Vous-êtes ici: AccueilInfos2019 11 18Article 476258

General News of Monday, 18 November 2019

Source: Actu Cameroun

Garoua-Boulaï : ça chauffe au sein du RDPC!

Depuis l’annonce des élections législatives et municipales du 9 février 2020, le premier adjoint au maire de la commune de Garoua-Boulaï est à l’origine des divisions internes au sein du parti du flambeau. Il veut caporaliser les listes des investitures et ou financer l’opposition.

Il s’appelle Pkao Raymond. Il est le premier adjoint au maire de la commune de Garoua-Boulaï et non moins,vice-président de la section RDPC Lom et Djerem Nord 3. Depuis la convocation du corps électoral par le Chef de l’État, ce dernier agite la base militante du parti du flambeau. De bonnes sources, il est entrain de constituer des listes pour le compte des élections législatives et municipales. Ses lieutenants et lui, entendent être investis par les émissaires du comité central du RDPC qui seront déployés sur le terrain dans les prochaines heures.

Cependant, ses ambitions politiques bien que légitimes, se heurtent des réalités concrètes qui le retrappent. Malgré ses multiples tentatives de passage en force, Pkao Raymond est reputé être un homme tribaliste. Ses états de service au sein du RDPC sont insuffisantes au regard de son incompétence.
« Il ne fait pas l’unanimité au sein de la base militante.

C’est une personne qui attise les discours haineux et tribalistes dans la ville transfrontalière de Garoua-Boulaï qui accueille toutes les tribus et ethnies du pays et des pays voisins. Ses accoïntances avec certains partis politiques de l’opposition font de lui, un homme indigne de la confiance de la base militante du RDPC», fulmine un habitant de la localité.

Selon nos sources, l’on appris que Raymond Kpao est un homme à problème dans la commune de Garoua-Boulaï. « Il a toujours entretenu des mauvaises relations avec les autorités administratives locales et les responsables des forces de maintien de l’ordre. Irrespectueux des institutions républicaines, responsables des cas de bagarres et troubles sociaux, Pkao Raymond est en mauvaise odeur de sainteté avec les forces en présence», souligne un chef d’établissement de la ville de Garoua-Boulaï.

Les Fauteurs de troubles

L’on a appris par ailleurs que l’adjoint au maire de la commune de Garoua-Boulaï est en lien étroit avec les responsables locaux des partis de l’opposition,notamment le MRC et l’UNDP. «Sous la manipulation de l’ancien maire M.koumanda qui a abandonné la mairie à la recherche des intérêts personnel au détriment des intérêts des populations locales. Ces derniers financent la liste des opposants afin de faire bloc contre la liste du RDPC », révèle une autre source. «S’il ne parvient pas à faire passer ses listes au sein du RDPC, il envisage de financer l’opposition. Ceci dans le seul objectif de tamer à contre courant du parti de Paul Biya. Ce que nous refusons a corps et à cris», dénonce sous anonymat, un cadre de l’Organisation des Jeunes du parti du flambeau (OJ-RDPC).

Les textes du RDPC en vue des législatives et municipales 2020

Dans une circulaire signée le 15 novembre dernier, le Secrétaire général du Comité central du Rdpc fixe les modalités d’investiture des candidats du RDPC. Jean Nkuété donne le ton et fixe le cap.

En effet les opérations d’investitures seront conduites dans la transparence, la rigueur, l’objectivité, le respect des considérations liées à la sauvegarde du vivre-ensemble, notamment la recherche du consensus, l’équité, le partage, l’ouverture, le respect de la diversité, la promotion de nouvelles figures, le genre et les minorités.

Grincements de dents à Garoua-Boulaï

Même si la circulaire de Jean Nkuete est assez rassurante, quant à la transparence du processus des investitures, du côté des militants de base, l’on ne fait pas confiance au Comité central qui est soupçonné de vouloir « placer ses pions ». Et c’est que démontre l’agitation prématurée de Kpao Raymond.
«Nous n’allons pas vivre éternellement la dictature du Comité central », lance Guy Ngondinga. Le militant de la sous-section RDPC du village Gado-Badzéré. Ce dernier veut éviter l’échec des candidats du RDPC pour les prochaines élections. Il souhaite pour cela que le processus de sélection des candidats du RDPC se déroule à l’exemple de la promesse faite par le Chef de la délàgation départementale permanente du Haut-Nyong, auprès du Comité central du RDPC.

Là-bas, les militants n’ont pas caché leur opposition à la caporalisation des listes lors des investitures. Au cours de la célébration des 37 ans d’accession à la magistrature suprême de Paul Biya, ils ont été clairs : « Nous ne voulons plus vivre les mêmes choses qu’en 2013 où l’on n’a pas tenu compte de nos aspirations dans la confection des listes. Il faut que ces pratiques machiavéliques cessent et qu’on nous laisse librement choisir nos prochains élus locaux. Nous connaissons ceux qui sont en phase avec nous et qui méritent notre confiance».

A cette menace, Benjamin Amama, Chef de la délégation permanente du Rdpc dans le Haut Nyong s’est voulu rassurant : « En ma qualité de patron du Rdpc dans cette circonscription politique, je vais m’assurer que la circulaire du Comité central relative à la désignation ou à l’investiture de nos candidats soit scrupuleusement respectée », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Il n’y aura pas de parrainage lors des prochaines élections. Tous les potentiels candidats du Rdpc peuvent dormir sur leurs oreilles et sans crainte d’une quelconque menace ».
À Garoua-Boulaï, les militants de la base prient que ces mêmes assurances soient palpables dans leur ciconscription politique afin d’éviter les passages en force des personnes de mauvaise foi, à l’instar de Raymond Pkao

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter