camerounaise tout ce que l’Etat d’Israël fabrique, même si l’équipement vendu ne sert à rien à la défense du pays. Les Meka leurs assurent tous les marchés d’achat d’armement et d’équipements qu’ils désirent.

Au demeurant, la personnalisation du pouvoir qui irrigue le système oligarchique de Paul Biya permet de s’accorder qu’il n’y a même pas un seul juste parmi eux. Le ministre garde des Sceaux Amadou Ali, ainsi que le premier ministre Ephraïm Inoni, principaux exécuteurs de « l’opération épervier » sont eux-mêmes avec Jean Marie Aléokol (ex secrétaire général à la Défense) des actionnaires de la Société forestière du Dja et de la Boumba (SFDB) qui bafoue les droits des populations villageoises

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