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General News of Wednesday, 26 August 2020

Source: camerounweb.com/mimi méfo

Fuite - Arrestation - Exécution: où sont passés les 200 anciens ambazoniens de Bamenda ?

La localisation de plus de deux cents anciens combattants séparatistes, au centre du Comité national du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration (NCDDR) du Cameroun à Bamenda dans la région du Nord-Ouest du Cameroun reste un sujet de controverse au Cameroun.

Fuite ou exécution?

Suite à la publication par la Voice of America (VOA) le mercredi 19 août 2020, que plus de 130 anciens combattants s'étaient échappés du centre en raison de mauvais traitements, le directeur du NCDDR de Bamenda s’inscrit en faux.

Réaction du directeur du NCDDR de Bamenda

Dans un entretien téléphonique avec notre consoeur Mimi Mefo, le lundi 24 août 2020, le directeur du NCDDR, M. Gabsa Sixtus a déclaré que « Tout est fake news ».

Interrogé pour savoir si certains combattants se sont échappés du centre comme rapporté récemment, le directeur a nié à juste titre sans plus d'explications en disant: «… toutes ces choses que vous voyez et lisez dans les journaux sont de fausses nouvelles et des mensonges. C'est ce que je peux vous dire maintenant. Obtenez plus de mon bureau. »

Allégations de menaces contre d'anciens combattants

Il y a également eu des allégations selon lesquelles les ex-combattants ont été soumis à une alimentation et à des soins médicaux médiocres au sein de ce centre. Selon l'article de presse publié par Voice of American (VOA), des responsables militaires de la région du Nord-Ouest du Cameroun avaient auparavant menacé de tuer tout ancien combattant qui tenterait de retourner dans la brousse pour lutter contre le gouvernement après s'être rendu à l'État.

Selon le même reportage, le général Valere Nka, commandant des troupes camerounaises combattant les séparatistes, aurait menacé de tuer tous les ex-rebelles qui décideraient de prendre des armes contre l'Etat du Cameroun. Il aurait également déclaré que les ex-combattants seraient graciés s'ils retournaient dans les centres de désarmement, de démobilisation et de réintégration ».

Le général de l'armée aurait expliqué que la forte présence militaire autour du centre NCDDR à Bamenda vise à protéger les anciens combattants de toute attaque éventuelle de leurs anciens collègues qui se battent toujours dans les buissons.

Source de l'actualité

Selon un article de presse publié par Baretanews, un site d'information pro-sécessionniste défendant l'indépendance du Sud du Cameroun, le gouvernement affirme que d'anciens combattants d'Ambazonie se sont échappés du NCDDR.

«… Les renseignements du SCAAF (Southern Cameroons Activist Front) démontrent le contraire. Cela indique une dissimulation de plus de 200 ex-combattants assassinés. La NDDRC est gardée 24/7 par des éléments du bataillon d'intervention rapide (BIR). Il est même myope de croire qu’ils se sont réellement échappés » a déclaré Baretanews.

Tout en mettant en garde les autres combattants séparatistes refugiés dans les buissons de ne pas se laisser tromper par les messages enrobés de sucre des responsables gouvernementaux pour qu'ils déposent volontairement les armes et rejoignent le centre de réhabilitation, Baretanews insiste sur le fait que sa source au centre NCDDR a confirmé les informations sur le meurtre de plus de 130 ex-combattants.

Qu'est-ce que le Comité national camerounais de désarmement, démobilisation et réintégration (NCDDR)?

Créé en décembre 2018 par le président Paul Biya, le Comité national pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration (NCDDR) a pour responsabilité de désarmer les combattants des régions de l'Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, les former aux compétences de base, les autonomiser financièrement et enfin les réintégrer dans la société.

Une tâche selon certains observateurs n'a pas été accomplie étant donné l'augmentation du nombre d'hommes armés combattant l'armée régulière dans les trois régions. Fai Yengo Francis, le coordinateur national du Comité national camerounais sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration (NCDDR) dans une interview qu'il a accordée aux médias d'État, CRTV, a indiqué que suffisamment de ressources matérielles et financières ont été mises à disposition pour la NCDDR centres à Mora, Bamenda et Buea. En disant cela, l'ancien gouverneur a donc rejeté les allégations de mauvais traitement des anciens combattants du centre.

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