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General News of Friday, 2 April 2021

Source: www.camerounweb.com

Front uni de l'opposition: Owona Nguini s'attaque seulement au MRC

Pour Mathias Owona Nguini, une initiative commune de l'opposition n'est pas un problème. Le problème, pour l'universitaire, c'est quand cette initiative vient du MRC.

Pour Mathias Owona Nguini, le fait que le MRC n'ait aucun élu en son sein, ne lui donne pas la légitimité de prendre une telle initiative.

'Comment une formation sans assise représentative (zéro élu) comme le MRC peut appeler des partis d'opposition disposant de mandats électifs à une convergence pour la réforme du système électoral et ils viennent ?', écrit Mathias Owona Nguini.

Mathias Owona Nhguini n'est pas le seul acteur politique du pouvoir à s'en prendre à une telle initiative. Le Secrétaire à la communication du RDPC, Prof Fame Ndongo a écrit dans la foulée de la conférence de presse interdire de l'opposition, une mise au point sur la réforme du système électorale.

Réagissant à la mise sur pieds d’un secrétariat technique de l’opposition pour une réforme du code électoral, le secrétaire à la communication du Rdpc a estimé que toute démarche lié à la question du Code électorale qui se fait hors du parlement n’est que « logorrhée et fantasmagorie »

« Le RDPC a pris connaissance du communiqué publié, ce jour, par sept Partis politiques, dans le but de collecter des contributions, en vue de l’élaboration d’un « système électoral accepté et partagé par tous pour un jeu démocratique crédible, équitable, juste, transparent et pacifique »
Le RDPC a cinq observations :

1- Au Cameroun, le débat politique est libre, démocratique, transparent, responsable, pacifique, conformément aux lois et règlements de la République. (« Ne nous battons pas : débattons », Paul BIYA dixit). Le RDPC aime le débat d’idées. Il est prêt, sur tous les sujets.

2- Le code électoral en vigueur est le fruit d’un projet de loi déposé par le gouvernement, voté par le Parlement et promulgué par le Chef de l’Etat, S.E Paul BIYA, élu par le peuple camerounais libre, souverain et maitre de son Destin.

3- Les Partis politiques représentés au Parlement (et qui en ont convenance) ont le loisir de présenter une proposition de loi au Parlement, conformément aux dispositions constitutionnelles et législatives.

4- « In fine », il appartiendra au Parlement, le cas échéant, de se prononcer sur la recevabilité d’une éventuelle proposition de loi (quant à sa constitutionnalité) et, le cas échéant, sur son adoption, si tant est que les 2/3 des députés et des sénateurs soient d’avis qu’il faille accorder du crédit à pareille proposition de loi.

5- Il ne s’agit donc point, simplement, de collecter des suggestions et de les « exploiter ». Encore faut-il braver victorieusement les fourches caudines démocratiques et incontournables du Parlement. « Les contributions » émanant des « Partis politiques, organisations ou personnalités de la société civile » et « exploitées par un secrétariat technique » ad hoc ne peuvent pas, au regard des lois et règlements de la République, adoptées par la rue, ou par un conclave lové dans l’évanescence nébuleuse de certaines imaginations fécondes, mais par le Parlement. Tout le reste ne serait que logorrhée et fantasmagorie. »

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