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General News of Wednesday, 5 August 2020

Source: www.camerounweb.com

Gestion des fonds Covid-19, riz Orca: voici la réponse du Dr Malachie aux accusations

La stratégie de communication du ministre de la Santé le Dr Manaouda Malachie est très simple et classique. Au lieu de faire face aux différentes accusations de détournements de fonds destinés à la lutte contre la Covid-19 et la gestion des sacs de riz offerts par la société Orca, le Dr Malachie a décidé d'éviter le sujet et de communiquer sur d'autres aspects de la lutte qui lui semblent être réussis.

Sur le plateaux de la CRTV ce mercredi, le ministre a répondu à des questions relatives à la lutte contre la pandémie. Bien entendu, les questions qui fâchent n'ont pas été abordées.


Voici un extrait de l'entretien


Question: Cinq mois après le déclenchement de la pandémie au Cameroun, où en sommes-nous avec le COVID-19 ?

Malachie Manaouda: Nous avons un taux de guérison d’environ 87,5%, pour un taux de sévérité de 1,7%, et un taux de létalité de 2,3%. Conformément à ce que nous avons eu comme stratégie au départ, nous avons relativement une courbe stable en ce moment. Nous sommes en train d’amorcer une légère descente. Mais à travers le monde, la pandémie est en train de progresser. Donc nous devons être davantage responsables et suivre les mesures barrières, porter systématique le masque, parce que ce n’est que comme cela que nous allons consolider notre maîtrise de la pandémie.

Question: Le système de santé camerounais a-t-il gagné quelque chose avec cette pandémie ?

Malachie Manaouda: C’est vrai qu’il pourrait être indécent de parler du bien dans une pandémie qui apporte stress et malheur. Mais notre système de santé a gagné énormément. Il est notamment plus renforcé à travers les équipements que nous avons acquis. Aujourd’hui, nous pouvons dire que dans chaque hôpital de district, nous pourrons avoir des concentrateurs d’oxygène et même des respirateurs, des lits de réanimation et un plateau technique globalement plus relevé. N’en parlons pas des hôpitaux de première et deuxième catégorie qui ont été rénovés pour certains, et dont le plateau technique a été systématiquement relevé. Nous aurons également construit un ensemble de pavillons dans la plupart des hôpitaux. Une unité d’isolement dans chacune de nos dix régions. Ces unités qui pourraient servir, soit pour des soins généraux, soit pour d’autres pandémies et épidémies à venir. Nous avons aujourd’hui la possibilité de dire que nous sortirons de la pandémie avec un hôpital à l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen, à l’aéroport de Douala. Et puis, sur les mesures de santé publique, les gestes (se laver les mains, se couvrir le nez et la bouche), ça ce sont des choses que même passée la pandémie, nous aurons toujours ce réflexe et c’est bien pour notre système de santé.

Question: On peut aussi citer l’expérience acquise par les médecins…

Malachie Manaouda: Tout à fait ! En plus, nous avons une cinquantaine de recherches en cours qui vont aider dans le cadre des autres épidémies et pandémies. Nous sommes dans une démarche d’accompagnement de la médecine traditionnelle et je pense que nous sortirons aussi ici avec quelque chose de gagné.

Question: Plusieurs centres de prises en charge des malades du COVID-19 ont vu le jour à travers le pays. Avec du recul, pensez-vous que c’était un choix pertinent ?

Malachie Manaouda: Je pense que c’était un choix très sage, car c’étaient de très hautes instructions du Président de la République, Monsieur Paul Biya. Lorsque nous avons reçu ces instructions, nous avons applaudi des deux mains parce qu’en réalité, on avait un problème de stigmatisation. Il y a, dans nos hôpitaux traditionnels, des personnes qui ne venaient plus par peur de contracter le Coronavirus. C’est une mesure de santé publique en termes de gestion d’une épidémie. Vous savez très bien qu’en matière d’épidémie, on ne sait pas ce que la minute d’après peut nous réserve. Donc, en termes de prédiction, si vous n’augmentez pas la capacité en lits, vous pouvez être surpris par l’épidémie.

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